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| dimanche 28 décembre 2008, a 10:07 |
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| lundi 18 août 2008, a 06:35 |
| Alfred Nobel |
Alfred Nobel
Alfred Bernhard Nobel, (21 octobre 1833 à Stockholm, Suède - 10 décembre 1896 à San Remo, Italie) est un chimiste, industriel et fabricant d'armes suédois. Inventeur de la dynamite, il possédait l'entreprise d'armement Bofors. Dans son testament, il légua son immense fortune en vue de la création du Prix Nobel. L'élément chimique nobélium fut nommé ainsi en son honneur.
Biographie
Alfred Nobel est un descendant d'Olof Rudbeck (1630-1702), scientifique du XVIIe siècle et le troisième fils d'Emmanuel Nobel (1801-1872.) Né à Stockholm, il déménage en 1842 pour Saint-Pétersbourg où son père, qui avait inventé le contreplaqué, monte une entreprise de mines marines. En 1859, ce dernier laisse l'entreprise à son fils Ludwig Nobel (1831-1888), qui l'agrandit considérablement.
Après la faillite de l'entreprise familiale, Alfred part pour l'Amérique avec son père, où il se dédie entièrement à l'étude des explosifs et en particulier à l'utilisation et la commercialisation sécurisée de la nitroglycérine (découverte en 1847 par Ascanio Sobrero, un de ses camarades de classe, sous la direction de leur maître Théophile-Jules Pelouze à l'Université de Turin).
Durant des siècles, la poudre à canon est restée le seul explosif puissant. En 1833 est découverte la nitrocellulose (par A. Sobrero) et, en 1846, la nitroglycérine. En 1871, Nobel fonde Kema Nobel, une des entreprises à l'origine d'Akzo Nobel. Plusieurs explosions ont lieu dans l'usine familiale d'Heleneborg, dont une particulièrement désastreuse qui tue, en 1864, Emil, le jeune frère d'Alfred, ainsi que plusieurs employés.
Il s'attèle donc à rendre l'usage de la nitroglycérine moins dangereux, et est le premier à avoir réussi à maîtriser sa puissance explosive. Nobel découvre que quand la nitroglycérine est mélangée à un solide inerte et absorbant appelé Kieselguhr (terre diatomacée), elle devient beaucoup plus sûre à transporter et à manipuler, et reste stable jusqu'à exploser sous l'effet d'un détonateur. Il fait breveter cette invention en 1867, sous le nom de dynamite. Il l'utilise pour la première fois dans une carrière à Redhill, en Angleterre (Surrey).
Alfred Nobel réside à Paris (France) à partir de 1873 et, en 1881, il acquiert l'ancien château de Sevran en Seine-et-Oise (actuelle Seine-Saint-Denis. Dans son laboratoire français, il invente un nouvel explosif de puissance très supérieure à la dynamite. Composée de nitroglycérine (93%) et de collodion (7%), la « dynamite extra Nobel » (brevet de 1875) n'est autre que la dynamite gomme ou dynamite plastique (à ne pas confondre avec le plastic qui est un mélange d'hexogène et/ou de penthrite avec une huile et un plastifiant).
On dit que c'est la publication erronée par un journal français d'une nécrologie prématurée, condamnant son invention de la dynamite en 1888 qui le décide à laisser une meilleure image de lui au monde après sa mort. La nécrologie disait : « Le marchand de la mort est mort. Le Dr. Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier ».
En 1890, Alfred Nobel quitte la France pour s'installer dans sa villa située au bord de la Méditerranée, à Sanremo en Italie. Le 27 novembre 1895, au club suédo-norvégien de Paris, Nobel met un point final à son testament en laissant l'intégralité de sa fortune pour la création du Prix Nobel.
Il meurt le 10 décembre 1896 à Sanremo en Italie et est enterré au cimetière du nord à Stockholm.
Testament
À sa mort, Nobel laisse 80 entreprises, réparties dans une vingtaine de pays. Il s'agissait par exemple d'Akzo Nobel et de Nobel-Bozel.
Son testament ne lègue rien à ses héritiers directs, mais il demande qu'avec les 32 millions de couronnes (4 223 500 USD) qu'il laisse en héritage, soit créée une institution qui se chargera de récompenser chaque année les personnes qui ont rendu à l'Humanité de grands services dans cinq domaines différents (paix, littérature, chimie, médecine et physique), en précisant que « la nationalité des savants primés ne doit pas jouer de rôle dans l'attribution du prix ». Les cinq premiers prix Nobel sont alors créés.
Les statuts de la Fondation Nobel et les règlements relatifs aux institutions chargées de décerner les prix furent promulgués le 29 juin 1900, mais les prix ne furent distribués pour la première fois qu'en 1901. Lorsqu'on eut rassemblé le capital (dispersé dans plusieurs pays) dont la rente alimente depuis 1901 les cinq prix, on obtint une somme s'élevant à environ trente millions de couronnes suédoises
Un prix d'économie créé par la Banque royale de Suède en l'honneur d'Alfred Nobel, créé en 1969 et financé par d'autres fonds, lui sera par la suite plus ou moins assimilé. L'équivalent du prix Nobel de mathématiques est la Médaille Fields, prix créé en 1936.
Anecdote
La légende prétend qu'Alfred Nobel aurait refusé d'honorer les mathématiques pour éviter que le prix revienne un jour à Gösta Mittag-Leffler, un mathématicien qui lui avait volé le cœur de sa maîtresse Sophie Hess.
En fait à l'époque personne ne lui connaissait de petite amie. Certains pensent qu'il n'a pas créé de prix Nobel de mathématiques car il en avait horreur ou qu'il ne trouvait pas cela intéressant.
Cependant, on peut avancer trois raisons plausibles : le sujet ne l'intéressait pas, ou lui semblait inapproprié car trop théorique, le roi de Suède avait déjà fondé un prix à la demande du mathématicien suédois Gösta Mittag-Leffler.
Cette discipline est récompensée depuis 1936 par la prestigieuse Médaille Fields,( John Charles Fields (1863-1932) proposa la création de cette médaille en 1923 lors d'une réunion internationale à Toronto. À sa mort en 1932, il lègue ses biens à la science afin de financer la médaille. À l'origine, seules deux médailles étaient décernées tous les quatre ans. La Seconde Guerre mondiale a interrompu l'attribution de cette distinction jusqu'en 1950. La décision de passer à au plus quatre lauréats date de 1966.) et plus récemment (2003) par le prix Abel.( En 2001, le gouvernement norvégien a annoncé qu'à l'occasion du bicentenaire de la naissance du mathématicien norvégien Niels Henrik Abel (1802) serait créé un nouveau prix pour les mathématiciens. Cette création a pour but de combler l'absence de prix Nobel en mathématiques, bien qu'on considère toutefois que la médaille Fields en soit l'équivalent.)
Liste des Français ayant reçu le prix Nobel :
1901 - Frédéric Passy : De la Paix
1901 – Sully Prudhomme : Littérature
1903 – Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie : Physique
1904 – Frédéric Mistral : Littérature
1906 – Henri Moissant : Chimie
1907 – Louis Renault : Paix
1907 – Charles Louis Alphonse Laveran : Médecine
1908 – Gabriel Lippmann : Physique
1909 - Paul Henri Balluet d'Estournelles de Constant : Paix
1911 – Marie Curie : Chimie
1912 – Alexis Carrel : Médecine
1912 – Victor Grignard, Paul Sabatier : Chimie
1913 – Charles Robert Richet : Médecine
1915 – Romain Rolland : Littérature
1920 - Léon Victor Auguste Bourgeois : Paix
1921 – Anatole France : Littérature
1926 – Aristide Briand : Paix
1926 - Jean Baptiste Perrin : Physique
1927 – Ferdinand Buisson : Paix
1927 – Henri Bergson : Littérature
1928 - Charles Jules Henri Nicolle : Médecine
1929 - Louis de Broglie : Physique
1935 - Frédéric Joliot, Irène Joliot-Curie : Chimie
1937 - Roger Martin du Gard : Littérature
1947 - André Gide : Littérature
1951 - Léon Jouhaux : Paix
1952 - Albert Schweitzer : Paix
1952 - François Mauriac : Littérature
1957 - Albert Camus : Littérature
1960 - Saint-John Perse : Littérature
1964 - Jean-Paul Sartre (prix décliné) : Littérature
1965 - François Jacob, André Lwoff, Jacques Monod : Médecine
1966 - Alfred Kastler : Physique
1968 - René Cassin : Paix
1970 - Louis Néel , Hannes Alfvén : Physique
1980 - Jean Dausset : Médecine
1985 - Claude Simon : Littérature
1987 - Jean-Marie Lehn, Donald J. Cram et Charles J. Pedersen : Chimie
1988 - Maurice Allais : Economie
1991 - Pierre-Gilles de Gennes : Physique
1997 - Claude Cohen-Tannoudji , Steven Chu , William D. Phillips : Physique
1999 - Médecins sans frontières : Paix
2000 - Gao Xingjian : Littérature
2005 - Yves Chauvin : Chimie
2007 - Albert Fert : Physique
Prix Nobel
Les prix sont actuellement décernés au courant du mois d'octobre de chaque année. La cérémonie de remise des prix a lieu le 10 décembre, jour anniversaire de la mort d'Alfred Nobel (décédé le 10 décembre 1896).
La première cérémonie pour attribuer le prix Nobel eut lieu dans l'ancienne académie royale de musique de Stockholm, le 10 décembre 1901. À partir de 1902, les prix furent remis des mains du roi de Suède le 10 décembre de chaque année.
Les lauréats du prix Nobel reçoivent chacun un montant de 10 millions de couronnes suédoises (soit plus d'un million d'euros), dont ils disposent librement, mais qui leur permet surtout de continuer leurs recherches ou travaux sans subir de pressions financières.
Le prix ne peut pas être remis de manière posthume : il est obligatoirement attribué à des personnalités de leur vivant.
Les prix Nobel sont attribués depuis 1901 dans les domaines suivants :
- Physique, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.
- Chimie, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.
- Physiologie ou Médecine, décerné par l'institut Karolinska.
- Littérature, décerné par l'Académie suédoise.
- Paix, décerné par un comité nommé par le parlement norvégien (Storting).
En 1968, avec l'accord de la fondation Nobel, la Banque de Suède a institué un prix en Économie, le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, souvent baptisé « prix Nobel d'économie » bien que n'étant pas formellement un prix Nobel, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.
Depuis 1968, il a été décidé de ne plus ajouter de nouvelle catégorie de prix.
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| dimanche 06 juillet 2008, a 09:56 |
| Tour de France 1903 |
Le premier Tour de France se tient du 1er juillet au 19 juillet 1903.
Généralités
Le départ de la première étape est donné le 1er juillet à Montgeron, banlieue sud de Paris, devant le Café « Le réveil matin » à 15h16.
Le parcours compte 6 étapes pour 2 428 km.
80 coureurs engagés, 60 seulement s'alignent au départ, 21 sont à l'arrivée. Le peloton est majoritairement français avec 71 coureurs ; 3 Belges, 3 Suisses, 2 Allemands et l'Italien de Paris Rodolphe Muller, complètent la liste des engagés.
Organisateur du Tour, le quotidien sportif L'Auto offre 20 000 francs aux vainqueurs : 3 000 pour le vainqueur du classement général final, 2000 pour le deuxième, 1 200 pour le troisième, 800, 500, 250, 200, 100, et 50 aux suivants. Le vainqueur de l'étape Paris-Lyon reçoit 1 500 francs ; 700 francs, seulement, pour le vainqueur de l'étape Toulouse-Bordeaux. Chaque coureur encore en course reçoit tous les jours un défraiement de 5 francs.
La moyenne du vainqueur est de 26,450 km/h.
Les cinq premiers du classement général final courent sur des bicyclettes « La Française ».
Organisée par le quotidien sportif « L'Auto », l'épreuve n'est suivie du départ à l'arrivée sur la route par un seul journal : « La Revue Sportive ». Géo Lefèvre, journaliste de L'Auto, se contente en effet de couvrir départs et arrivées en effectuant le trajet des étapes en train. Il rate même l'arrivée de Garin à Lyon...
On estime à 100 000 le nombre des spectateurs présents le long du parcours en province ; plus de 20 000 spectateurs à Paris pour l'arrivée finale.
60 partants , 21 classés
1 Maurice Garin en 94h 33' 14‘'
2 Lucien Pothier à 2h 59' 21''
3 Fernand Augereau à 4h 29' 24''
4 Rodolphe Muller à 4h 39' 30''
5 Jean Fisher à 4h 58' 44''
6 Marcel Kerff à 5h 52' 24''
7 Julien Lootens à 8h 31' 08''
8 Georges Pasquier à 10h 24' 04''
9 François Beaugendre à 10h 52' 14''
1 Alois Catteau à 12h 44' 57''
1 Jean Dargassies à 13h 49' 10''
1 Ferdinand Payan à 19h 09' 02''
1 Julien Girbe à 23h 16' 52''
1 Isidore Lechartier à 24h 05' 13''
1 Josef Fisher à 25h 14' 26''
1 Alexandre Foureaux à 31h 50' 52''
1 René Salais à 32h 34' 43''
1 Emile Moulin à 49h 43' 15''
1 Georges Borot à 51h 37' 38''
2 Pierre Desvages à 62h 53' 54''
2 Arsène Millocheau à 64h 47' 22''
Les étapes
1re étape : Paris (Montgeron) - Lyon (467 km) le 1er juillet. Maurice Garin remporte l'étape en 17 heures, 45 minutes et 44 secondes devant son compatriote Émile Pagie, à 24 secondes.
2e étape : Lyon - Marseille (374 km) le 5 juillet. Le Français Hippolyte Aucouturier remporte l'étape, mais Maurice Garin garde la tête au classement général. Aucouturier n'est plus en course pour le classement général depuis son abandon lors de la première étape, il est toutefois autorisé, comme tous les autres éliminés, de prendre part aux étapes.
3e étape : Marseille - Toulouse (423 km) le 8 juillet. Le Français Hippolyte Aucouturier remporte sa deuxième étape sur le Tour ; Maurice Garin conserve la tête au classement général.
4e étape : Toulouse - Bordeaux (268 km) le 12 juillet. Le Suisse Charles Laeser remporte l'étape. Le Genevois n'est plus en course pour le classement général. C'est la première victoire d'étape pour un coureur non-français. Maurice Garin conserve la tête au classement général.
5e étape : Bordeaux - Nantes (425 km) le 13 juillet. Maurice Garin remporte l'étape et consolide sa position en tête au classement général.
6e étape : Nantes - Paris (Parc des Princes) (471 km) le 18 juillet. Maurice Garin remporte sa 3e étape sur le Tour et gagne l'épreuve en comptant près de 3 heures d'avance sur le deuxième du classement, Lucien Pothier. L'étape parisienne est toutefois fort disputée et se joue au sprint. Maurice Garin s'impose d'une seconde sur Fernand Augereau et le Belge Julien « Samson » Lootens d'une grosse seconde. Le chronométrage (ligne d'arrivée réelle) s'effectue à Ville-d'Avray, mais le parcours conduit ensuite le peloton au Parc des Princes pour un tour d'honneur et la remise des prix.
Liens
http://www.memoire-du-cyclisme.net/eta_tdf_1903_1913/tdf1903.php
http://www.letour.fr/
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| vendredi 22 février 2008, a 08:50 |
| Les Régions |
Une région peut être soit :
un territoire qui correspond à une division administrative dans certains pays :
la Commission européenne a décomposé l'Europe en régions appelées aussi «NUTS» (Nomenclature d'Unités Territoriales Statistiques) :
NUTS 1 : de 3 à 7 millions d'habitants,
NUTS 2 : de 800 000 à 3 000 000 habitants (en France, ce sont les régions administratives),
NUTS 3 : de 150 000 à 800 000 habitants (en France, ce sont les départements) ;
la Belgique est composée de 3 Régions : Région flamande, Région wallonne, Région de Bruxelles-Capitale ;
la France est composée de 26 régions dont 22 en métropole et 4 outre-mer ;
l'Italie est composée de 20 régions italiennes, dont 5 à statut spécial ;
l'Angleterre est divisée en 9 régions ;
une zone géographique relativement étendue d'un pays ou d'un continent, possédant des caractères physiques et/ou humains particuliers qui les distingue des régions voisines.
Les régions définies sur des critères humains (par exemple la langue) ont rarement des limites clairement établies et sont donc souvent sujettes à interprétation et parfois à conflit. La clarté d'une définition de région peut-être altérée si y sont mélangées des notions de géographie physique, humaine et/ou administrative.
L' EUROPE par pays
LA FRANCE par régions
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| mercredi 26 décembre 2007, a 09:28 |
| Réveillons |
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| lundi 24 décembre 2007, a 09:03 |
| Joyeux Noël |
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| dimanche 09 décembre 2007, a 10:19 |
| Roger Carpentier, du CEV, est le premier pilote français à franchir le mur du son à bord d'un Mystère II. |
Roger Carpentier, du CEV (Centre d'Essai en Vol), est le premier pilote français à franchir le mur du son à bord d'un Mystère II.
Le mur du son
Explication du phénomène
Quand un mobile atteint la vitesse du son dans un fluide (comme un avion dans l'air par exemple), il se produit un phénomène de concentration de l'onde de surpression qui provoque une onde de choc (qui peut être entendue dans l'air). Ainsi, quand, à proximité, un avion s'est déplacé à une vitesse supérieure (ou égale) à celle du son dans l'air, on entend une sorte d'explosion ou bang supersonique, parfois un double bang. Ce phénomène accompagne l'objet tant qu'il dépasse la vitesse du son ; c'est pourquoi le bang que l'on entend ne correspond pas au franchissement du mur du son, contrairement à ce que l'on croit souvent.
Le mur du son est un phénomène lié au domaine transsonique, Un écoulement autour d'une aile (autour d'une balle de fusil, c'est qualitativement la même chose), subsonique loin de celle-ci, est accéléré dans son voisinage jusqu'à atteindre Mach 1. Le retour au subsonique se fait à travers une compression brutale, l'onde de choc. Ceci entraîne une augmentation de la traînée et un décollement à l'aval de l'onde de choc qui se traduit par une instabilité analogue au décrochage.
Si la vitesse augmente à partir de là, l'onde de choc recule jusqu'à atteindre le bord de fuite et il se forme une autre onde de choc devant le bord d'attaque. Le mur du son est alors franchi : l'écoulement a retrouvé la stabilité avec le régime supersonique qui se caractérise par les deux ondes de choc à l'origine du double bang.
On notera que quand l'atmosphère est très humide, par un phénomène proche de celui qui produit la traînée blanche courante derrière un avion à réaction, le phénomène peut s'accompagner d'une condensation locale qui permet de visualiser l'onde de choc sous la forme d'une sorte de bouclier plus ou moins vaste qui précède légèrement l'avion.
On entendait sur les premiers avions supersoniques un double bang, mais souvent très proches et pas toujours faciles à distinguer. Le premier correspond à l'onde de choc issue du nez de l'avion et surtout du bord d'attaque des ailes, le second est formé sur l'empennage. Dans les avions modernes, la section de l'avion est ajustée de manière qu'il n'y ait pas de discontinuité de la section globale de l'avion, ce qui se traduit notamment par un pincement du fuselage à la jonction avec les ailes. À cause de cette forme générale, l'onde de choc à grande distance est à présent unique.
Origine physique du « bang » supersonique
Onde de pression et onde de choc
Le « bang » supersonique est une onde qui est à la fois de pression et de choc. Une onde de choc est un cas particulier d'onde, dont le profil a une très forte discontinuité. En réalité, il n'y a jamais de réelle discontinuité en physique, mais la variation au niveau de la « discontinuité » est telle que le phénomène devient qualitativement différent par rapport à ce qui se passe dans le reste de l'espace.
Signal de déplacement et vitesse du son
Une onde accompagne le déplacement de tout mobile dans un fluide (ici, un avion dans l'air). Elle vient de ce que l'avion qui force son passage dans l'air impose à chaque instant T une petite variation de pression (surpression due à l'intrusion, suivie d'une relaxation), qui se propage comme un signal pour les molécules d'air : « poussez-vous, l'avion arrive ».
Par définition, ce signal se propage à la vitesse du son, notée c. Si l'avion fait un déplacement élémentaire à un instant T0, au bout d'un temps t l'information parvient aux molécules situées sur une sphère de rayon c.t, centrée sur la position initiale de l'avion. Cependant, entre temps, l'avion a continué d'avancer.
Voir schémas dans Nombre de Mach. Les dessins explicatifs sont faits en deux dimensions, et la sphère en question y est figurée par un cercle. Cela ne change rien à l'explication, bien entendu.
Formation de l'onde de choc
Quand la vitesse de l'avion dépasse la vitesse c du son, au bout d'un instant T1 il a dépassé l'onde qu'il avait émise à l'instant T0 (puisqu'il va plus vite que le son). On montre facilement que le cercle correspondant aux deux signaux T0 et T1 (qui s'élargissent avec le temps) ont toujours une intersection.
Au point d'intersection de ces deux cercles, les deux signaux se superposent : l'un dit « poussez-vous l'avion arrive d'ici » et l'autre dit « poussez-vous vraiment, il arrive de là ». L'intersection des ondes fait que le signal est renforcé. En fait, l'avancement de l'avion étant continu, la superposition des ondes ne se réduit pas à une intersection, mais forme une caustique continue : l'enveloppe de tous les signaux, dont on montre qu'elle forme un cône.
Avant le passage de cette caustique, le signal n'est pas arrivé aux molécules. Au passage de la caustique, les molécules reçoivent brusquement le signal correspondant à toute une portion de la trajectoire, portion d'autant plus longue et en un temps d'autant plus bref que l'avion va vite.
Littéralement, se crée un choc, toute une armée hurlant en phase « poussez-vous, l'avion arrive » : le signal surpression / relaxation qu'une molécule reçoit prend une brusque marche d'escalier, techniquement décrite comme un « choc ». C'est cette alternance d'un pic de surpression et d'une relaxation, signal d'avancement extrêmement amplifié par le phénomène de caustique, qui peut briser les vitres.
Bang supersonique en altitude
En altitude, deux phénomènes se combinent : d'une part, l'énergie de l'onde est conservée dans le cône de choc, et donc se dilue quand ce cône s'élargit : elle est inversement proportionnelle à la distance de la source d'origine (ou au rayon du cône). D'autre part, l'atmosphère n'étant pas homogène, il y a des phénomènes de réfraction (exactement comme des mirages) qui font que l'énergie du choc tend à se dissiper vers le haut.
Du coup, les supersoniques en altitude ne s'entendent pratiquement pas au sol; il faut un passage à basse altitude pour que le « bang » supersonique ait un effet quelconque.
Origine de l'expression
Le terme de mur du son a une signification d'abord historique. En effet, lorsque les aviateurs de la Seconde Guerre mondiale ont commencé à s'approcher de cette limite, ils ont remarqué des phénomènes d'instabilité et un durcissement des commandes de l'avion. Cette combinaison a rendu l'approche de cette limite particulièrement difficile, au point que les aviateurs avaient fini par l'appeler le mur du son. Lorsque Chuck Yeager a franchi cet obstacle à bord du Bell X-S1 le 14 octobre 1947, le terme est quand même resté pour donner une description imagée d'une augmentation brutale de la résistance.
« Mur du son » est en fait une expression que l'on doit à un ingénieur britannique des années 40, W. F. Hilton, qui se demandait si un avion pourrait jamais dépasser la vitesse du son. Lorsqu'un avion vole à une vitesse inférieure à celle du son, il génère des perturbations de l'écoulement d'air. Si sa vitesse approche celle du son (331 m.s − 1 dans l'air à 0°C), il engendre des ondes sonores très fortement comprimées. À la vitesse supersonique, les ondes forment des ondes de choc coniques appelées cônes de Mach. En atteignant le sol, ces derniers produisent le bang supersonique. L'aérodynamisme et la voilure des avions, en forme de flèche, contribuent à pallier les inconvénients des ondes de choc. Cependant, aucun moyen n'a été réellement expérimenté pour éviter le bang supersonique, car la pointe du cône de Mach part de l'avion et sa base se dirige vers la terre. Et c'est le choc de la surpression et de la décompression de l'air sur nos tympans qui produit la (double) détonation. On suppose qu'un appareil qui utiliserait la propulsion par MHD (il y a eu plusieurs essais en soufflerie), ne produirait pas le bang supersonique.
Le Mystère II est un avion de chasse construit par Dassault Aviation dans les années 1950. Directement dérivé de l'Ouragan et construit à 150 exemplaires, c'est le premier avion de conception française capable de dépasser le mur du son. Le Mystère II est cependant un appareil de transition qui ne restera en service que quelques courtes années avant d'être remplacé par le plus performant Mystère IV.
Liens Externes:
Roger Carpentier : http://pdennez.free.fr/hommes/html/h021.html
Un peu de physique : http://www.sayaviation.free.fr/concorde/mur%20du%20son.htm
Schéma du mur du Son :
http://perso.id-net.fr/~brolis/docs/mur/mur1.html
Vitesse du son : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitesse_du_son
Nombre de Mach : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_Mach
Supersonique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Supersonique
et toujours en ce moment l'histoire du père Noel ,cliquez ici:
LE PERE NOEL
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| mercredi 05 décembre 2007, a 13:22 |
| Saint-Nicolas |
Saint Nicolas, également connu sous le nom de saint Nicolas de Myre ou de saint Nicolas de Bari, né à Patara, en Lycie, en 270, mort en 345, est un saint populaire à l'origine du personnage du Père Noël.
Sa commémoration chrétienne le 6 décembre (le 6 décembre julien pour la majeure partie des orthodoxes) est une fête très populaire dans bien des pays du monde. À la Saint Nicolas , la tradition veut que les enfants, qui durant toute l'année, furent sages se voient donner du pain d'épice (remplacé aujourd'hui par du chocolat). Et pour ceux qui n'auront pas fait figure d'enfant sage, se voient donner des coups de martinet par les père fouettard.
Biographie
Nicolas se trouva orphelin suite à une épidémie de peste. Évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325. Il serait décédé un 6 décembre.
Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, apprenant qu'un père n'a pas de quoi fournir une dot de mariage à ses trois jeunes filles, Nicolas jette de l'argent dans leurs bas qu'elles avaient mis à sécher sur la cheminée. Grâce à lui, le père peut assurer le mariage de ses trois jeunes filles. Il ressuscite aussi trois enfants qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués et découpés par un boucher. Il sauve également de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.
Ses ossements sont conservés dans une église de Myre jusqu'au XIe siècle. Ils ont la particularité de suinter une huile sacrée. Cette manne est connu dans l'Europe du Moyen Âge. Cette célébrité attire soixante-deux marins venus de Bari, qui volent et ramènent ces reliques.
C'est un saint très populaire ; il est le patron des enfants, des étudiants, des enseignants, des marins, des vitriers, des bouchers, des jeunes filles à marier, des voyageurs, de la Lorraine et de la Russie. Lors de sa fête, on distribue parfois des friandises et des cadeaux aux enfants.
Une histoire pieuse
Bien que destinée aux enfants, une des légendes de saint Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants, qui s'en allaient glaner aux champs », comme dit la chanson. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir.
Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants. »
C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le Père Fouettard qui accompagne saint Nicolas serait en fait le boucher de l'histoire. Pour lui faire regretter son méfait, ce dernier l'aurait condamné à l'accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.
La légende des trois enfants est née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail représentant un miracle du saint. Il s'agirait, selon les historiens, d'une scène représentant saint Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au sommet d'une tour. Saint Nicolas est le personnage principal de la scène, et comme souvent au Moyen Âge, il n'est pas representé à l'échelle, mais en beaucoup plus grand pour montrer son importance. C'est ce détail qui aurait ouvert la voie à une mauvaise interprétation ; et les trois chevaliers au sommet d'une tour sont devenus trois enfants dans un baquet.
Selon certains, le Père Fouettard est une invention des Messins lors du siège de leur ville par les Bourguignons, en pleine période de festivité de la Saint-Nicolas. De là leur serait venue l'idée de se moquer du chef ennemi, Charles Quint en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.
Lors de sa naissance, saint Nicolas se serait tenu tout seul debout, bien droit sur ses jambes. Il s'agirait, selon la légende, de son tout premier miracle.
Saint Nicolas et la Lorraine
Du fait de l'arrivée en Lorraine, d'une relique du saint, sa dextre bénissante, en 1090, Saint-Nicolas-de-Port, possède une basilique gothique flamboyante dédiée au saint qui est le patron de la Lorraine. Chaque année, le samedi le plus proche de la Saint-Nicolas, une grande procession remplit la basilique en retraçant la vie du saint par des chants et spectacles.
Liens
http://www.stnicolas.org/
http://www.stnicholascenter.org/Brix?pageID=23
http://www.musicanet.org/robokopp/french/ilsetaie.htm
Histoire du Père Noël et plus,cliquez-Ici
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| samedi 29 septembre 2007, a 12:45 |
| Les sept merveilles du monde |
Les sept merveilles du monde sont les plus admirables monuments du monde antique.
L'auteur alexandrin Philon de Byzance( est le premier mécanicien grec dont l'œuvre nous soit parvenue en grande partie. Le plan et le contenu de celle-ci vont se propager jusque dans la Byzance du Xe siècle. Elle comprend divers ouvrages de techniques et de poliorcétique) en donne la liste dans son ouvrage intitulé Sur les sept merveilles du monde.
On attribue également cette liste à :
Hérodote ( né vers 484 ou 482 av. J.-C. à Halicarnasse (colonie grecque située sur le territoire des Cariens), actuellement Bodrum (Turquie), mort vers 425 av. J.-C.
à Thourioi, est un historien grec. Il a été surnommé le « père de l'Histoire » par Cicéron (les Lois, I, 1), mais aussi du reportage ; il est en outre considéré comme l'un des premiers explorateurs. C'est également le premier prosateur dont l'œuvre nous soit restée.)
Diodore de Sicile (historien et chroniqueur grec du Ier siècle av. J.-C., né vers 90 à Agyrium en Sicile, mort vers 30. Il est l'auteur de la Bibliothèque historique.)
Antipater de Sidon (poète grec de la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C.. Il est l'auteur de petits poèmes élégiaques, dont certains ont été conservés dans l' Anthologie grecque (Couronne de Méléagre). Il a également composé une épitaphe pour la poétesse Sappho, dans lequel il déclare qu'elle est morte de mort naturelle et qu'elle a été ensevelie dans sa patrie. Cicéron (Oratore, III, 50 et de Fato, 2) le décrit comme un brillant épigrammiste mais quelque peu porté à l'imitation.)
Strabon ((en grec ancien, « qui louche », en latin Strabo), né à Amasée en Cappadoce (actuelle Amasya en Turquie) vers 57 av. J.-C., mort entre 21 et 25 ap. J.-C., est un géographe grec.)
Les sept merveilles
-2550 : La grande pyramide de Khéops : Egyptien : la seule merveille ayant survécu à ce jour.
-600 : Les jardins suspendus de Sémiramis, à Babylone : Babylone :Destruction après le Ier siècle av. J.-C. Cause : Incertaine
-435 : La statue chryséléphantine de Zeus olympien : Grecs :Destruction :VI Siècle : Incendie
-550 : Le temple d'Artémis à Éphèse : Lydiens, Grecs, Perses : Destruction : -370 Incendie
-351 : Le Mausolée d'Halicarnasse : Cariens, Perses, Grecs : Destruction : 1494 Tremblement de Terre
-292 et –280 : Le Colosse de Rhodes : Grèce Hellénistique : Destruction : -224 Tremblement de Terre
IIIéme Siècle av J.C : Le Phare d'Alexandrie : Egypte Hellénistique : Destruction : 1303 – 1480 : Tremblement de Terre
La huitième merveille du monde
Est censée compléter les sept merveilles du monde antique.
Certains ont dressé la liste des sept merveilles du monde moderne par opposition ; d'autres ont répertorié une vaste liste du patrimoine de l'Humanité.
Le terme étant forcément subjectif et vaguement chauvin selon les parties du monde, il est pertinent d'observer où chaque nation place sa huitième merveille du monde.
Afghanistan : les Bouddhas de Bâmiyân, détruits en 2001 ;
Cambodge : Angkor Vat
Chine : Mausolée de l'empereur Qin et Grande muraille de Chine
Espagne : l'Alhambra de Grenade ;
France : Versailles et Le Louvre
Mexique : la pyramide de Chichén Itzá
Éthiopie : la cité de Lalibela
Pays-Bas : le palais op. de Dam à Amsterdam
Haïti : la Citadelle La Ferrière dans le département du Nord
Canada : le Château Frontenac dans la ville de Québec
Turquie : la mosquée Sainte Sophie à Istanbul
Australie : la Grande Barrière de Corail (n'est pas construit par l'homme)
États-Unis : Brice Canyon Utah (n'est pas construit par l'homme)
Madagascar : les tsingy (n'est pas construit par l'homme)
Inde : Taj Mahal à Agra
Iran : Persépolis
Les sept merveilles du monde moderne
Est une liste établie par l'American Society of Civil Engineers et consacrant les monuments du XXe siècle. La liste fait directement référence aux sept merveilles du monde antique.
Le Barrage d'Itaipu (Brésil et Paraguay)
Le Canal de Panama (Panama)
La Tour du CN (Toronto, Canada)
L'Empire State Building (New York, États-Unis d'Amérique)
Le Golden Gate Bridge (San Francisco, États-Unis d'Amérique)
Le Plan Delta ou Programme de protection de la Mer du Nord, (Pays-Bas)
Le Tunnel sous la Manche (France et Angleterre)
Polémique :
Il convient de relever que cette liste souffre d'une importante focalisation sur des ouvrages réalisés sur le continent américain, ce qui relativise l'objectivité recherchée par l'association américaine des ingénieurs en génie civil dans l'établissement d'une telle liste.
Par ailleurs, la notion de sept merveilles du monde moderne fait référence aux sept merveilles du monde antique, mais elle pose la question du sens du terme « merveille » employé dans le cas présent. Les critères de sélection avancés ont été les suivants : avant-gardisme du design et de la construction, prouesse d'ingénierie et contribution à l'humanité.
Or l'esthétique, qui avait présidé au choix d'Antipater de Sidon en -140, semble en réalité être un critère absent pour ce collectif, au demeurant composé d'ingénieurs. Ces derniers semblent en effet, de par leur formation, plus enclins à juger les exploits techniques de tel ou tel ouvrage. La qualité esthétique d'un tunnel ou d'un ensemble de digues est difficile à démontrer.
De plus, il peut paraître discutable d'attribuer le statut de merveille à des ouvrages, dont certains affirment qu'ils ont profondément bouleversé les écosystèmes, à l'image du barrage d'Itaipu ou du Plan Delta.
C'est pourquoi la portée réelle d'une telle liste doit être relativisée.
Les Sept nouvelles merveilles du monde ont été désigné à la suite d'un vote, organisé par la New Seven Wonders Foundation, liée à la New Open World Corporation, et dont les résultats ont été dévoilés le 7 juillet 2007 (07/07/07) à Lisbonne.
Ce vote a permis de désigner sept merveilles, bâtiments ou sites, qui s'ajoutent aux sept merveilles existantes, dont la liste a été établie dans l'Antiquité, et qui faisait en majorité référence au monde hellénistique. L'objectif est une plus grande visibilité (tourisme, protection) des sept sites ainsi promus.
L'homme d'affaires suisse Bernard Weber est, en collaboration avec l'entreprise de marketing Deureka, à l'origine de ce projet qui rencontre un grand succès dans certains pays concernés, comme l'Inde ou la Chine.
L'UNESCO a rappelé dans un communiqué qu'elle n'a aucun rapport avec cet évènement, contrairement à ce que beaucoup de votants ont cru.
Résultat sur plus de 100.000.000 de votes
La Grande Muraille : Chine : de Pékin au désert de Gobie : Asie
Pétra : Arabah : Jordanie : Asie
Le Christ Rédempteur : Rio de Janeiro : Brésil : Amérique
Le Machu Picchu : Cuzco : Pérou : Amérique
Chichén Itzá : Yucatan : Mexique : Amérique
L'Amphithéâtre, connu aussi sous le nom de Colisée : Rome : Italie : Europe
Le Taj Mahal : Âgrâ : Inde : Asie
Les votes Les votes s'effectuent par Internet, sur le site new7wonders, ou par téléphone, afin de donner à chacun une chance de rentrer dans l'histoire. On peut voter plusieurs fois contre paiement.
Avec les bénéfices récoltées, le "New7Wonders Foundation" compte verser la moitié pour le financement de chantiers de restauration dans le monde entier, comme par exemple Bouddhas de Bâmiyân que les talibans avaient fait exploser lors de leur règne en Afghanistan. Le "NewOpenWorld Foundation" s'est occupé du vote, le "NewOpenWorld Corporation" détient les droits et les exploite pour son propre bénéfice.
Les votes ont été officiellement ouverts à l'occasion des Jeux Olympiques de Sydney, manifestation d'origine grecque, tout comme les Sept Merveilles. Plusieurs dizaines de millions de votes ont été enregistrés, surtout dans des pays comme le Mexique, la Chine, la Turquie et l'Inde particulièrement.
Critique
Dans un communiqué de presse du 20 juin 2007, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) réaffirme qu'elle n'a aucun lien avec l'initiative de M. Bernard Weber puisque le résultat reflétera l'opinion de ceux qui ont accès à l'Internet.
Un paragraphe du communiqué dit : « Il n’y a aucun point de comparaison entre la démarche médiatique de M. Weber et le travail scientifique et éducatif résultant de l’inscription des sites sur la Liste du patrimoine mondial. La liste des 7 nouvelles merveilles sera le fruit d’une initiative privée, ne reflétant que l’opinion d’un public ayant accès à l’Internet, et non celle du monde dans son ensemble. Cette démarche ne pourra en aucune manière contribuer de façon significative et durable à la préservation des sites élus par ce public.»
Certains en Égypte y voient une compétition à la Grande Pyramide de Khéops, le seul monument restant des sept merveilles du monde : "C'est probablement une conspiration contre l'Égypte, sa civilisation et ses monuments," a écrit l'éditorialiste Al-Sayed al-Naggar dans un quotidien. Le Ministre de la culture égyptienne Farouq Hosnia dit que le projet est absurde et décrit son initiateur, Bernard Weber, comme un homme "concerné par sa propre promotion". Nagib Amin, un expert égyptien des sept merveilles du monde, met en valeur le fait "qu'en plus de l'aspect commercial, le vote n'a aucun fondement scientifique."
Après les plaintes de l'Égypte, la pyramide de Khéops s'est vu octroyer un statut spécial et fut retirée de la liste de vote. Sur le site Web officiel : "La fondation des sept nouvelles merveilles du monde désigne la pyramide de Khéops - la seule ancienne merveille du monde encore existante - comme un candidat honoraire, et retirée de la liste.
Le système de votation par Internet et message texte via cellulaire fut aussi très critiqué. En effet, les personnes n'ayant accès à aucun des deux ne pouvaient voter. De plus, ce système de votation a pu être exploité par certains gouvernements et compagnies afin d'avoir de la publicité pour certains lieux touristique à l'aide de divers programmes. Par exemple, au Brésil, ce programme s'appelait "Vote no Cristo" (voter pour le Christ), il permettait à toute la population brésilienne de voter gratuitement via un téléphone cellulaire. Ce programme permit d'accumuler une grande partie des 10 millions de votes enregistrés au Brésil.. Des programmes semblables ont été lancé en Inde et en Jordanie. D'ailleurs, le cas de la Jordanie est pointée du doigt comme étant l'exemple parfait des failles du système de votation. En effet, 14 millions de votes ont été enregistrés dans ce pays malgré le fait que la population jordanienne n'atteigne que 7 millions d'individus
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| mardi 11 septembre 2007, a 13:22 |
| « Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde. » Pierre Movila |
La Photographie
« Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde. »
Pierre Movila
Le terme photographie a un sens triple :
C'est la technique qui permet de créer des images par l'action de la lumière.
C'est une image obtenue par cette technique.
Plus généralement, c'est la branche des arts graphiques qui utilise cette technique.
Étymologie :
Le mot « photographie » est composé de deux racines d'origine grecque :
le préfixe « photo- » (φωτoς, photos : lumière, clarté) — qui procède de la lumière, qui utilise la lumière ;
le suffixe « -graphie » (γραφειν, graphein : peindre, dessiner, écrire) — qui écrit, qui aboutit à une image.
Littéralement : « peindre avec la lumière ». Le terme plus court de photo est très fréquemment utilisé. Dans le cas où l'on parle d'une image photographique, on emploie aussi souvent les termes image, tirage, vue ou agrandissement.
La personne utilisant la technique photographique lors de la phase de la prise de vue se nomme le photographe. Il existe de nombreux métiers connexes à la prise de vue. Par exemple, une personne travaillant dans un laboratoire pour procéder à l'agrandissement de négatifs se nomme le tireur.
La technique photographique : histoire
Depuis son invention il y a près de cent soixante-dix ans, la photographie a su tirer parti de nombreuses innovations technologiques et techniques dans les domaines de l'optique, de la chimie, de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique et de l'informatique.
Invention :
Les deux phénomènes nécessaires à l'obtention d'images photographiques étaient pour certains connus depuis longtemps. Depuis Aristote, on savait mettre la réalité en boîte : il suffit de percer un « petit trou » (sténopé) dans une chambre noire (camera obscura) pour voir apparaître une image inversée dans le fond blanc de la boîte. D'autre part, les alchimistes savaient que la lumière noircissait le chlorure d'argent. Vers 1780 Jacques Charles, plus connu pour son invention de l'aérostat gonflé à l'hydrogène, parvint à figer, mais de façon fugitive, une silhouette obtenue par le procédé de la chambre noire sur du papier imbibé de chlorure d'argent. Thomas Wedgwood (1771-1805) fit des expériences analogues avec le nitrate d'argent ; il en publia un mémoire en 1802. De son côté John Herschel en 1819 décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur.
Joseph Nicéphore Niepce, un inventeur de Chalon-sur-Saône, associe ces trois procédés pour fixer des images (de qualité moyenne) sur des plaques d'étain recouvertes de bitume de Judée, sorte de goudron naturel qui possède la propriété de durcir à la lumière (1826 ou 1827) : la première photographie représente une aile de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire). Si on regarde bien cette image, on remarque son éclairage particulier. En effet, la pose a duré plusieurs heures. Le soleil a éclairé le mur de droite puis celui de gauche plus tard dans la journée.
Nicéphore meurt en 1833 et Louis Jacques Mandé Daguerre poursuit l'amélioration du procédé. En découvrant le principe du développement de l'image latente, Daguerre trouve le moyen de raccourcir le temps de pose à quelques dizaines de minutes. En 1839, Il promeut son invention auprès du savant et député François Arago, qui lui accorde son soutien.
Ainsi, la date officielle de l'invention de la photographie est 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype, qui est en fait une amélioration de celle de Niepce. L'État français l'acquiert contre une rente viagère annuelle de 6 000 francs à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, puis en fait « don au monde ».
Grâce au daguerréotype, on obtient des images après « seulement » une demi-heure de pose (lorsque le ciel est parfaitement dégagé). Cette lenteur pose quelques problèmes : les rues de Paris, même à une heure d'affluence apparaissent totalement vides. Mais qu'importe, la photographie était inventée !
Évolution :
Par la suite, la photographie évolue très vite. En effet, le résultat des recherches étant acquis par l'État français, chacun peut l'améliorer.
Les progrès suivent trois directions :
réduction du temps de pose par augmentation :
de la rapidité des surfaces sensibles,
de la luminosité des objectifs ;
amélioration de la stabilité du tirage ;
simplification de l'usage, grâce à l'invention :
d'appareils de plus en plus légers et de moins en moins chers,
de préparations stables évitant les manipulations chimiques,
de l'introduction de l'informatique avec la numérisation de l'image, dite photo numérique.
Invention du négatif :
William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833. En 1840, il invente le « calotype », procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images.
Suivent d’autres recherches, qui petit à petit permettent d’améliorer la qualité des images, la sensibilité des surfaces sensibles, et de simplifier la procédure de prise de vue : 1847 « procédé à l’albumine » (Abel Niépce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore), 1850 « procédé au collodion humide » et 1851 « ambrotypie » (Frederick Scott Archer), 1852 « ferrotypie » (Adolphe-Alexandre Martin).
Félix Tournachon plus connu sous le nom de Nadar en fait une utilisation commerciale. Il réalise des portraits des personnalités de l'époque, et en 1858 il réalise à Bièvres la première photographie aérienne, prenant une vue de Paris depuis un aérostat.
Invention du film souple :
Les premiers clichés (noir et blanc ou autochromes) étaient réalisés sur des plaques de verre, relativement encombrantes, lourdes et fragiles. En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples. Le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l’appareil photographique, supplante alors la plaque de verre. La diminution de la taille des appareils facilite la pratique de la prise de vue en (presque) tous lieux et toutes circonstances. Le "Kodak" sera le premier appareil photographique fabriqué par la compagnie Eastman permettant d'enregistrer 100 images sur support souple. Une fois le "film" exposé, l'appareil était renvoyé à Rochester (NY) où le film était développé, les épreuves tirées, l'appareil rechargé, et le tout renvoyé à son propriétaire.
Invention de la photographie en couleurs :
Charles Cros et Louis Ducos du Hauron présentent le même jour à l'académie des sciences, le principe de la photographie en couleurs indirecte en trichromie soustractive en 1869, nécessitant l'exposition de 3 images correspondant aux trois couleurs primaires. Le procédé sera utilisé à grande échelle par Prokudin-Gorskii entre 1900 et 1918.
Une étape importante fut ensuite le premier procédé véritablement pratique de photographie en couleur, l’« autochrome », inventé par les frères Louis et Auguste Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907. L'utilisation est simple (une seule image) mais la sensibilité très faible oblige à des poses de quelques secondes et le format des plaques 9 × 12 impose des appareils lourds.
Il faudra attendre 1935 avec l'entrée en production de l'Agfacolor puis du Kodachrome pour que la photographie en couleur se répande avec des appareils compacts faciles à transporter (pellicule souple) mais toujours limitée à des diapositives. Les amateurs devront attendre l'Ektachrome vers 1946 pour disposer d'un traitement abordable bien que délicat.
Le succès à grande échelle dépendait de la possibilité de tirage sur papier que permet le Kodacolor introduit en quantité limitée pendant la Seconde Guerre mondiale (1942) puis plus largement dans les années 1950 sous le format 135.
Le film 35 mm et les appareils de petit format :
En 1913, Oskar Barnack construisit le premier prototype du Leica, qui fut commercialisé à partir de 1925 et fut le premier des appareils utilisant le format 24×36, qui est resté le plus courant jusqu’à la fin du XXe siècle.
Invention du positif direct :
Vers 1948, le docteur Edwin H. Land met au point le premier appareil à développement instantané, le Polaroïd, et en 1962, il adapte ce procédé à la couleur. Les premières versions du polaroïd comportaient un internégatif. Dans les années 1980 on améliore la technique pour se passer de l'internégatif et obtenir un véritable positif direct.
C'est pourtant une des premières recherches de la photographie sur laquelle le français Bayard travaillera autour de 1838-1839, simultanément aux recherches de Niépce et Daguerre sur le daguerréotype. On connaît de Bayard avec ce procédé le premier autoportrait (dit « l'Autoportrait en noyé ») de l'histoire de la photographie.
Une variante, la photographie en relief :
La stéréoscopie ayant été inventée avant la photographie (Wheatstone, 1838), des photographes se sont mis dès 1841 à prendre des photos en relief, en deux poses successives avec un décalage entre les deux prises de vues. Une nouvelle branche de la photographie s'est donc largement développée pendant toute la deuxième moitié du XIXe siècle.
La photographie numérique :
Les techniques informatiques permettent de transformer une image en une série de points, les pixels, dont les caractéristiques sont exprimées par des nombres, ce qui permet de la reconstruire sur un périphérique informatique. La difficulté de cette technologie, qui marque une rupture complète avec les procédés physico-chimiques initiaux, se situe dans la conception des capteurs électroniques de l'image qui remplacent le film. La résolution de ces capteurs, le nombre de pixels d'une image qu'ils sont capables d'analyser, évolue très rapidement. Sur les appareils commercialisés, ils atteignent en 2007 jusqu’à dix millions de pixels pour les appareils au capteur APS et trente-deux millions de pixels pour les moyens formats et permettent d'obtenir une image de qualité pour une taille d'environ un demi-mètre carré. Comme pour les anciennes techniques, cette qualité dépend aussi de l'optique de l'objectif et de la mécanique du boîtier.
La photographie numérique présente l'avantage des possibilités infinies de retraitement et de retouche des images avec un ordinateur et un logiciel de traitement d'image. De la simple correction de lumière, de contraste, à la composition d'image, les usages peuvent être artistiques et ouvrir ainsi une liberté de création ou mercantiles quand il s'agit de modeler un idéal féminin publicitaire.
Les réseaux de communication, Internet et les services communautaires de photo en ligne apparus depuis 2003, ont déployé les possibilités d'usage de la photo numérique. Avec les blogs et les services de partage de photographies comme Pikeo ou Flickr, les photographes internautes disposent des outils et services permettant la communication, l'échange, l'exposition de leurs photos numériques, autant dans la sphère privée, communautaire, qu'à l'échelle planétaire. Les services offrent des possibilités d'exploitation en ligne considérables : gestion des contacts, diaporamas, localisation géographique...). Les artistes et professionnels y trouvent leur compte avec des audiences considérables pouvant dépasser n'importe quel lieu d'exposition physique.
Les grandes marques d'appareils photo numériques sont : Canon, Kodak, Leica, Nikon, Olympus, Panasonic, Pentax, Sony... Le marché est actuellement dominé par Canon (18,7%) et Sony (15,8%)
La photographie synthétique :
Mimétisme de la photographie matérielle, elle s'inscrit dans l'espace numérique 3D. L'infographie 3D, en créant des univers numériques sur copie de l'univers matériel, nécessite un procédé de représentation visuel de ces univers. La photographie synthétique est donc l'application à l'espace numérique de la photographie matérielle (perspective centrale, système optique, flare, profondeur de champ, etc.). Bien que reprenant les caractéristiques de la photographie matérielle, elle permet de s'en éloigner n'étant pas contrainte par les limites physiques du monde matériel (notamment l'écrêtage de distance (clipping plane), aberrations chromatiques, absence de profondeur de champ).
Les usages de la photographie :
Dès son invention, l'usage de la photographie est intimement lié à l'évolution de sa technique. Elle est ainsi devenue le premier art réellement populaire.
La photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation : on est à présent capable d'avoir une représentation du réel « objective ». C'est-à-dire que l'homme ne représente plus le réel tel qu'il le voit et tel qu'il le peut mais c'est le réel qui impressionne, « seul », le support. Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l'anthropométrie, inventée par Alphonse Bertillon. On a l'ambition de réaliser un inventaire du monde. Nous savons toutefois aujourd'hui que cette objectivité a ses limites. Déjà la photographie argentique permettait de travestir la réalité, d'ajouter ou de retrancher des éléments d'une image par un patient travail de laboratoire. Mais avec l'avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n'étaient auparavant accessibles qu'à des connaisseurs, deviennent presque à la portée de tous. De plus, est-on réellement capable de représenter le monde objectivement, puisque chacun en a une vision qui lui est propre ?
Influence sur la peinture :
Jusqu’à l'usage de la photographie, c'est la peinture qui avait pour rôle la représentation de la réalité. Les peintres étaient tiraillés entre le besoin d'une représentation fidèle à la réalité et le désir d'embellir leurs tableaux pour les rendre plus attrayants. Avec l'arrivée de la photo, la peinture a pu se libérer de son rôle de témoin de la réalité et devenir un moyen d'expression artistique.
Un art populaire :
La photographie a aussi inauguré une époque où presque tout le monde pouvait disposer de son portrait ou de représentations d'objets ou de lieux qui restaient jusque-là réservés à une élite économique, quand il fallait demander à un peintre de réaliser une image. Cela s'est traduit dans un premier temps par certaines photographies qui s'approchaient beaucoup du portrait peint le plus classique. Mais la réalisation de la photographie s'est également rapidement diffusée. Et aujourd'hui, presque tout le monde a facilement accès à la capacité de « prendre une photo ». La représentation du monde en a été transformée et les sociologues ne manquent pas d'étudier les pratiques et les résultats de cette photographie populaire. Pensons seulement aux touristes japonais, l'appareil photographique toujours en bandoulière, ou à nos boîtes à chaussures pleines de vieilles photographies de famille. Cet environnement très favorable permet ainsi de parler d’« art populaire » par la possibilité ainsi offerte au plus grand public de posséder les formes de cet art et d'en produire les artefacts.
Le sixième art :
La photographie est un moyen technique et mécanique de conserver une représentation graphique des moments, des objets ou des gens. Mais la photographie est aussi un moyen d'expression plus ou moins abstrait, portant la signature de son auteur, le photographe, et dont l'objectivité est équivalente à n'importe quelle œuvre artistique. Longtemps enfermée dans l'imitation de la peinture (pictorialisme, marines, portraits...), la photographie a trouvé sa propre voie artistique avec l'apparition du surréalisme...
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| samedi 25 août 2007, a 13:14 |
| L'Anarchisme |
Anarchisme
L'anarchisme est une philosophie politique ou un ensemble de philosophies et d'attitudes qui rejettent toute forme de gouvernement doué de pouvoir coercitif (principalement : l'État) et réclament son abolition, manifestant le plus souvent un rejet plus général de toute forme de hiérarchie et de contrainte sociale. Le terme « anarchisme » provient du mot grec Grec αναρχία (« sans archontes » ou « sans chefs »).
Il existe une grande variété de courants anarchistes plus ou moins éloignés, jusqu'à un degré de complète incompatibilité. Les courants anarchistes se distinguent notamment quant au système économique proné. La plupart se réclament du socialisme, d'autres soutiennent le mutualisme, d'autres une économie de marché libertaire et d'autres un capitalisme de libre marché. L'anarchisme s'étend ainsi du collectivisme le plus total à l'individualisme le plus extrême
Étymologie
Son nom vient du mot latin anarcia, lui-même dérivé du Grec ancien, le terme grec d'Aristote αναρχ : αν (an, « sans ») est combiné avec αρχn (arkhê) — signifiant « principe », d'où une chose provient (voir Métaphysique A) et ce dont elle est constituée – par conséquent sa substance ou nature – phusis, qui lui donnent donc sa loi de devenir). L'étymologie du terme désigne donc, d'une manière générale, ce qui est dénué de principe directeur et d'origine. Cela se traduit par « absence d'autorité » ou « absence de gouvernement ».
Définition
Principes généraux
L'anarchisme est une philosophie politique qui présente une vision d'une société humaine sans hiérarchie, et qui propose des stratégies pour y arriver, en renversant le système social actuel.
L'objectif principal de l'anarchisme est d'établir un ordre social sans dirigeant. Un ordre basé sur la coopération volontaire des hommes et des femmes libres et conscients qui ont pour but de favoriser un double épanouissement : celui de la société et celui de l'individu qui participe au premier.
À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d'émancipation individuelle et/ou collective. L'amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l'avènement d'une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l'organisation sociale et des relations économiques et politiques.
L'anarchisme est opposé à l'idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d'organisation sociale et économique libertaire, c'est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que la coercition.
L'ennemi commun de tous les anarchistes est l'autorité sous quelque forme qu'elle soit. L'État est le principal ennemi des anarchistes : l'institution qui s'attribue le monopole de la violence légale (guerres, violences policières), le droit de voler (impôt) et de s'approprier l'individu (conscription, service militaire). Les visions qu'ont les différentes tendances anarchistes de ce que serait ou devrait être une société sans État sont en revanche d'une grande diversité.
Opposé à tout credo, l'anarchiste prône l'autonomie de la conscience morale par-delà le bien et le mal défini par une orthodoxie majoritaire, un pouvoir à la pensée dominante. L'anarchiste se veut libre de penser par lui même et d'exprimer librement sa pensée.
Certains Anarchistes dits "spontanéistes" pensent qu'une fois la société libérée des entraves artificielles que lui imposait l'État, l'ordre naturel précédemment contrarié se rétablirait spontanément, ce que symbolise le « A » inscrit dans un « O » (« L'anarchie, c'est l'ordre sans le pouvoir », Proudhon). Ceux-là se situent, conformément à l'héritage de Proudhon, dans une éthique du droit naturel (elle même affiliée à Rousseau).
D'autres pensent que le concept d'ordre n'est pas moins « artificiel » que celui d'État. Ces derniers pensent que la seule manière de se passer des pouvoirs hiérarchiques est de ne pas laisser d'ordre coercitif s'installer. À ces fins, ils préconisent l'auto organisation des individus par fédéralisme comme moyen permettant la remise en cause permanente des fonctionnements sociaux autoritaires et de leurs justifications médiatiques.
En outre, ces derniers ne reconnaissent de mandats qu'impératifs (votés en assemblée générale), révocables (donc contrôlés) et limités à un mandat précis et circonscrit dans le temps. Enfin, ils pensent que le mandatement ne doit intervenir qu'en cas d'absolue nécessité (le moins souvent possible donc).
Le rejet du centralisme, pour le fédéralisme, aboutit donc à un projet d'organisation sociale fondée sur la gestion directe de sa propre vie et la décentralisation, où chacun est en mesure de participer à la vie commune, tout en conservant son autonomie individuelle, selon les conceptions parfois diamétralement opposées que s'en font les différents courants anarchistes
Courants
À la genèse de l'anarchisme politique, on trouve les travaux pionniers de William Godwin : en 1793, il publie Enquête sur la justice politique et son influence sur la morale et le bonheur (traduction française), œuvre largement inspirée par la Révolution française.
il y propose une critique radicale de la société et de toutes les formes de gouvernements qui, selon lui, empêchent l'épanouissement des individus et les mènent à leur corruption. Les travaux de Max Stirner (qui refusait l'appellation "anarchiste") auront également un rôle très important dans le développement de l'anarchisme individualiste. Celui-ci publie en 1845 L'Unique et sa propriété, une œuvre qui s'inscrit dans la pensée hégélienne (de par ses critiques des divers libéralismes) et qui va marquer durablement la pensée anarchiste.
Les libertaires considèrent qu'une société anarchiste devrait être construite sans hiérarchie et sans autorité ; les institutions telles que le capitalisme, la famille patriarcale, l'Église, l'État, l'armée sont qualifiées d'autoritaires (dans le sens d'une présence d'autorité par opposition au système libertaire qui s'en passe) et contraires aux libertés individuelles.
Trois mouvements principaux existent au sein de la mouvance anarchiste, l'une socialiste, l'autre individualiste et une autre écologiste.
Il existe également d'autres tendances peu connues et plus récentes.
C'est dans l'espace délimité par ces conceptions, globalement peu représentatives de l'ensemble, que se situe la pensée anarchiste.
Aujourd'hui, il existe donc de nombreuses théories anarchistes distinctes. Différents groupes peuvent donc se définir comme anarchistes et néanmoins avoir des positions (au niveau tactique, stratégique, organisationnel, comme au niveau de leur philosophie politique, économique et sociale) différentes, voire opposées.
Courants socialistes
Les socialistes libertaires, selon les tendances, considèrent que la société anarchiste peut se construire par mutualisme, collectivisme, communisme, syndicalisme, mais aussi par conseillisme. L'abolition de la propriété et l'appropriation collective des moyens de production est un point essentiel de cette tendance libertaire. Par propriété, on n'entend pas le fait de posséder quelque chose pour soi, mais de le posséder pour d'autres afin d'en tirer des revenus (locations, lieux de travail...).
Ce courant, composé initialement de Proudhon (et ses successeurs), puis de Bakounine était le courant majoritaire au sein de la première internationale, jusqu'à la scission menée par Marx, excluant les anarchistes proudhoniens et bakouniniens. L'anarchisme socialiste est considéré comme une politique qui établit un pont entre le socialisme et l'individualisme (par le biais du coopérativisme et du fédéralisme libertaire) combattant tant le capitalisme que l'autoritarisme sous toutes ses formes.
· l'anarchisme socialiste ou socialisme libertaire, qui propose une gestion collective égalitariste de la société (mouvement largement influencé par les écrits de Bakounine) ;
· l'anarchisme communiste ou communisme libertaire, qui de l'adage « À chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités » veut, d'un point de vue économique, partir du besoin des individus afin de produire par la suite le nécessaire pour y répondre ; ce qui politiquement est lié étroitement avec l'anarchisme qui part des volontés de chaque individu réel, par la liberté politique pour créer/construire la société à l'échelle des humains vivants/désirants (mouvement largement influencé par les écrits de Errico Malatesta, Pierre Kropotkine, etc.) ;
· l'anarcho-syndicalisme, qui propose une méthode : le syndicalisme, couplé à l'anarchisme, comme moyen de lutte et d'accès vers une société anarchiste (mouvement largement influencé par les écrits d'Émile Pouget, Pierre Monatte, Fernand Pelloutier, etc.) ;
· l'anarchisme proudhonien, qui défend l'autogestion fédéraliste, un travaillisme pragmatique, un justicialisme idéo-réaliste et une économie mutualiste. Le travail, fondement de la société devient le levier de la politique, le réalisateur de la liberté. Le justicialisme permet un pluralisme à travers un équilibre des forces physiques et sociales. Le fédéralisme permet le dynamisme et l'équilibre de la société pluraliste. (Auteurs : Pierre Joseph Proudhon, James Guillaume, etc.) ;
· L'anarcho-indépendantisme, qui définit la nature anarchiste de la lutte pour l'émancipation des peuples (une tendance clairement de gauche à ne pas confondre avec le national-anarchisme)
· l'anarchisme insurrectionnel qui prône l'insurrection, la révolte, la désobéissance civile (Auteurs : Wolfi Landstreicher, Alfredo M. Bonnanno, etc.) ;
·
· le post-anarchisme qui s'inspire de la pensée post-structuraliste et post-marxiste.
· L'anarcho-sionisme est un courant politique qui naît après le sentiment d'échec de l'action révolutionnaire des juifs à l'issue des grands pogroms des années 1890, les anarchistes comme les socialistes viennent à penser que la question juive ne peut faire l'économie d'un projet de société séparée en attendant la révolution mondiale. Pour les anarcho-sionistes, il s'agit de fonder un foyer national sans État. Ce courant n'adhérera pas au sionisme de Théodore Herzl (auteurs français : Bernard Lazare).
L'ensemble de ces courants se caractérisent pas une conception particulière du type d'organisation militante nécessaire pour avancer vers une révolution. Ils se méfient de la conception centralisée d'un parti révolutionnaire, car ils considèrent qu'une telle centralisation mène presque inévitablement à une corruption de la direction par l'exercice de l'autorité.
Courants individualistes
Les individualistes libertaires, selon les tendances, considèrent au contraire que seul l'individu peut légitimement posséder son bien propre, soit par l'abolition de la propriété, soit par la possession individuelle, soit par propriété privée. Selon cette tendance, les institutions autoritaires doivent être supprimées, en les désertant ou en les combattant, la question essentielle est la liberté de l'individu face à l'oppression de la société (et de ses composantes). Les institutions intermédiaires, nées de la collaboration entre individus et susceptibles de tenir l'État en échec, sont considérées avec bienveillance, pour autant évidemment qu'elles ne participent pas à l'oppression étatique (exemple typique : les fabricants d'armes).
L'anarchisme individualiste, qui défend l'autonomie individuelle contre toute forme d'autorité et d'aliénation (État, Religion, etc.), et propose l'association libertaire entre les individus (mouvement largement influencé par les écrits de Max Stirner, John Henry Mackay, Victor Bash, Émile Armand, etc.)
L'anarchisme chrétien. Courant anarchiste se basant sur la révolution personnelle et les enseignements de Jésus Christ dans leur dimension critique vis-à-vis de l'organisation sociale. (Auteurs : Léon Tolstoï, Jacques Ellul, Ivan Illich, etc.)
L'anarchisme de droite. Ce courant littéraire français regroupe des auteurs qui s'opposent aux formes gouvernementales traditionnelles comme la démocratie, le pouvoir des intellectuels et le conformisme. Il s'agit d'une attitude et d'une esthétique plutôt que d'une idéologie structurée, qui se cristallise autour de valeurs « de droite » telles l'anti-égalitarisme aristocratique, l'individualisme et l'esprit « libertin ». (Auteurs : Cercle Proudhon, Louis-Ferdinand Céline, François Richard, Michel-Georges Micberth, etc.)
L'anarcho-capitalisme, mouvement issu de la pensée libérale, libertarienne et anarchiste individualiste. Il veut rendre à l'individu tous les droits usurpés par l'État, y compris les fonctions dites « régaliennes » (défense, police, justice et diplomatie). L'anarcho-capitalisme défend la liberté individuelle, le droit de propriété et la liberté de contracter.
Courants écologistes
L'anarchisme écologiste rejette toute forme d'économie industrielle et d'exploitation du monde naturel (mouvement proche de certaines composantes du communisme anarchiste) dans une mesure plus ou moins importante, et forme un troisième pôle de la pensée anarchiste. Les anarchistes écologistes proposent, selon la tendance, soit le retour à la nature (sous forme de société primitive), soit la mise sous contrôle par les individus de la technologie.
L'anarcho-primitivisme qui mélange les idées primitivistes et anarchistes. (Auteurs : Fredy Perlman, John Moore, etc.)
L'anarchisme vert. Mouvement au croisement de la philosophie anarchiste et de l'écologisme. (Auteurs : Murray Bookchin, Élisée Reclus, etc.)
Courants indéterminés
Des courants récents, peu connus ou ayant leur autonomie propre, et ne rentrant pas dans le cadre des tendances précédentes existent.
L'anarchisme épistémologique. Mouvement qui s'oppose à l'autoritarisme intellectuel et politique s'appuyant sur la transmission coercitive du savoir, la hiérarchie intellectuelle et la censure, et qui prône au contraire la liberté de pensée et d'expression, la diversité de pensée et de culte, et la libre adhésion aux idées. (Auteur : Paul Feyerabend)
L'anarcho-féminisme qui croise les idées féministes et anarchistes. (Auteurs : Emma Goldman, Voltairine de Cleyre, etc.)
Le mouvement anarcho-punk qui radicalise les idées du mouvement punk.
Le mouvement anarcho-skinhead.
L'anarcho-transhumanisme qui fait la synthèse entre le transhumanisme et l'anarchisme.
Le crypto-anarchisme qui promeut l'utilisation de la cryptologie à des fins de protection sur Internet contre une autorité Internet qui devient de plus en plus présente.
L'anarchisme non-violent : mouvement dont le but est la construction d'une société non-violente. Les moyens utilisés pour arriver à cette fin sont en adéquation avec celle-ci : écoute et respect de toutes les personnes présentes dans la société, choix de non-utilisation de la violence, respect de l'éthique (la fin ne justifie jamais les moyens), place importante est faite à l'empathie et à la compassion, acceptation inconditionnelle de l'autre. Apolitique, profondément humaniste, il vise à rassembler les hommes pour construire une société où chacun est poussé à se réaliser (la société est au service de l'individu) et en même temps incite l'individu à collaborer, à contribuer au bien-être de tous les acteurs de la société(l'individu est au service de la société).
L'anarchisme queer, ou le Pink Bloc -dans lequel se manifeste le mouvement anarcho-queer- qui cherche à radicaliser le mouvement gay et lesbien d'un côté, et de l'autre à "queeriser" les réseaux anarchistes à travers l'intrusion des questions d'homophobie et de transphobie.
Etc.
Conclusions
Ces différents courants/tendances se rejoignent dans la volonté de mettre en place une société libertaire, où la liberté politique serait la règle, c'est-à-dire qu'aucune institution (syndicale, communautaire, droit, ou autre) ou individu n'aurait à contraindre des formes d'organisation politiques libertaire différente. Surtout après la Seconde Guerre mondiale, apparaissent d'autres courants dans différents domaines : politiques, philosophiques et littéraires. Ils se démarquent parfois assez radicalement des doctrines libertaires classiques.
Cette diversification de la philosophie anarchiste montre que l'anarchisme tend à se disperser en fonction de l'attachement des penseurs à des sensibilités politiques ou philosophiques très diverses. Certes, toutes ces tendances ont en commun de rejeter le pouvoir et l'autorité, mais les « programmes » des différents courants sont parfois incompatibles entre eux (cependant, l'anarchisme n'étant pas monolithique, cela n'altère en rien le mouvement).
Conflits entre courants
Les tendances de l'anarchisme historique (anarchisme socialiste/syndicaliste/proudhonien/communiste et individualiste stirnerien) sont également les plus actives politiquement et idéologiquement, et les mieux organisées. Elles peuvent en outre revendiquer un héritage historique très riche, qui s'est construit au fil des décennies autour d'un militantisme et d'un activisme très vivaces. Elles constituent encore de nos jours le noyau dur de l'anarchisme actif, et une majorité d'anarchistes considère que ce sont les seuls mouvements qui peuvent légitimement revendiquer l'appellation d'anarchisme
Au sein du mouvement anarchiste, d'autres mouvements non traditionnels sont plus ou moins bien accueillis (selon les tendances), certains sont considérés comme un enrichissement de l'anarchisme, d'autres non.
Néanmoins, les diverses tendances se rejettent parfois mutuellement, des individualistes libertaires pouvant rejeter la composante socialiste et réciproquement.
Pour l'ensemble des socialistes libertaires, les courants tels que le national-anarchisme, l'anarcho-capitalisme et l'anarchisme de droite sont rejetés, considérant que les idées de ces mouvements sont extérieures à l'anarchisme politique et historique, et qu'elles n'ont aucun point commun avec les leurs et leur sont même fondamentalement opposées. La plupart estime également qu'ils emploient abusivement le terme « anarchisme ». Les anarcho-capitalistes rejettent également le national-anarchisme et l'anarchisme de droite.
Vers une société anarchiste
Le rejet des contraintes qui entravent l'individu, dans ses désirs ou ses besoins, aboutit à une remise en cause des institutions qui ont été créées, selon les anarchistes, afin de perpétuer ces contraintes. L'État, le Capital, l'Armée et l'Église font parties de ces institutions que les anarchistes essaient de combattre (voire d'abattre). Ce combat contre l'autorité prend souvent la forme d'une action directe (un exemple en est le Do it yourself du mouvement punk), étrangère aux formes traditionnelles de la lutte politique. En fait, les systèmes politiques contemporains étant très souvent dotés d'un pouvoir centralisé, le passage à l'anarchisme implique un changement radical. C'est pourquoi les anarchistes proposent l'abolition de ce système par différents moyens : désobéissance civile, grève, résistance passive ou résistance active, hacktivisme, obstructionnisme, etc. Certains anarchistes considèrent qu'il faut préparer l'avènement d'une révolution sociale radicale (le recours aux armes pouvant être aussi parfois nécessaire pour se défendre contre un système oppressif, qui lui n'acceptera pas le droit aux individus de s'organiser afin de déterminer par eux-mêmes leurs libertés), afin de laisser les sociétés s'organiser sans maîtres et selon leurs besoins et désirs ; d'autres estiment qu'une révolution non violente est possible, avec une extinction progressive des pouvoirs.
Les anarchistes célèbres
Les anarchistes dont le nom est resté dans l'Histoire sont, à l'origine :
Max Stirner ; Bakounine ; Kropotkine ; Pierre Joseph Proudhon.
Puis, en France :
Ravachol ; Elisée Reclus ; Louise Michel ; Octave Mirbeau Émile Henry ; Jean Grave ; Jules Bonnot ; Sébastien Faure ; Mécislas Golberg ; Daniel Guérin ; Armand Gatti (poète) ; Auguste Vaillant ; Léo Ferré ; Georges Brassens ; Louis Lecoin ; Eric Hazan.
En Italie :
Errico Malatesta ; Pietro Gori ; Camillo Berneri ; Jeronimo Caserio : Carlo Cafiero ; Nicola Sacco ; Bartolomeo Vanzetti.
En Espagne :
Francisco Ferrer i Guardia ; Buenaventura Durruti ; Franscisco "Quico" Sabaté ; Federica Montseny ; Lucia Sanchez Saornil.
Au Mexique :
Ricardo Flores Magón.
Au Pérou :
Manuel Gonzales Prada.
Aux États-Unis :
Noam Chomsky Hakim Bey.
En Russie :
Emma Goldman ; Voline.
En Ukraine :
Piotr Archinov ; Nestor Makhno.
voir blog : http://fabrice.blog.mongenie.com/
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| dimanche 19 août 2007, a 12:52 |
| Le Système solaire |
Système solaire
Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de lui. Par extension, le terme système solaire peut parfois être employé pour désigner d’autres systèmes planétaires.
Composition et structure
Notre système planétaire est resté le seul connu jusqu'en 1995. Il est désigné sous le terme « système solaire ». Il est constitué du Soleil, de huit planètes (anciennement neuf), de trois planètes naines, ainsi que de petits corps du système solaire (c'est-à-dire les astéroïdes et les comètes) ainsi que les satellites de ces corps.
Au centre se situe le Soleil, notre étoile de taille modeste mais qui contient néanmoins 99,86 % de la masse de tout le système. De par sa masse, l'intérieur du Soleil atteint une densité et une température telles que des réactions de fusion nucléaire se produisent en son sein, dégageant de ce fait d'énormes quantités d'énergie. La plus grande partie de cette énergie est libérée dans l'espace sous forme de radiations électromagnétiques, principalement sous forme de lumière visible. Le Soleil émet aussi un flux de particules chargées appelé le vent solaire. Ce vent solaire interagit fortement avec la magnétosphère des planètes et contribue à éjecter les gaz et poussières en dehors du système solaire.
On peut imaginer que nous serions dans un système à deux étoiles si Jupiter avait eu une masse soixante fois plus importante. Tout comme le soleil, elle se serait effondrée sur elle-même provoquant une deuxième étoile de 4,2 à 6,2 fois plus éloignée.
Les planètes les plus proches du Soleil sont les planètes telluriques, petites, rocheuses et denses, avec une rotation lente, une surface solide, pas d'anneaux et peu de satellites. En partant du Soleil, on trouve Mercure, Vénus, la Terre et Mars.
Il existe au-delà de Mars une ceinture d'astéroïdes composée de centaines de milliers de corps, dont la taille varie de quelques mètres à plusieurs centaines de kilomètres.
Lorsque l’astéroïde Cérès fut découvert en 1801, il fut d’abord considéré comme une planète. Avec la découverte de Pallas en 1802, de Junon en 1804, puis de Vesta en 1807, le Système solaire a même compté 11 planètes jusqu’en 1845.
Au-delà, s'ouvre le domaine des planètes géantes, gazeuses et peu denses, avec un noyau de faible dimension : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
De l'année de sa découverte (1930), jusqu'au 26 août 2006, Pluton était considérée comme la neuvième planète de notre système (et la plus éloignée du Soleil). Son statut a été remis en cause par la découverte d'autres objets similaires orbitant dans la même région, et de tailles équivalentes — l'un d'entre eux, (136199) Éris, le surclassant par son diamètre. Pluton a donc été reclassé comme planète naine, tout en restant un des objets les plus grands d'une seconde ceinture d'astéroïdes, appelée ceinture de Kuiper. Cette ceinture, peuplée de milliers d'astéroïdes, est le réservoir des comètes à courte période.
La décision prise par l'assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI) le 24 août 2006 à Prague de créer la dénomination « planètes naines », fait entrer dans cette catégorie :
Pluton
Éris
Cérès
Note : cette liste n'est pas limitative et devrait s'enrichir dans les mois à venir d'autres corps des deux ceintures astéroïdales
.
Enfin, il existe, encore plus loin que la ceinture de Kuiper et jusqu’à une distance de deux années-lumière un énorme nuage sphérique, appelé nuage de Oort, qui contiendrait des milliards de noyaux cométaires. Cérès est une planète naine qui sera examinée en 2014 par une sonde spatiale.
Planètes
Toutes les caractéristiques des planètes sont données relativement à celles de la Terre. S'agissant du Soleil, son diamètre équatorial est de 109,3 fois celui de la Terre, pour une masse de 332 946 fois celle de la Terre.
Planète
Diamètre
Masse
½ Grand Axe
Période de Rotation
Période Sidérale
Nature
Mercure
0,382
0,06
0,38
58,65 j
87,969 j
Tellurique
Vénus
0,949
0,82
0,72
243,02 j
224,701j
Tellurique
Terre
1
1
1
1j
365,256j
Tellurique
Mars
0,53
0,11
1,52
1,026j
686,960j
Tellurique
Jupiter
11,2
318
5,20
0,414j
4 335,365j
Gazeuse
Saturne
9,41
95
9,54
0,444j
10 757,737j
Gazeuse
Uranus
3,98
14,6
19,22
0,718j
30 708 ,160j
Gazeuse
Neptune
3,81
17,2
30,06
0,671j
60 224,904j
Gazeuse
La troisième loi de Kepler, établie en 1618 et publiée l’année suivante, énonce que, pour chaque planète du système solaire, le rapport du carré de sa période sidérale T de révolution autour du Soleil par le cube du demi-grand axe a de sa trajectoire elliptique est une constante : . En appliquant une partie de cette troisième loi, il est possible d'estimer directement et rapidement la distance moyenne d'une planète quelconque du système solaire par rapport au soleil.
Une planète tellurique est une planète dont le noyau est essentiellement solide, contrairement aux planètes gazeuses.
Procédés mnémoniques
Ordre
Les initiales des mots de certaines phrases permettent de retrouver la séquence Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune (et Pluton, qui n'est désormais plus considéré comme planète depuis 2006) :
« Me voici, ta Majesté. Je suis une nouvelle planète » ;
« Mais viendras-tu manger jeudi sur une nappe ? » ;
« Mange vite ton Mars, j'en sors un nouveau paquet » ;
« Mon vieux théâtre me joue souvent une nouvelle pièce ».
« Mon vieux tonton martin joue sur un nouveau piano »
Durée de révolution On peut exprimer la durée de révolution sidérale de la planète en jours terrestres, chercher la racine cubique de ce nombre, l'élever au carré puis le multiplier par 2,929.
Par exemple, pour la Terre (365,25 jours), on obtient le nombre 149,6 (1 UA). Pour mars, avec 686,25 jours, on obtient le nombre 227,8 (227,8/149,6 = 1,52 UA).
Distances orbitales
On peut retrouver les demi-grands axes relatifs approximatifs en appliquant la règle simple suivante, basée sur la Loi de Titus-Bode :
soit la suite : 0, 3, 6, 12, 24, 48, 96, 192, 384 ;
ajouter 4 : 4, 7, 10, 16, 28, 52, 100, 196, 388 ;
diviser par 10 : 0,4 - 0,7 - 1,0 - 1,6 - 2,8 - 5,2 - 10 - 20 - 39.
Le résultat est très proche de la réalité (0,38 - 0,72 - 1,0 - 1,5 - 5,2 - 9,5 - 19 - 30), hormis la valeur 2,8 (qui correspond en fait à la ceinture d'astéroïdes) et Neptune, pour laquelle l'erreur est de quelque 30 %.
D'après Jean SENDY ("L'ère du Verseau" - édition Robert Laffont) la Loi de Bode (mort en 1826) établie par expérimentation est contredite par la loi de la conservation angulaire ; sur cette base, Schmidt a formulé une théorie 'de l'harmonie des distances des planètes au soleil : la racine carrée de la distance des planètes au Soleil augmente d'une quantité constante quand on passe d'une planète à la suivante. Toujours d'après J.SENDY,et contrairement au "système de Bode" , l'expérience a confirmé toutes les orbites calculées par Schmidt...
Origine et évolution L'hypothèse actuelle de la formation du système solaire est l'hypothèse de la nébuleuse solaire, avancée dès 1755 par Emmanuel Kant.
L'évolution du système solaire depuis sa naissance jusqu'à sa mort est très lente et s'étale sur plus de dix milliards d'années.
Dans les poussières d'étoiles
On estime généralement aujourd'hui que le système solaire est né de la contraction, sous l'effet de sa propre masse, d'un nuage moléculaire interstellaire froid et dense fait de gaz, essentiellement d'hydrogène et d'hélium, qui sont les atomes les plus répandus à la naissance de l'univers. Il devait y avoir également des grains de poussière et de l'eau sous forme de glace. Ce nuage, appelé nébuleuse solaire, après avoir acquis une forme régulière, probablement un disque, avec un mouvement de rotation, commença à se différencier en plusieurs parties. La plus grande partie se rassembla au centre pour former une proto-étoile, le futur soleil. D'autre part, les grains de poussières s'agglomérèrent. Par effet de gravité, de plus en plus de matière aurait été attirée formant ainsi des protoplanètes.
Le centre tournant plus vite que le bord et étant plus comprimé, la température s'y est accrue. Dès que la masse centrale fut assez dense et chaude, des réactions de fusion nucléaire se seraient alors déclenchées ; ce qui aurait donné naissance au Soleil, notre étoile. La date estimée de ce phénomène est de -4,56 milliards d'années.
Les plus grosses des protoplanètes attirèrent les plus petites et firent le vide autour d'elles ; en grossissant, elles devinrent sphériques, du fait de la gravité. De plus, les réactions nucléaires créèrent un puissant vent solaire qui entraîna la majorité des gaz et poussières restants.
C'est ainsi qu'on arriva au système solaire tel que l'on peut l'observer actuellement.
Et demain ?
La chaleur dégagée par le Soleil augmente au fil du temps. On peut même craindre qu'à très long terme (plusieurs centaines de millions d'années) elle atteigne un niveau tel que la vie sera impossible sur Terre.
Dans environ quatre milliards et demi d'années, le Soleil aura épuisé ses réserves d'hydrogène, qui se seront transformées en hélium, et changera de structure. Son noyau se contractera mais l'étoile entière deviendra beaucoup plus volumineuse. Il devrait se transformer en géante rouge, cent fois plus volumineuse qu'à l'heure actuelle. Les planètes les plus proches, Mercure et Vénus, la Terre et Mars devraient être détruites.
Il va ensuite brûler son hélium assez rapidement, ce qui augmentera encore sa taille et sa température, grillant complètement la Terre au passage. Une fois ses réserves d'énergie nucléaire complètement consommées, le Soleil va s'effondrer sur lui-même et se transformer en naine blanche très dense et peu lumineuse. Il refroidira petit à petit et finira par ne plus rayonner ni lumière ni chaleur, il sera alors parvenu au stade de naine noire.
Notre système solaire fait le tour de la Galaxie en 250 millions d'années. En même temps il oscille de part et d'autre du plan galactique avec une période de 2 x 33 millions d'années. Il traverse donc ce plan tous les 33 millions d'années ce qui constitue également la durée moyenne des étages géologiques. Ces étages sont définis d'après d'importants changements dans la faune et la flore, parfois dus à des cataclysmes comme au passage Permien-Trias ou au passage Crétacé-Tertiaire. On peut penser que ces changements sont dus à des glaciations résultant de la rencontre de la Terre avec des nuages d'électrons du plan galactique. Les dernières glaciations, celles du Quaternaire, se sont produites alors que le système solaire traversait le plan de la Galaxie en allant du Sud vers le Nord. C'est une explication qui peut indiquer pourquoi les glaciations étaient beaucoup plus prononcées dans l'hémisphère Nord lequel recevait directement les électrons des nuages du plan galactique.
Dans la galaxie
Notre système solaire fait partie de notre galaxie, une galaxie spirale d'un diamètre d'environ 9,4 × 1020 m ou 100 000 al, contenant approximativement 200 à 400 milliards d'étoiles, dont notre soleil est assez représentatif.
Le système solaire orbite à environ 25 000 années-lumière du centre galactique entre deux branches spirales de la galaxie. Sa vitesse est d'environ 220 kilomètres par seconde (800 000 km/h). Il effectue ainsi une révolution complète en 230 millions d'années. L'orbite du système solaire paraît assez singulière : elle est à la fois extrêmement circulaire et presque à la distance exacte à laquelle les vitesses orbitales sont égales à la vitesse des ondes de compression à l'origine des branches des spirales. Le système solaire semble avoir été présent entre deux bras depuis que la vie existe sur Terre. En effet, les radiations émises dans les bras spiraux, notamment par l'explosion de supernovæ, peuvent en théorie stériliser la surface d'une
planète. En étant en dehors des bras spiraux, la Terre est ainsi capable d'héberger des formes de vie évoluées à sa surface.
Sondes spatiales
Techniquement, une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'homme pour explorer le système solaire.
Depuis 1959, ces engins sont envoyés avec un taux d'échec élevé vers des planètes plus ou moins lointaines. Leurs observations font autant rêver le grand public que les scientifiques.
Le 4 juillet 2005, la sonde-impacteur Deep Impact s'est écrasée sur la comète Tempel 1, créant un cratère d'impact. Les scientifiques ont ainsi analysé la composition chimique de la « boule de neige sale », grâce aux tonnes de particules soulevées. C'était une première.
Le 25 août 2006, l'Union Astronomique Internationale vient de déclasser la planète Pluton de son statut de planète. Il s'agit maintenant d'une planète naine, nouvelle catégorie qui vient d'être créée et qui contient actuellement, outre Pluton, Cérès et 2003 UB 313, surnommée Eris.
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| samedi 04 août 2007, a 11:09 |
| La Couleur Jaune |
Jaune
Il existe (au minimum) cinq définitions du jaune qui désignent à peu près la même couleur :
Comme définition naturelle du jaune, on dira que c'est la couleur du citron, l'écorce de ce fruit étant une référence spontanée à la couleur jaune dans de très nombreuses cultures.
En physique,
« c'est la couleur de la lumière dont la longueur d'onde est comprise entre 565 et 590 nm ». C'est notamment la raie spectrale d'émission du sodium. En chromie et en synthèse additive, « c'est le mélange des lumières rouge et verte ».
En peinture,
« c'est le complément du violet » : les pigments jaunes absorbent toutes les longueurs d'onde de la lumière exceptées celles qui correspondent à la sensation jaune, qu'ils réfléchissent. En imprimerie et en synthèse soustractive le jaune, est avec le cyan et le magenta, l'une des trois couleurs primaires. Avec le noir, c'est la base de l'impression en couleur que l'on appelle quadrichromie.
Symbolique
Dans la symbolique, en Occident, le jaune est associé à : la richesse, le père. L'origine de cette symbolique réside dans le fait que le jaune est la couleur de l'or et du soleil, par extension il est associé à la joie, la bonne humeur, l'idéalisme.
L'autre côté de la médaille : le jaune désigne également les traîtres, les faussaires, les femmes adultères ou les fous. Ainsi dit-on que le jaune est « la couleur des cocus ». On désigne aussi comme jaune un ouvrier non-gréviste, un briseur de grève. C'était la couleur de l'étoile à 6 pointes que les nazis faisaient porter aux juifs en signe d'humiliation. Aux moins deux de ses connotations ont pour origine les teintureries Chavanne d'Isieu prés de Saint Chamond dans le département de la Loire. La poussière de soufre utilisée pour fixer les pigments sur les étoffes imprégnant les vêtements des ouvrières, permettant d'un coup d'œil comme à leur odeur particulière, d'identifier celles qui furent embauchées à la journée pour briser les grandes grèves de 1870. Dans la symbolique, en Chine, le jaune (huáng) est associé à l'empereur, et, par conséquent, à la monarchie chinoise. Cela a donné l'empereur jaune huángdì.
En Chine coule aussi le fleuve jaune huánghé Dans le code de couleurs des résistances électriques et des condensateurs, la couleur jaune correspond au chiffre 4, au multiplicateur x10000 et à un coefficient de température de 25ppm. Dans la norme CEI 60757, on le nomme YW (abréviation de yellow).
Ceinture jaune : grade d'apprentissage du judo et du karaté correspond au 7e Kyu (3e niveau). La ceinture blanche et jaune correspond au 8e Kyu (2e niveau). Avec le rouge, le bleu et le vert, le jaune est l'une des quatre couleurs adoptées par la communauté européenne pour les conteneurs et poubelles du tri sélectif. Les conteneurs jaunes sont en principe destinés à recevoir les emballages en plastique et en métal.
Usage
Dans certains pays le jaune est la couleur des taxis. Cette pratique a probablement débuté à New York où Harry N. Allen, un possesseur de taxi, a repeint son véhicule en jaune en apprenant que c'était la couleur la plus visible de loin. Dans d'autre pays c'est la couleur de la poste et des boîtes aux lettres, notamment en France.
C'est aussi la couleur des Pages jaunes (annuaire téléphonique). Yellow Pages (ou pages jaunes) est un protocole d'annuaire réseau développé par Sun appelé aussi NIS.
De nombreux drapeaux nationaux utilisent la couleur jaune, notamment l'état du Vatican.
De plus, certains designers de mode utilisent le jaune dans leurs collections pour rehausser le teint des personnes qui portent le vêtement.
En peinture
Le jaune, très utilisé, y est l'intermédiaire entre l'or et l'orange.
On trouve dans la gamme des jaunes :
des jaunes minéraux : jaune de chrome, jaune auréolin ou Auréoline, jaune de Hansa et ocre.
L'orpiment (ou jaune royal, jaune de Perse et Orpin de Perse, jaune d’arsenic, or des fous...).
Les jaune de cobalt, jaune de zinc ou jaune bouton d'or, jaune de baryum ou jaune d'outremer, jaune de baryte, jaune de strontiane, jaune de turbith, jaune de momie, les autres jaunes minéraux.
des jaunes végétaux : jaune safran et curcuma, jaune indien, Gomme gutte ou jaune du Cambodge, quercitrin et quercitron, les autres jaunes végétaux; des jaunes de synthèse : azoïques. pour l'orange ou orangé utilisé en peinture, on se heurte à une grande difficulté : « classer, dans la gamme des couleurs (ou nuancier) cette couleur intermédiaire entre le rouge et le jaune » Van Dyck.
Les pigments industriels les plus couramment utilisés en peinture :
PY1, PY13, PY14, PY65, PY97, PY182 : Pigment de type azoïque PY3 : Monoazo ou, spécifiquement, arylide 10G PY17 : Diazo (diarylide) PY31 : Chromate de strontium PY32 : Chromate de baryum PY34 : Chromate de plomb PY35 : Sulfure de cadmium-zinc ou sulfure de cadmium PY40 : Cobalt-potassium nitrite PY42 : Hydroxyde de fer synthétique PY43 : Terre (hydroxyde de fer naturel avec autres éléments) PY53 : Oxydes de nickel, d'antimoine et de titane ou titanate de nickel PY73 : Aryle PY74 : Monoazo (aryle) PY83 : Azo (diaryle HR-70) PY110 : Isoindolinone PY128 : Diazo PY129 : Azométhine PY138 : Quinophtalone PY150 : Monoazo ou azo nickel complexe. PY153 : Complexe métallique PY154 : Benzimidazolone PY184 : Vanadate de bismuth Racialisme
Au XIXe siècle, les Européens ont classifié les peuples humains selon un des critères apparents (théorie racialiste), dont la race jaune.
Expressions
Rire jaune : rire pour cacher sa honte ou sa gêne. Tache jaune : autre nom de la macula (au fond de la rétine)
Le petit jaune est le nom familier donné à un verre de pastis.
La jaunisse est une maladie qui donne une coloration jaune à la peau.
Alerte jaune est le premier niveau d'alerte (avant alerte orange et alerte rouge) en cas de prévision d'intempérie par Météo France .
C'est également le premier niveau d'alerte du Plan Vigipirate.
Jaune comme un Huet ! (Avoir la peau jaune)
Humour et bande dessinée
La Marque jaune est un album de bande dessinée de la série Blake et Mortimer créée par Edgar P. Jacobs.
L'expression « jaune devant, marron derrière » inspirée par Gros Dégueulasse personnage créé par Jean-Marc Reiser. Utilisation du jaune dans les marques et la publicité
Les cachous Lajaunie, petits grains de réglisse présentés dans une boîte de couleur jaune.
C'est la couleur principale du logo de Renault.
Jaunes végétaux
Les jaunes végétaux les plus connus sont la quercitrine, le safran et le citron. Le quercitron est un colorant jaune tiré du quercitron, écorce d’un chêne d’Amérique du Nord.
Colorants alimentaires
Couleur
Code
Origine
Nom chimique
jaune
E 100
naturelle
curcumine, curcuma, curry ou safran
jaune
E 101 I)
...
riboflavine (vitamine B2)
jaune
E 101(a) II)
...
5'-phosphate sodique de riboflavine
jaune
E 102
synthèse
tartrazine Code INCI CI 19140 ou Yellow 5 interdit aux USA
jaune
E 104
synthèse
jaune de quinoléine Code INCI CI 47005
nuances jaune à orange
E 160-a à 160-f
Pigments naturels d'abricot, de carotte, de langouste, de poisson, etc.
caroténoïdes
Jaune Orange Rouge
E 160(A) I)
...
ß-carotène
Jaune Orange Rouge
E 160(A) II)
...
Caroténoïdes mélangés (alpha-, ß-, gamma-)
Jaune Orange Rouge
E 160(B)
...
Rocou (ou annatto), bixine, norbixine
Jaune Orange Rouge
E 160(C)
...
Extrait de paprika, capsanthéine, capsorubine
Jaune Orange Rouge
E 160(D)
...
Lycopène
Jaune Orange Rouge
E 160(E)
...
Apocaroténal 8' (C30)
Jaune Orange Rouge
E 160(F)
...
Ester éthylique de l'acide -apocaroténique-8' (C30)
Jaune Orange Rouge
E 161
...
Xanthophylles
Jaune Orange Rouge
E 162
...
Rouge de betterave, bétanine
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| samedi 28 juillet 2007, a 13:07 |
| L'Architecture |
« Toute beauté est fondée sur les lois des formes naturelles. L'architecture d'une ville est d'émouvoir et non d'offrir un simple service au corps de l'homme. » John Ruskin
L’architecture, terme issu du latin architectura, mot tiré du grec (« maître-maçon ») de(« chef ») et (« constructeur », « charpentier ») désigne une discipline qui associe art et science de construire des bâtiments terrestres ou navals et des structures.
C'est un métier multi-disciplinaire qui ne peut ignorer la philosophie, la socio-psychologie, le droit ou la politique car l'architecte est avant tout le concepteur de notre manière de vivre et impose ses choix aux usagers de ses constructions. Cette discipline concerne la conception et la construction d'espaces (que ce soient des villes, des bâtiments, des intérieurs, des paysages, du mobilier, des objets, des espaces virtuels...). D'un autre côté, il désigne également l'étude et la classification des constructions, que leur conception ait été réfléchie ou non. La pratique de ce métier est codifiée et régie par les différents ordres d'architectes. Dans la plupart des pays industrialisés, le port du titre d'architecte est également réservé aux seuls membres de ces ordres.
Par extension, le terme d'architecture est également utilisé pour désigner la conception ou l'acte de concevoir des systèmes d'objets complexes, comme par exemple 0l'architecture logicielle et 1l'architecture informatique. Dans ce cas, on fait référence à la structure générale du système.
Cet article ne traite pas des deux derniers sens du mot.
Généralités
L'intérêt et le sens de la discipline architecturale ont évolué à travers le temps.
D'après le traité le plus ancien que nous connaissions sur le sujet, De Architectura de Vitruve, l'architecture repose sur une combinaison harmonieuse et équilibrée de trois principes :
Beauté (Venustas)
Solidité (Firmitas)
Utilité (Utilitas).
Cette trinité est restée au fil du temps, mais les termes ont changé, alors qu'on mettait l'accent sur d'autres aspects de ces trois critères, comme indiqué sur le tableau suivant :
Traité de Vitruve
Selon les propres écrits de Vitruve :
« L'architecture est une science qui embrasse une grande variété d'études et de connaissances ; elle connaît et juge de toutes les productions des autres arts. Elle est le fruit de la pratique et de la théorie. La pratique est la conception même, continuée et travaillée par l'exercice, qui se réalise par l'acte donnant à la matière destinée à un ouvrage quelconque, la forme que présente un dessin. La théorie, au contraire, consiste à démontrer, à expliquer la justesse, la convenance des proportions des objets travaillés.
Aussi les architectes qui, au mépris de la théorie, ne se sont livrés qu'à la pratique, n'ont pu arriver à une réputation proportionnée à leurs efforts. Quant à ceux qui ont cru avoir assez du raisonnement et de la science littéraire, c'est l'ombre et non la réalité qu'ils ont poursuivie.
Celui-là seul, qui, semblable au guerrier armé de toutes pièces, sait joindre la théorie à la pratique, atteint son but avec autant de succès que de promptitude. »
N.B. : l'intégralité du texte de Vitruve est disponible sur le site 6Gallica de la Bibliothèque nationale.
Domaines de l'architecture
L'architecture englobe de nombreuses idées et de nombreux métiers, de la conception et de la fabrication de pièces de charpenterie jusqu'à la construction de maisons, d'hôpitaux, d'aéroports, de villes, voire de régions entières...
Du fait de cette vaste étendue, l'architecture a été segmentée pour être mieux étudiée, comprise et ouverte aux autres corps de métier :
l'urbanisme,
l'architecture d'intérieur,
science de la conception,
les architectes célèbres,
les formes d'architecture,
l'archiborescence,
Une évolution de l'architecture : l'arcologie,
Les périodes de l'architecture.
L'architecture navale forme une discipline bien particulière. Elle désigne la conception des embarcations de toutes tailles et catégories. En particulier certains architectes navals se sont spécialisés dans la conception des bateaux de plaisance et de compétition.
Prix et récompenses
L'un des prix le plus prestigieux qu'un architecte puisse recevoir est le Prix Pritzker.
Citons aussi :
Prix de l'Équerre d'Argent, décerné sous l'égide du "Moniteur", le plus médiatique
Prix Mies van der Rohe (Union européenne)
Prix Stirling (Royaume-Uni)
Prix d'excellence de l'IRAC (Canada)
Enseignement
D'un point de vue historique, les écoles d'architecture les plus célèbres sont :
Au XIXe siècle : École des Beaux-Arts, à Paris (jusqu'en 1968),
Dans la première moitié du XXe siècle Bauhaus, à Weimar, Dessau, et Berlin.
On parle également de l'école de Chicago mais il ne s'agissait pas d'un lieu d'enseignement.
Voir également la liste des écoles d'architecture.
Bibliographie
Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, article Architecture
Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle (1854 à 1868), Eugène Viollet-le-Duc, 1856
Jean-Marie Pérouse de Montclos (sous la dir.), Architecture : vocabulaire et méthode, Paris, Imprimerie nationale, 1982.
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| mardi 13 mars 2007, a 15:34 |
| Mythologie chinoise |
Mythologie chinoise
Présentation
La mythologie chinoise est connue grâce à des textes datant essentiellement de la dynastie Han. La plus importante source est le Shanhaijing « Livre des Monts et des Mers ». N’ayant guère plus de 2000 ans d’âge, ces écrits peuvent être considérés comme récents. De plus, ils ont été rédigés par des lettrés qui ont parfois réinterprété la mythologie conformément à leurs conceptions philosophiques. Ils ont ainsi transformé les plus importants dieux en des souverains vertueux ou mauvais ayant régné à une époque très ancienne.
On peut cependant avoir une idée assez précise de ce qu’était la mythologie chinoise « originelle » en la comparant avec celles des autres peuples de l’Extrême-Orient. En étendant la comparaison à toute l’Eurasie, on s’aperçoit qu’une grande partie de cette mythologie est d’origine indo-européenne. Elle possède donc des ressemblances tout à fait frappantes avec la mythologie germanique, grecque ou celle des peuples slaves et scandinaves. Cela est dû à l'arrivée aux abords de la Chine d'un peuple indo-européen, les Tokhariens, il y a plus de 3000 ans. Les Chinois de l’Antiquité les appelaient les Rong-Chiens (Quan-Rong), le terme « Rong » étant appliqué à tous les barbares occidentaux.
Mythes proprement chinois
Dans tout l’Extrême-Orient et l’Océanie, il existait un dualisme cosmologique opposant deux principes, d’une part la lumière, le soleil et le feu, d’autre part l’obscurité, la lune et l’eau. Le premier principe était généralement représenté par un oiseau. En Chine, il s’agissait d’un corbeau. L’oiseau solaire est l’un des thèmes privilégiés de la dynastie Shang, la première dynastie chinoise dont l’existence est attestée par l’archéologie. Le second principe était représenté par un serpent ou un animal aquatique. La mère de Shun, l’un des souverains mythiques de la Chine, était du clan du serpent, et son père était du clan de l’oiseau. Shun était donc issu de l’union des deux principes. Ce mythe illustre également le totémisme de l’ancienne société chinoise, selon lequel chaque clan avait un animal ancêtre, ainsi que l’exogamie, qui exigeait que les époux soient issus de clans différents.
Xie était l’ancêtre des Shang et sa mère s’appelait Jiandi. Un jour, elle alla se baigner avec ses sœurs dans la rivière de la colline Obscure. Un oiseau noir (hirondelle ou corbeau) passa en tenant un œuf multicolore dans son bec. Il le laissa tomber. Jiandi le prit et le mit dans sa bouche, mais elle l’avala par mégarde. À la suite de cela, elle conçut Xie. Il s’agit d’une forme particulière d’union des deux principes cosmiques, puisque ce mythe fait intervenir d’une part l’eau et l’obscurité, d’autre part un oiseau.
Le soleil résidait sur un arbre, appelé Fusang ou Kongsang. Il se levait également de cet arbre, au matin, pour se coucher sur un autre arbre situé à l’ouest. Autrefois, il y avait dix soleils. Un jour, ils se levèrent tous en même temps, infligeant aux hommes une chaleur intolérable. Yao en abattit neuf avec des flèches, si bien qu’il n’en resta plus qu’un seul. Selon la plupart des textes, Yao demanda à l'archer Yi d’abattre les soleils au lieu de le faire lui-même, mais c’est le résultat du croisement des mythologies chinoise et indo-européenne, car Yi est un héros indo-européen. Ce mythe des soleils surnuméraires existe chez d’autres peuples de l’Extrême-Orient, de la Sibérie et même chez certains Amérindiens, preuve de son ancienneté.
On peut également mentionner le mythe de la séparation du ciel et de la terre, qui étaient autrefois très proches.
Il importe de signaler qu'aucun de ces mythes ne possède le moindre équivalent dans la mythologie indo-européenne.
Mythes d’origine indo-européenne : La création du monde
La création du monde résulte de la mort d’un géant, Pangu. Son souffle devint le vent et les nuages, son œil gauche le soleil, son œil droit la lune, ses quatre membres les quatre « extrémités » du monde, son sang et ses humeurs le fleuve Jaune et le Yangzi Jiang, etc. Pangu est de toute évidence apparenté au géant Ymir de la mythologie nordique ou au Purusha de la mythologie indienne. Ce mythe serait tardivement venu du monde tibétain, qui était lui-même en contact avec le monde tokharien.
Le ciel
Parmi différentes conceptions du ciel, on en trouve une qui possède une analogie chez les Serbes : il y a neuf cieux séparés l’un de l’autre par une porte que gardent des tigres et des panthères et qui est commandée par l’un des portiers du Seigneur d’En-Haut, Shangdi. La conception serbe du ciel est connue sous une forme christianisée : Dieu a pourvu chacun des sept cieux d’une porte et placé devant elle un ange gardien.
Les Trois Augustes
Au début de leur histoire, les Chinois placent les Trois Augustes (voir Sanhuangwudi) : Fuxi, Nüwa et Shennong. Fuxi est encore appelé Taihao, le Suprême Eclat. Il passe pour avoir enseigné la chasse et la pêche aux hommes, et il élevait des animaux pour la cuisine. Il avait également un rôle d’entremetteur. Sa sœur et épouse, Nüwa, était une déesse de la fécondité : elle présidait aux mariages, comme Fuxi, et elle donnait des enfants. Shennong était un dieu agriculteur qui jouait également un rôle dans le commerce. Il a inventé la première charrue et il a créé les marchés. On lui attribue aussi la découverte des plantes médicinales.
Les plus belles illustrations de Fuxi et Nüwa proviennent de tombes de la région de Tourfan, à l’ouest de la Chine. Elles sont datées du quatrième au huitième siècle de l'ère chrétienne, époque où cette région était tokharienne. Ces deux divinités ont des queues de serpent. Fuxi tient une équerre, symbole du ciel carré et masculin, et Nüwa tient un compas, symbole de la terre ronde et féminine. Chez les anciens Indo-européens, le ciel était carré et la terre était ronde, alors que pour les Chinois, le ciel rond était posé sur la terre carrée. En outre, Fuxi et Nüwa sont accompagnés par deux soleils. Dans des tombes des Hittites datant d’il y a environ 4000 ans, on trouve des représentations similaires de deux jumeaux, garçon et fille, accompagnés par deux soleils. Ces jumeaux seraient ce que les textes hittites appellent le dieu Soleil du Ciel et la déesse Soleil de la Terre.
Une comparaison approfondie des déesses Nüwa et Athéna montrent qu'elles sont presque identiques. Ainsi, on leur attribue l'invention d'instruments de musique à vent. Une légende peu connue fait d'Athéna une donneuse d'enfants et lui attribue l'épithète de "Mère". Elle était donc une déesse de la fécondité comme Nüwa. Cette dernière était qualifiée "d'impératrice divine" et, selon certains commentateurs chinois, elle était l'épouse de Yu le Grand, fondateur de la dynastie Xia. Athéna était étroitement liée à la royauté, ce qui explique sa complicité avec des souverains tels que Cadmos, fondateur de la cité de Thèbes, ou Ulysse. Nüwa était aussi qualifiée de "grand sage" alors qu'Athéna était connue pour sa sagesse. Nüwa aurait créé les hommes avec de la vase au bord d'un étang. Athéna n'aurait rien fait de tel, mais un mythe semblable existe tout de même dans la mythologie grecque: la création des hommes avec de l'argile par Prométhée.
Selon un célèbre mythe chinois, une fille de Shennong du nom de Nüwa (où la syllabe wa est "orthographiée" de manière différente) se noya dans la mer Orientale alors qu'elle se promenait au bord du rivage. Elle se changea en un oiseau, le jingwei, qui ressemblait à un corbeau. D'après le Shuyi ji, ouvrage de la dynastie Tang, elle se serait plutôt noyée dans une rivière, or on connaît une certaine Fufei, dont le nom signifie "Epouse de Fuxi" et qui est donc identifiable à Nüwa, qui s'est noyée dans une rivière. On peut donc considérer que ces deux Nüwa sont identiques. Or selon une légende grecque racontée par Ovide, une fille de roi se promenait sur un rivage quand le dieu de la Mer essaya de la violer. Elle se changea en une corneille, oiseau voisin des corbeaux. Cette fille de roi était associée à Athéna, laquelle a été victime d'une tentative de viol commise par Héphaïstos, dieu à caractère maritime. On voit de la sorte la parenté des mythes chinois et grec.
On pourrait objecter qu'Athéna n'est nullement la sœur-épouse d'un dieu semblable à Fuxi, lequel ne possède aucun équivalent dans la mythologie grecque. Cela s'explique par le fait qu'il avait un caractère sacerdotal (les textes chinois lui attribuent l'invention de la méthode de divination exposée dans le Yi King) et que chez les Grecs, il n'existait plus de classe de prêtres.
Huangdi
Les lettrés de la Chine ancienne se souvenaient que Huangdi, l’Empereur Jaune, était l’ancêtre mythique des Rong-Chiens. Les Chinois l’ont adopté et ont fait de lui le successeur des Trois Augustes. Ils le considèrent comme le fondateur de leur civilisation. Maître du Tonnerre, il avait une résidence au sommet du Kunlun, une montagne censée se situer au centre du monde où quatre fleuves prenaient leur source. On lui attribue parfois quatre têtes, avec lesquelles il pouvait surveiller les quatre points cardinaux en même temps. Il se déplaçait en char et son véritable nom, Xuan yuan, signifiait « brancard ». D’une très grande intelligence, il sut parler quelques jours après sa naissance, et il était magicien et devin. L’un de ses ministres aurait inventé l’écriture. Il était un guerrier, qui apprit « le maniement du bouclier et de la lance », d’après l’historien Sima Qian. Il savait aussi dompter les bêtes fauves. Les Chinois lui ont associé deux frères, Shentu et Yulei, qui tuaient les démons.
Huangdi mena une lutte très dure contre Chiyou, présenté comme un fils, un petit-fils ou un ministre de Shennong. C’était un forgeron et un expert dans la fabrication des armes, qu’il aurait d’ailleurs inventées. Il a été vénéré comme un dieu de la Guerre. Huangdi utilisa contre Chiyou une armée de bêtes fauves. L’épisode le plus célèbre de la bataille est celui durant lequel Chiyou créa un brouillard épais. Le Prince du Vent, souvent associé à Huangdi, fabriqua une statue montée sur un char qui indiquait toujours le sud avec son bras droit ; elle permit aux troupes de Huangdi de s’orienter dans ce brouillard. Ensuite, Chiyou suscita un ouragan, avec des vents violents et des pluies torrentielles. Huangdi fit venir sa fille Ba, qui apportait la sécheresse. L’ouragan fut annihilé, mais Ba ne pouvant pas remonter au ciel, son père l’exila sur les territoires du Nord, qu’elle transforma en un désert. Les textes chinois situent fréquemment cette bataille en un lieu appelé Panquan, la "Source du Talus".
Selon le Guizang, un ouvrage de la haute Antiquité connu seulement par des citations, Chiyou s’attaqua au Kongsang afin d’empêcher le soleil de se lever et de plonger la terre dans une obscurité éternelle. Le mythe du combat entre Huangdi et Chiyou trouve ainsi son équivalent chez les Slaves des Balkans. Ces derniers racontaient que le dieu du Tonnerre devait affronter chaque matin une créature en forme de dragon ou de serpent, qui voulait capturer le soleil et plonger le monde dans les ténèbres. Cette créature créait des brouillards épais et des intempéries destructrices. Il s’agit sûrement du mythe le plus important des Tokhariens, qui était lié à leur vénération du soleil levant. La mention du Kongsang s’explique par une sinisation de ce mythe, car pour les Indo-Européens, le soleil se levait à partir de la mer qui entourait la terre, et non à partir d’un arbre. Dans la mythologie indienne, Indra est le vainqueur d'un dragon qui cherche à retenir les eaux ou le soleil et qui crée du vent ou un épais brouillard.
Comme le combat entre Huangdi et Chiyou est souvent situé près d'une source, il peut être rapproché du meurtre par Apollon du serpent Python, qui gardait une source sur le site de Delphes. Justement, une analyse approfondie des caractéristiques de Huangdi et d'Apollon montre que ces deux divinités étaient semblables. On peut également comparer Huangdi au dieu Lug des Celtes ou au dieu Wotan des Allemands. Lug s'est battu contre Balor et son armée de Fomoire, des créatures ne possédant qu'un œil, un bras et une unique jambe tordue. Chiyou était le chef des chimei, des démons des marais de montagne. Parmi ces derniers, se trouvaient des chui, des créatures à bras et jambe uniques. Dans le Shanhaijing, il est question de créatures à un œil ou à un bras et une jambe tordue. Lug, Apollon, Wotan ou Indra sont les héritiers d'une unique divinité proto-indo-européenne.
Xiwangmu
Une autre divinité, Xiwangmu, la Reine-Mère d’Occident, a toujours été associée aux territoires occidentaux, où vivaient les Tokhariens. C’était une déesse de la fécondité, à l’activité sexuelle intense. Elle était la gardienne des pêches d’immortalité. Elle régnait également sur les destinées humaines et sur l’ouest, qui était la terre des morts, et elle pouvait déclencher des épidémies. On peut la comparer à la déesse allemande Frija ou à la déesse scandinave Freyja. Toutes étaient probablement des hypostases de la Terre. Il semble également qu'elle ait été une forme de Nüwa, autre déesse de la fécondité, qui correspondait à la déesse Soleil de la Terre des Hittites. Toutes les deux avaient des liens avec les serpents; Xiwangmu comme Nüwa avait un rapport avec les instruments de musique à vent.
L'archer Yi
La ressemblance de l’archer Yi et du héros grec Héraclès a été remarquée depuis longtemps. Ils sont tous les deux des héros solitaires et tueurs de monstres. Comme Héraclès, Yi a exécuté un certain nombre de « travaux ». Comme Yi, Héraclès était un archer.
Yi , Houyi , Yiyi ou Pingyi est un personnage mythique de l’antiquité chinoise, remarquable archer, considéré comme le mari de Chang'e. Il est connu par de brefs passages de textes datant des Royaumes combattants aux Han, comme le Shanhaijing, le Huainanzi et le Mengzi. La légende de Houyi (son appellation la plus fréquente en Chine) s’est développée à partir de ces sources, avec de multiples variantes dans les détails au gré de l’imagination ou des intentions du narrateur.
Selon un passage du Shanhaijing repris dans le Huainanzi, Yao fit appel à lui pour abattre les neuf soleils surnuméraires apparus durant son règne. Le succès de Yi permit à Yao de devenir empereur.
Un autre passage du Huainanzi lui fait rencontrer Xiwangmu lors d’une expédition de chasse. Elle lui remet des herbes d’immortalité. Sa femme Chang'e les consomme et s’envole dans la lune dont elle devient la déesse.
Dans des sources d'esprit plus historique comme le Mengzi, il est présenté comme un Dongyi , terme général désignant les ethnies non-Huaxia de l’Est, archer d’élite. Son clan (ou territoire) est Youqiong . Vassal de Taikang , petit-fils indigne de Yu le Grand, il l’exile et le remplace par son frère Zhongkang tout en assurant la régence. Lui aussi fait des mécontents car il consacre plus de temps à la chasse qu’aux affaires publiques. Il est tué par Zhuo de Boming, seigneur de Han , lors d’une expédition de chasse. Les historiens chinois modernes estiment que Yi est la personnification d’une ethnie connue pour son talent à l’arc.
Légende de Yi
Il en existe dans les détails d’innombrables versions, qui en général rassemblent l’anecdote des soleils, l‘obtention des herbes d’immortalité et l’envol de Chang’e dans la lune.
Yi se fait une réputation en sauvant la terre de la sécheresse et des incendies en abattant les neuf soleils excédentaires. Ce n’est pas toujours Yao qui l’en charge, mais parfois la population, ou Yi lui-même qui se porte volontaire. Par la suite, marié à Chang’e, il entre en possession d’herbes ou d’un élixir d’immortalité. La rencontre de Yi et de sa femme, qui n’est pas racontée dans les sources les plus anciennes, est entièrement abandonnée à l’imagination du narrateur.
C’est le plus souvent, comme dans le Huainanzi, la déesse Xiwangmu qui remet à Yi les herbes magiques, mais dans les versions de Chine communiste datant d’avant les années 80, où Yi et Chang’e forment un couple modèle de proto-prolétaires vivant de la chasse et du travail manuel, il s’agit en général d’un ermite herboriste.
La consommation imprévue des herbes d’immortalité par Chang’e sépare à la fin les époux, car leur effet la fait s’élever dans les airs jusque dans la lune où elle réside éternellement. Parfois la responsabilité lui en incombe, elle fait preuve d’impatience et d’avidité en absorbant immédiatement la totalité d’un élixir dont une moitié appartient à son mari, qui le garde pour leurs vieux jours. Parfois la responsabilité repose sur Yi. On raconte alors qu’il fut promu empereur après son succès contre les soleils, mais devint tyrannique. C’est lui qui veut absorber les herbes pour accroître son pouvoir et Chang’e les avale pour l’en empêcher.
Une tradition folklorique moins fréquente basée sur un passage du Mengzi en fait un personnage violent ou démoniaque tué par Pengmeng , autre archer d’élite parfois présenté comme son disciple. Cette tradition, qui voit en lui un ancien chef des démons remplacé ultérieurement par Zhongkui , est expliquée par certains folkloristes chinois par l’assimilation des pratiques religieuses des minorités non-Han, dont Yi serait un représentant, à de la sorcellerie.
Yi et Héraclès
La ressemblance de l’archer Yi et du héros grec Héraclès a été remarquée depuis longtemps. Ils sont tous les deux des héros solitaires et tueurs de monstres. Comme Héraclès, Yi a exécuté un certain nombre de « travaux ». Comme Yi, Héraclès était un archer. Ne voulant pas descendre sous terre après sa mort, Yi se rendit chez la Reine-Mère d’Occident et obtint d’elle des pilules d’immortalité, mais son épouse Chang’e les lui vola. De même, Héraclès parvint à dérober les pommes d’immortalité, qui étaient la propriété de la déesse Héra, mais il les rendit sur l’injonction d’Athéna. Ces deux héros, qui auraient pu éviter la mort, eurent une fin tragique. D'après certains textes chinois, Yi fut assassiné par son épouse Fufei, qui serait donc équivalente à Chang'e, et par Han Zhuo (cité ci-dessus), l'amant de celle-ci. De même, Héraclès fut tué par son épouse Déjanire et le Centaure Nessos, qui avait essayé de la violer.
L’immortalité était un concept essentiel de la religion des Grecs et des Tokhariens. Chez Homère, les termes « immortel » et « dieu » sont synonymes. De même, la désignation tokharienne des dieux, ñäkte, signifiait probablement « immortel ».
Il importe aussi de remarquer que les « travaux » de Yi sont apparentés à la lutte de Huangdi contre Chiyou. Ainsi, Yi a tué le Grand Serpent avaleur d'astres, tandis que Huangdi a vaincu Chiyou, qui essayait d'empêcher le soleil de monter au ciel. Il en est ainsi parce que Yi est devenu roi lors d'une expédition dans le bassin du Tarim et que Huangdi était la version divine du roi. Ce même parallélisme existe dans la mythologie grecque: de même que le dieu Apollon a tué le serpent Python près d'une source, le roi Cadmos a tué un serpent qui gardait une source sur le site de Thèbes. Apollon était souvent qualifié de "souverain", ce qui n'était jamais le cas de son père Zeus.
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| dimanche 11 mars 2007, a 05:26 |
| Bleu |
Bleu
Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle varie en luminosité du cyan à une teinte plus sombre comme le bleu de Prusse (ou bleu de minuit).
Le bleu est la couleur du ciel
Composantes
Système hexadécimal : du bleu est : #0000FF
Le système hexadécimales un système de numération utilisant la base 16.
Le nom hexadécimal provient du fait qu'il utilise les 10 premiers chiffres arabes (décimal, dix) puis les 6 premières lettres de l'alphabet latin (hexa, six) : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F. L'usage de précisément ces chiffres-là fut imposé mondialement par l'entreprise américain IBM qui commença à l'utiliser depuis 1963. Il est actuellement le standard reconnu.
RVB : Rouge vert bleu (r,v,b) (0,0,255)
Rouge vert bleu, abrégé RVB ou RGB de l'anglais red green blue, est un format de codage des couleurs.
Ces trois couleurs sont les couleurs primaires en synthèse additive. Elles correspondent en fait à peu près aux trois longueurs d'ondes auxquelles répondent les trois types de cônes de l'œil humain (voir trichromie). L'addition des trois donne du blanc, lumière parfaite pour l'œil humain.
Elles sont utilisées en vidéo, pour l'affichage sur les écrans, et dans les logiciels d'imagerie.
Couplées deux à deux ces couleurs donnent les couleurs cyan, magenta et jaune secondaires en synthèse additive et primaires en synthèse soustractive.
CMJN (c,m,j,n,) ( 100,100,0,0,) Quadrichromie
La quadrichromie ou CMJN (cyan, magenta, jaune, noir) (en anglais CMYK, cyan, magenta, yellow, black) est un procédé d'imprimerie permettant de reproduire un large spectre colorimétrique à partir des trois teintes de base (le cyan, le magenta et le jaune ou yellow en anglais) auxquelles on ajoute le noir (ou khol ou black).
Le cyan, le magenta et le jaune, sont les trois couleurs primaires en synthèse soustractive, contrairement au rouge, vert et bleu (RVB ou RGB) qui le sont en synthèse additive.
Le noir est utilisé pour obtenir les gris, qui seraient plus difficiles à obtenir en mélangant les trois couleurs primaires. On peut toutefois ajouter une couleur supplémentaire au noir pour accentuer les nuances de gris (une encre brune ou orangée par exemple). Ce procédé est utilisé notamment dans les ouvrages de photographies en noir et blanc. De même, il est possible d'ajouter une couleur supplémentaire (en général du cyan) afin d'imprimer un noir plus intense. C'est ce que l'on appelle un noir soutenu.
L'ajout du noir permet surtout de mieux contraster les images et de produire des textes plus nets. Le noir étant une couleur moins coûteuse à fabriquer que les autres teintes, son utilité est non seulement d'ordre esthétique mais économique : à chaque fois que le mélange des trois couleurs donne une nuance de noir ou de gris, la séparation quadri retire les couleurs CMJ et les remplace par du noir. On appelle cette substitution le "retrait de sous-couleur". Il est évidemment paramétrable selon la qualité du résultat final que l'on souhaite obtenir.
En pratique, on ne peut pas obtenir toutes les couleurs possibles en quadrichromie. Il faut donc faire attention pour les images de synthèse destinées à l'impression ! Dans les palettes de Photoshop, par exemple, un point d'exclamation signale les couleurs « non imprimables ».
TSL (t,s,l) (240°,100%,100%)
TSL (teinte, saturation, lumière) ou HSL (hue, saturation, light) ou HLS (hue, light, saturation) est un espace de représentation des couleurs.
Contrairement aux espaces RVB et CMYK, le système HLS est indépendant du support. On code la teinte suivant l'angle qui lui correspond sur le cercle des couleurs :
0° ou 360° : rouge
60° : jaune
120° : vert
180° : cyan
240° : bleu
300° : magenta.
Particularités
Il s'agit de l'une des trois couleurs primaires dans la synthèse additive. Le cyan qui est une nuance de bleu est également l'une des trois couleurs primaires dans la synthèse soustractive (imprimerie, peinture).
Bien que le ciel et la mer soient bleus, cette couleur est rare dans la nature : par exemple il y a beaucoup moins de fleurs bleues que fleurs rouges ou jaunes. Par ailleurs il faut noter que l'œil humain discerne moins de nuances dans le bleu qu'il n'en discerne dans les autres couleurs.
Ainsi, avant l'arrivée des pigments de synthèse, les pigments bleus étaient plus rares et plus coûteux. C'est pourquoi cette couleur symbolisait la richesse.
Cette difficulté à produire du bleu s'est avérée encore récemment au niveau des Diodes électroluminescentes. Les premières diodes lumineuses (rouges et vertes, puis jaunes et oranges) ont été inventées et produites dans les années 60, mais il a fallu attendre la fin des années 90 (plus de 30 ans !) pour que l'on parvienne à produire des diodes bleues.
C'est une couleur qualifiée traditionnellement de froide par opposition aux couleurs chaudes (jaune, orange, rouge) qui sont les couleurs du feu.
Pigments
La guède, plante d'Europe dont les feuilles contiennent de l' indigotine, utilisée dès les celtes et dont le broyat forme le pastel ;
L'indigotier, arbuste venant d'Inde, d'Afrique, d'Amérique ou du Moyen-Orient, dont on extrait l'indigo, teinture de meilleure qualité que la guède et ayant supplanté cette dernière au XIXe siècle ;
Le lapis-lazuli, pierre dure, venant d'Orient, utilisé sous forme de broyat
Oxydes et silicates de cuivre.
Le Bleu de Prusse, découvert en 1704 à Berlin par Heinrich Diesbach et Johann Conrad Dippel. Il est produit par réaction de la potasse sur du sulfate de fer. Il parvient à supplanter l'indigo à la fin du XIXe siècle, malgré une résistance médiocre à la lumière.
De nos jours, il s'agit essentiellement de colorants de synthèse.
Bleu Klein En 1960, l'artiste Yves Klein a breveté une sorte de bleu particulièrement profond, sous le nom International Klein Blue (IKB). Entre 1960 et 1961, Klein a peint quinze monochromes en bleu IKB, dont l'un des plus célèbres, IKB 3, est exposé au centre Georges-Pompidou à Paris.
Bleu du ciel
Une partie du rayonnement électromagnétique émis par le soleil est réfléchie par l'atmosphère terrestre, y compris des rayonnements visibles (lumière). Une autre partie pénètre cette atmosphère, et éventuellement la traverse, plus ou moins directement, jusqu'à atteindre l'œil d'un observateur. L'atmosphère terrestre diffuse les rayonnements provenant du soleil, d'autant plus que leur longueur d'onde est courte (ce qui correspond, dans le spectre visible, aux couleurs proches du violet).
Lorsque nous dirigeons notre regard vers le soleil ou au voisinage de celui-ci, nous percevons les rayonnements les plus directs : ce sont ceux de grande longueur d'onde (couleur tendant vers le rouge), moins diffusés par l'atmosphère.
Lorsque nous dirigeons notre regard ailleurs dans le ciel, nous percevons des rayonnements dont la trajectoire à partir du soleil est très indirecte : ce sont ceux de courte longueur d'onde (couleur tendant vers le violet), très diffusés par l'atmosphère
Expressions, déclinaisons et usages
En héraldique, le bleu s'appelle azur.
Le bleu est la couleur des vêtements des policiers en tenue et des gendarmes en France et dans d'autres pays.
C'est la couleur du bouchon des bouteilles de lait demi-écrémé (en opposition au rouge pour le lait entier).
Une petite pastille bleue placée en son milieu indique le robinet d'eau froide (en opposition au rouge pour l'eau chaude). Autrefois réalisée en céramique ou en porcelaine, c'est aujourd'hui une petite pastille en plastique.
À l'armée, et dans certains milieux professionnels, un «bleu » est un débutant, une jeune recrue sans expérience (on dit aussi « bleu-bite » ou « bleusaille ») ;
se faire avoir comme un bleu : comme un débutant
un bas-bleu : femme intellectuelle, écrivaine (péjoratif)
Avoir le sang bleu est le signe de la noblesse, pas seulement en référence à celle des yeux mais qu'une peau peu mélanisée permet de voir plus nettement le réseau des veines ;
Ventre bleu, palsambleu, corbleu, maugrebleu, parcorbleu, morbleu, parbleu, sacrebleu, tubleu, vertubleu et autres jurons formés d'une altération volontaire de "nom de dieu", afin d'éviter un sacrilège (on le pense mais on ne le dit pas) ;
Un col bleu (de travail) est un ouvrier alors qu'un col blanc est un employé (de bureau) ;
Être « fleur bleue » : être naïf, rêveur ou romantique ;
Le ruban bleu est le symbole pour un record de rapidité notamment la traversée de l'Atlantique en bateau ;
En informatique c'est la couleur de référence d'IBM («Big Blue») et ce fut un temps celui des fonds d'écran de l'OS de Microsoft avant l'avènement de Windows ;
Un écran bleu est une erreur fatale du système d'exploitation Windows ;
Dans les sports collectifs comme le football, « les Bleus » désigne l'équipe nationale de France, d'après la couleur du maillot ; entre 1914 et 1941 (lorsqu'elle fut assimilée aux alliés après la déroute de 1940) ce fut la couleur de l'uniforme de l'armée française et donc indirectement celle de la majorité à la chambre des députés de 1919 ;
Dicton : « les yeux bleus vont aux cieux, les yeux gris au paradis, les yeux verts en enfer, les yeux noirs au purgatoire. »
« Yeux bleus : yeux d'amoureux »
Le grand bleu désigne l'océan, la grande bleue la mer ;
Tarbouch, Tarbouche : Coiffure portée par les hommes au Moyen-Orient (notamment en Égypte et en Turquie), qui se compose d'un bonnet en drap rouge entouré d'un turban généralement blanc orné d'un gland bleu en soie.
Le « blues » (« bleu » en anglais) est un état de mélancolie (spleen) ;
Le « blues » est aussi un genre musical ; la « note bleue » (blue note) est la quatrième note de la gamme blues (quarte augmentée), qui la distingue de la gamme pentatonique mineure ;
Le bleu de méthylène est un produit utilisé en biologie pour la coloration des cellules en vue de leur observation, et en médecine comme antiseptique ;
Le bleu de bromothymol est un indicateur coloré chimique employé pour déterminer l'acidité (le pH) d'une solution.
Le bleu est utilisé comme couleur pour les liens hypertextes.
Au billard, le « bleu » est une craie qui permet à la queue d'adhérer sur la blanche pour lui donner des effets.
Le « compteur bleu » EDF lancé dans les années 60. Le tarif bleu de l'EDF.
Les cartouches de la marque Camping gaz sont bleues. La couleur bleue est associée au gaz car celui-ci produit une flamme bleue durant sa combustion.
Le « train bleu » était le nom générique donné aux trains de nuit de la SNCF et d'autres compagnies (Compagnie Internationale des Wagons-Lits par exemple), les wagons étant de couleur bleu nuit. Ce fut également le nom d'un tramway de couleur bleue faisant la ligne Lyon - Fontaines - Neuville.
Avec le noir et le vert sombre, le bleu est une des trois couleurs généralement utilisées pour les sacs poubelles de grands volumes.
Avec le rouge, le jaune et le vert, le bleu est l'une des quatre couleurs adoptées par la communauté européenne pour les conteneurs et poubelles du tri sélectif. Les conteneurs bleus sont en principe destinés à recevoir les magazines, journaux, annuaires et prospectus (pour le recyclage du papier).
La marque allemande Blaupunkt (connue pour ses autoradios) a pour symbole un point bleu sérigraphié sur ses appareils. Blaupunkt signifie exactement point bleu en allemand.
Par analogie et par métonymie
En bobologie, un « bleu » est une ecchymose, un épanchement de sang situé sous la peau, souvent dû à un traumatisme (choc, coup).
En imprimerie, un bleu est une épreuve monochrome ou les valeurs de gris deviennent des valeurs de bleus servant au calage des maquettes entre autres, car les émulsions utilisées par les photograveurs ne sont pas sensibles à la couleur bleue. Les bleus ont longtemps été utilisés pour la mise en couleurs des bandes dessinées. L'utilisation des bleus a perdu de son importance avec les pratiques numériques.
Or bleu : richesse représentée par la mer et le tourisme qui y est lié.
« Les Bleus » désigne l'équipe de France de football.
Le bleu de chauffe, le bleu de travail, est un vêtement de couleur bleue utilisé pour les travaux salissants. La salopette de Coluche était à rayures bleues et blanches.
Le Grand Bleu est un film d'aventure franco-italien réalisé par Luc Besson.
Trois Couleurs : Bleu est un film de Krzysztof Kieślowski, premier volet de la trilogie Bleu/Blanc/Rouge.
Le Train bleu (The Mystery of the Blue Train) est un roman policier écrit par Agatha Christie.
Le Lotus bleu est un album de bande dessinée de la série Les aventures de Tintin et Milou.
Le Ruban bleu créé en 1860 est une compétition entre compagnies maritimes transatlantiques devenue par la suite une course de catamarans.
En gastronomie
Parmi les fromages, les « bleu » sont des fromages dont la pâte contient des champignons formant des veines bleues, comme le Bleu de Bresse ; voir l'article Fromages à pâte persillée ;
Le bleu est une cuisson juste grillée sur les deux faces et tiède au centre (steak) ;
Une truite est dite cuite au bleu lorsqu'elle est pochée dans du vinaigre ce qui fait virer sa couleur au bleu. La méthode de la cuisson au bleu exige que la truite vienne d'être tuée juste avant sa cuisson. La fermeté et la saveur de la truite sont ainsi conservées.
Un cordon bleu est un fin gastronome.
Symbolique Dans l'hindouisme, la divinité Krishna, dont le nom signifie bleu-noir, est présenté sous les traits d'un homme à la peau bleue.
Le bleu devient couleur royale depuis les capétiens (le sang bleu).
Le bleu est généralement une couleur associée aux garçons, par opposition au rose pour les filles.
En politique française, elle symbolise les milieux plutôt conservateurs. Aux États-Unis d'Amérique c'est l'inverse, puisqu'elle symbolise les démocrates (gauche) alors que le rouge symbolise les républicains (conservateurs).
Dans les guerres de Vendée, pendant la Révolution française, le nom de Bleus fut donné aux soldats de l'armée républicaine par les royalistes, à cause de la couleur de leur uniforme.
Le bleu est une couleur qui symbolise la paix, le calme et la volupté. Elle nous rappelle le ciel et invite à l'évasion spirituelle. C'est pourquoi les drapeaux de l'ONU et de l'Europe sont bleus, les soldats de l'ONU ont le surnom de « casques bleus ».
Cette couleur est également symbole de fraîcheur et de pureté. Raison pour laquelle les produits d'entretien pour les WC ou les vitres sont généralement colorés en bleu. Les lessives contiennent également des grains bleus censés donner plus de blancheur au linge (en fait une légère coloration bleue compense le jaunissement des tissus blancs). Les cachets effervescents destinés à nettoyer les appareils dentaires sont aussi colorés en bleu.
Dans le code de couleurs des résistances électriques et des condensateurs, la couleur bleue correspond au chiffre 6, au multiplicateur x106, à une précision de 0,25% et à un coefficient de température de 10ppm. Dans la norme CEI 60757, on le nomme BU (abréviation de blue).
Dans la signalisation routière, les panneaux à fond bleu indiquent une obligation.
En électricité ,en monophasé, le fil bleu correspond au neutre, et le rouge à la phase . en triphasé : bleu = neutre , rouge = phase1, noir=phase2, marron = phase3,vert et jaune = fil de terre.
Ceinture bleue : Grade d'apprentissage du judo et du karaté
correspondant au 2e kyu (8e niveau).
Le ruban bleu est un symbole pour un record de rapidité, notamment la traversée de l’Atlantique en bateau.
Dans la théorie ésotérique des « 7 Rayons » le « Rayon Bleu » serait le rayon de l'archange Michaël.
Bibliographie
Michel Pastoureau, Bleu. Histoire d'une couleur, éditions du Seuil, octobre 2000. ISBN 2020557258
Annie Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur. Le Bleu, Paris, CNRS Editions, 1998, nouvelle édition 2004.
En 2003, Lewis Trondheim sort une bande dessinée à la couverture monochrome bleue ne portant aucune inscription. Très controversé, cet ouvrage édité par L'Association ne comporte aucun texte et montre ce qui semble être les aventures d'organismes unicellulaires. Ses dimensions réduites et son faible nombre de pages (30) le classe définitivement en marge de la production classique de bandes dessinées.
ISBN 2-84414-143-9
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| mercredi 07 mars 2007, a 09:24 |
| Le Ciel |
Le Ciel
Le ciel est l'atmosphère de la Terre telle qu'elle est vue par les êtres humains depuis le sol de la planète.
Le mot ciel vient du latin caelum qui implique une forme circulaire et contient une connotation de pureté et de perfection harmonieuse.
Le ciel (espace)
Le ciel est l'espace accessible à l'observation terrestre limité par l'horizon. Le ciel a l'aspect d'une voûte ou d'un hémisphère, raison pour laquelle on parle de "voûte" ou de "sphère" céleste. Du fait de la rotation terrestre, le ciel entier présente un mouvement rotatoire apparent autour de l'axe de la Terre. C'est ce mouvement qui fait que les astres se lèvent à l'est, culminent au méridien, et se couchent à l'ouest. La période de ce mouvement, appelée jour sidéral, est de 23 heures 56 minutes et 4,09 secondes.
Le ciel, de jour et de nuit
À cause du Soleil, le ciel diurne est complètement différent du ciel nocturne. Durant le jour, la brillance du Soleil inonde le ciel et fait disparaître la lumière provenant d'autres corps célestes. La lumière du Soleil a une couleur blanche jaunâtre, mais couvre l'ensemble du spectre . L'atmosphère de la Terre diffuse la lumière du Soleil dans toutes les directions, et plus particulièrement la longueur d'onde bleue ce qui donne au ciel sa couleur (Voir l'article : Couleur du ciel et Diffusion Rayleigh). Par conséquent, le Soleil nous apparaît jaune car la partie bleue de son spectre a été diffusée. En effet depuis l'espace, le soleil est blanc. Le bleu et le jaune constituent des couleurs complémentaires.
Par contraste, le ciel nocturne est privé de la lumière du Soleil. Par conséquent, il fait noir, ce qui nous permet d'observer des milliers d'étoiles scintiller dans le ciel. Les étoiles sont toujours présentes durant la journée (les plus brillantes sont visibles à l'aide d'un télescope), mais ne peuvent être vues, car le Soleil leur fait concurrence.
Le paradoxe d'Olbers, dit « du ciel de feu », est une contradiction apparente entre le ciel noir de la nuit et une infinité d'étoile dans un univers infini.
Le ciel dans l'Histoire
Les Anciens se figuraient le ciel comme solide et le représentaient par une figure d'homme tenant à deux mains un voile déployé au-dessus de sa tête.
Les Gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête.
Ciel et religion Dans certaines religions, le ciel est l'endroit où vivent les dieux (Notre Père qui êtes aux cieux...), ou désigne l'au-delà. Au pluriel : des cieux (il y a 7 cieux chez les musulmans : voir Miraj).
Dieu est un mot hérité du latin deus, lui même issu d'une racine indo-européenne *Dyeus Pitar, « Père Ciel brillant ».
Zeus tire également son nom de dyeus (dieu du ciel).
Jupiter signifie littéralement « Père des cieux », de la racine indo-européenne *Dyeus pater ("dieu du ciel").
Dans la mythologie grecque, Ouranos (en grec ancien Οὐρανός, « ciel étoilé, firmament ») est une divinité primordiale personnifiant le Ciel. Il est le fils de Gaïa (la Terre).
Nout est la déesse égyptienne du ciel.
Expressions À ciel ouvert : en plein air.
Entre ciel et terre : en l'air.
Être au septième ciel : jouir d'un grand bonheur
Remuer ciel et terre : tout mettre en œuvre pour atteindre un but.
Tomber du ciel : arriver inopinément et généralement à propos.
Ciel, mon mari ! : ledit mari arrive inopinément et généralement non à propos…
Couleur du ciel
Une partie du rayonnement électromagnétique émis par le soleil est réfléchie par l'atmosphère terrestre, y compris des rayonnements visibles (lumière). Une autre partie pénètre cette atmosphère, et éventuellement la traverse, plus ou moins directement, jusqu'à atteindre l'œil d'un observateur. L'atmosphère terrestre diffuse les rayonnements provenant du soleil, d'autant plus que leur longueur d'onde est courte (ce qui correspond, dans le spectre visible, aux couleurs proches du violet).
Lorsque nous dirigeons notre regard vers le soleil ou au voisinage de celui-ci, nous percevons les rayonnements les plus directs : ce sont ceux de grande longueur d'onde (couleur tendant vers le rouge), moins diffusés par l'atmosphère.
Lorsque nous dirigeons notre regard ailleurs dans le ciel, nous percevons des rayonnements dont la trajectoire à partir du soleil est très indirecte : ce sont ceux de courte longueur d'onde (couleur tendant vers le violet), très diffusés par l'atmosphère.
Lumière du ciel nocturne
La lumière du ciel nocturne est la très faible émission de lumière visible par l'atmosphère de la Terre, empêchant ainsi une nuit d'être jamais totalement noire. Elle est causée par divers phénomènes physiques se produisant dans la haute atmosphère. Elle fut remarquée pour la première fois en 1868 par l'astronome suédois Anders Jonas Ångström.
L'origine de la lumière nocturne est complexe et dérive de plusieurs phénomènes distincts :
La chimiluminescence ( La chimiluminescence est un phénomène de réaction chimique ayant pour conséquence la production de lumière. Une réaction de ce type est l' oxydo-réduction du luminol (3-aminophthalhydrazide) par l'eau oxygénée, par exemple, ou un quelconque hydroxyde.) est le processus qui contribue le plus à la luminosité totale. Elle résulte des réactions chimiques entre diverses molécules dans la thermosphère. Le Soleil casse certaines de ces molécules pendant le jour et leur recombinaison nocture est accompagnée d'une émission lumineuse.
L'excitation de l'atmosphère par des rayons cosmiques.
La recombinaison d'atomes ionisés par le Soleil pendant le jour conduit également à produire de la lumière visible (de manière similaire aux aurores polaires).
Pollution lumineuse
L’expression pollution lumineuse est utilisée à la fois pour désigner la présence nocturne anormale et/ou gênante de lumière (on parlera alors plutôt de « nuisance lumineuse ») et les conséquences de l'éclairage artificiel, nocturne, sur la faune, la flore, la fonge (le règne des champignons), les écosystèmes ou parfois des effets suspectés ou avérés sur la santé humaine.
Comme celle de pollution du ciel nocturne qui la remplace parfois, la notion de pollution lumineuse (light pollution en anglais) est récente : apparue dans les années 1980, elle a évolué depuis.
Cette notion a originellement été portée par des astronomes nord-américains puis européens et par leurs organisations représentatives (Association française d’Astronomie en France, Darsky.org en Amérique du Nord..), puis par d’autres acteurs confrontés à une dégradation rapide de l’environnement nocturne ; écologues, aménageurs, énergéticiens, médecins, universitaires, juristes, éclairagistes, agences impliquées dans le champ du développement durable se sont inscrits dans ce nouveau champ d'étude et de travail.
Traductions
afrikaans : hemel
allemand : Himmel
anglais : sky , heaven
anglo-saxon : hefon , heofon , wolcen
arabe : السماء
catalan : cel
danois : himmel , himmerig
espagnol : cielo
espéranto : ĉielo
finnois : taivas
frioulan : himel , loft
frison : himel , loft
féroïen : himin , himmal
gaélique écossais : adhar, iarmailt
hongrois : ég , égbolt
hébreu ancien : שמים masculin
indonésien : angkasa , langit
islandais : himinn
italien : cielo
kinyarwanda : juru (ijuru)
latin : aether , aethra , axis , caelum
maya yucatèque : ka’an
norvégien : himmel
néerlandais : hemel , lucht
papiamento : shelo , shelu
polonais : niebo
portugais : céu , alturas , olimpo
roumain : cer
russe : небо (nebo)
suédois : himmel , sky
tagalog : lángit
tchèque : nebe
zoulou : ilizulu , izulu
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| dimanche 04 mars 2007, a 12:00 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur |
Provence-Alpes-Côte d'Azur Provence-Alpes-Côte-d'Azur est une région administrative française, dans le sud-est. Elle est souvent désignée par l'acronyme PACA ou Paca mais ce nom artificiel est contesté par une partie des habitants. Son nom en occitan provençal est [pʀuˈvɛⁿsɔ ˈaw ˈkɔstɔ d aˈzyʀ], écrit Provènça-Aups-Còsta d'Azur (norme classique) ou Prouvènço-Aup-Costo d'Azur (norme mistralienne) .
Elle est limitrophe de l'Italie dont elle est séparée par les Alpes méridionales. Au nord, elle voisine avec la région Rhône-Alpes et à l'ouest avec le Languedoc-Roussillon dont le Rhône marque la limite. PACA est baignée au sud par la mer Méditerranée. Provence-Alpes-Côte-d’Azur regroupe six départements issus des provinces d'Ancien Régime de Provence et du Dauphiné. Une partie de Vaucluse est issu de l'annexion du Comtat Venaissin pendant la période révolutionnaire et la majeure partie des Alpes-Maritimes du rattachement du Comté de Nice à la France pendant le Second Empire. Les armoiries du conseil régional rappellent la Provence et le Dauphiné, ainsi que le comté de Nice.
Histoire
Colonisée déjà par les Grecs, la région faisait partie de la province romain transalpin dénommé Provintia Romaine, et, postérieurement, Napolitaine, d’où il dérive le nom actuel, du latin Provintia.
Il fut dominée successivement par différents villages germaniques comme les ostrogoth, les burgondes et les francs. Dans l'an 879 dC l'aire fut incorporée au royaume de Provence, quelquefois appelé la Bourgogne Cisjurana, ou Cisjurásica, et dans le siècle X au royaume d'Arles.
Au commencement du siècle XII il fut soumis à la juridiction des comtes de Barcelone et pendant le gouvernement de Pedro II. Postérieurement il perdit toute autonomie, restant soumise à la Maison d'Anjou que gouverna le territoire depuis 1245 jusqu'à 1482, quand la région tomba sous le domaine du roi Luis XI de la France, étant annexée en 1486. Provence eut rang provincial jusqu'à la Révolution française, moment en le que la région fut distribuée entre différents départements français. À l'heure actuelle son territoire fait partie de la région administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Géographie
Située dans le sud-est, entre la frontière italienne et le Rhône, bordée par la Méditerranée, Provence-Alpes-Côte d’Azur présente un territoire des plus beaux et des plus variés. Terre de contrastes, elle s’étend des plaines du bas Rhône et de la Durance aux hautes vallées glacières du nord. Composée de six départements, peuplée de 4,7 millions d’habitants, elle est la troisième région de France par sa population. Terre de contrastes aussi par un peuplement inégalement réparti, dense sur la côte, rare en montagne. Son patrimoine naturel remarquable, sa qualité de vie, son dynamisme constituent quelques-uns de ses atouts. Attractive, la région sait protéger son environnement.
Le territoire n’est pas immense : 5,8 % de la superficie nationale, et pourtant que de richesses concentrées dans ce coin du sud-est. Que de variétés sur ces 31 399 Km² ! Provence-Alpes-Côte-d’Azur est la région de France la plus dotée en espèces animales et végétales. Le climat méditerranéen entraîne une faune et une flore différente des régions plus au nord ou à l’ouest de la région. La végétation est en effet majoritairement composée de pinède, maquis, garrigue et chênes verts près des littoraux. Le climat méditerranéen permet a cette région de se spécialiser dans certaines activités économiques telles que la culture de la vigne, la production de vins (notamment les rosés) ainsi que la culture de la lavande et des oliviers. Autant de richesses qui ont fait connaître la région à travers le monde par ses traditions. D’autres traditions existent comme la production de vaisselles et de nappes, de savons et produits cosmétiques, la pêche et bien sur tout ce qui concerne le tourisme. Le grand littoral méditerranéen est un atout économique (ports…) et touristique ainsi que le paysage de montagne notamment en hiver grâce au succès des sports d’hiver. De nombreux monuments (2230) dont beaucoup d’historiques tels que les châteaux forts répartis dans toute la région, surtout dans les villes et également des mémoires aux soldats du débarquement et à de fortes personnalités. La région a également un climat montagnard plus au nord avec comme végétation la taïga en montagne, avant la disparition de la végétation à une certaine altitude. Culturellement, la Provence fait partie de l’ensemble des pays d’Oc (et sa langue « accent du midi » sous l’influence des Catalans et des Italiens) et possède une culture profondément latine et méditerranéenne : les habitudes alimentaire y sont particulièrement parfumées. Quelques sports particuliers y sont nés tel que le jeux de boules (la pétanque)... « lou prouvençau es uno lengo entre-mitan di lengo latino »= le provençal est une langue au milieu des langues latines.
D’ouest en est, 833 Km de côtes, de littoraux bordent la Méditerranée, les Alpes et la Côte d’Azur. Ils concentrent population, activités économiques, attrait touristique et beautés naturelles. Entre les régions littorales du sud et la montagne, des espaces assez étendus et discontinus : c’est la Provence intérieure, les collines, les coteaux chers à Jean Giono. Un autre avantage consiste à dire que la région connaît donc à la fois la chaleur et la fraîcheur avec deux climats (méditerranéen et montagnard) et tout cela à une distance d’une centaine de kilomètres à peine. Par ailleurs, 38% de la région est composée de forets (1 200 000 hectares).
Pour préserver faune, flore et paysages, maintenir des équilibres naturels menacés, des parcs, des réserves, des conservatoires, ont été crées. 23 % de la surface de la région sont protégés. Depuis 1998, PACA a lancé quatre nouveaux projets de Parcs naturels régionaux.
4 Parcs naturels régionaux : le Lubéron, le Queyras, le Verdon, la Camargue.
3 Parcs naturels nationaux : les Écrins, le Mercantour, Port-Cros.
Des conservatoires et réserves : les Alpilles, les calanques…
D’autres mesures comme la gestion intégrée des zones côtières
Provence-Alpes-Côte-d’Azur compte 963 communes, mais seules trente-quatre ont plus de 20 000 habitants. C’est une région très urbanisée avec 4,7 millions d’habitant. 90 % de la population réside dans les trois grandes métropoles, Marseille, Nice et Toulon et dans les nombreuses villes moyennes de plus de 20 000 habitants.
La région compte 4 agglomérations de plus de 200 000 habitants sur 29 recensées en France. C’est l’une des régions les plus urbanisées du pays. Une urbanisation qui se fait de moins en moins dans les grandes villes (Marseille et Nice), 50 % des actifs préférant vivre dans les petites et moyennes communes de l’arrière-pays. Au centre de l’arc méditerranéen, son positionnement est un atout. Son environnement naturel et culturel en fait la première région d’accueil pour les touristes français, la deuxième pour les touristes étrangers. 64 000 habitants ont migré dans la région depuis 4 ans.
Relief
Il comprend zones de grande montagne, constituées par le bras sud oriental de l'arc alpin, chaînes côtières qu'isolent plaines littorales, et dans sa partie occidentale, zones de plaine dans le rez-de-chaussée clôture du Rhône qu'il débouche dans un delta marécageux, la Camargue. Le point le plus grand de la région est La barbouille situe donne Écrins, dans les Hautes-Alpes.
Climat
Le climat, de type méditerranéen, est très influencé par le vent du nord, le mistral. Le climat privilégié de la région n'est pas si seul une légende: températures tièdes et pluies peu abondantes.
L'été
Le champ provençal et le littoral méditerranéen deviennent placés sous un soleil ardent. Les températures dépassent souvent les 30 ° C à la moitié du jour, étant les nuits agréables avec une température d'environ 20 ° C.
Dans les Alpes du Sud, les vallées comptent sur grandes températures, néanmoins l'air devient plus de frais avec l'altitude. Étant donné que dans le littoral, ils prédominent le soleil et le bleu du ciel.
L'hiver
L'hiver est la gare froide et beaucoup de fois exposée au soleil. Dans les plaines et dans le littoral, les températures peuvent fluctuer entre - 10 ° et 10 °, c'est à dire de 15 à 20 ° en jours exposés au soleil sans vent.
Le Mistral, ce vent froid qui vient du Nord et il débarrasse au ciel de tout nuage, il provoque la descente soudaine de la température. En montagne, les nuages sont aussi rares comme le soleil et, souvent, il abonde la neige. Fréquemment, les températures sont négatives.
Le printemps et l'automne
Le printemps et l'automne, les pluies sont moins sèches, souvent, plus abondantes, mais de courte durée. Fréquemment, le mistral souffle de mars à mai.
Néanmoins, ils ne sont pas rares les jours tièdes, en sujet à mois de mai et au commencement de l'automne.
Économie
Provence-Alpes-Côte-d’Azur est dynamique, performante. Troisième région économique de France, à la pointe en matière de recherche et de développement (3ème aussi), riche de 8 pôles de compétences, première région française pour l’accueil de touristes français, deuxième pour l’accueil de touristes étrangers. La Région encourage les initiatives, propose des partenariats aussi bien avec le Plan régional pour l’emploi, qui vise à créer 10 000 emplois d’ici 2010, qu’en soutenant les grands projets comme ITER.
La Région ne manque pas d’atouts pour réussir. Parmi les plus performantes de France, les indicateurs économiques la situent dans le peloton de tête. Troisième région économique de France, un taux de croissance performant de 4,1 pour cent (supérieur de 1 point à celle du pays), un Produit Intérieur Brut qui la situe aussi en 3e position, leader au plan national pour l’accueil des investisseurs étrangers : il y a du dynamisme en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. À la vitalité de son tissu économique, s’ajoute la qualité de son patrimoine naturel et culturel, la diversité et la beauté des paysages, de ses manifestations et des produits locaux. Ainsi accueille-t-elle 35 millions de touristes. Le tourisme génère 170 000 emplois et 7,7 milliards d’euros de dépenses, ce qui place la région en deuxième position touristique de France (1ère pour le nombre de touristes français), 300 festivals culturels dans la région l’été avec près de 2 000 spectacles programmés. L’industrie (11 % de l’emploi) est essentiellement représentée par deux secteurs importants : l’agroalimentaire (l’une des premières régions françaises) et la pétrochimie avec le secteur Fos-Étang de Berre (30 % de la production nationale de traitement de pétrole). La part que représente notre région par rapport au potentiel scientifique et technologique national est de 7 pour 100. 80 000 entreprises artisanales en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, dont 30 000 dans le bâtiment et 10 000 dans l’alimentation soit près de 10 % de l’artisanat français. 2 875 tonnes de production d’huile d’olive dans la région, soit les 2/3 du volume national. Provence-Alpes-Côte d’Azur est bien équipée en moyens de communication: elle possède le premier port maritime de France (le port autonome de Marseille) et deux des plus importants aéroports internationaux de France (Nice-Côte-d’Azur et Marseille-Provence). Enfin 35% de la fabrication nationale de puces et semi-conducteurs est produite dans notre région.
La Région n’échappe pas pour autant au phénomène des délocalisations ou des fermetures d’entreprises. Avec près de 210 000 chômeurs, la situation demeure préoccupante. La région se veut être solidaire et trouvera 10 000 emplois d’ici 5 ans pour eux.
Soutenue par la Région dès le début (elle a adopté le principe d’une aide de 152 M € sur 10 ans) la décision d’implanter ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) à Cadarache au nord d’Aix-en-Provence, signe la reconnaissance des potentialités du site et de la région. Car ce projet est d’envergure mondiale. La communauté scientifique doit travailler à une nouvelle source d’énergie. Il renforce la place de la recherche dans la région qui avec déjà 14 000 chercheurs ou enseignants chercheurs, 6 universités, 6 technopôles, se situe parmi les toutes premières du pays. Le futur, c’est aussi le numérique. Leader dans le domaine du multimédia et de la haute technologie grâce à la présence de plusieurs pôles de compétences. On peut citer l’École de l’Internet à Marseille, le 1er pôle européen de recherche et des technologies de l’information à Sophia-Antipolis, 40 % de la microélectronique française à Rousset (Bouches-du-Rhône), l’optique photonique qui représente 20 % du potentiel national, les biotechnologies, l’aéronautique (Eurocopter est le 1er exportateur mondial d’hélicoptères) etc.
Les pôles de compétitivité ont pour objectif de réunir sur un territoire rapproché des entreprises, des centres de formation et des unités de recherche. Dans la région, 8 pôles ont été retenus, dont un pôle mondial « solutions communicantes sécurisées ». Un projet à vocation mondiale concerne la mer : sécurité et sûreté. Sont labellisés pôles de compétitivité de Provence-Alpes-Côte-d’Azur : optique photonique (POPSUD), fruits et légumes (pôle européen d’innovation), gestion des risques et vulnérabilités territoriales (Euro pôle de l’Arbois), parfums, arômes, senteurs, saveurs (pays de Haute-Provence/Grasse), énergie non génératrice d’effet de serre (CEA), Trima tec (valorisation du savoir-faire de la filière nucléaire française) en partenariat avec Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes.
Culture : Berceau du cinéma
La Provence-Alpes-Côte d'Azur est le berceau du cinéma. Les frères Lumière qui possédaient une belle maison à La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône firent leurs premiers films cinématographique avec ceux tournés à leur usine de Lyon. Le train entrant en gare de La Ciotat, L'arroseur arrosé et bien d'autres. La première salle de Cinéma de l'histoire L'Eden se situe dans cette ville. L'Eden est toujours présent et est classé monument historique. Un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours pour sa réhabilitation. La première projection publique du Cinématographe y eu lieu le 28 septembre 1895. Michel Simon tombera amoureux de cette ville. Il achètera une maison aujourd'hui propriété de la commune et de l’association « Les Amis de Michel Simon ». La Provence a connu bien d'autres aventures avec ces Précurseur du cinéma. Le matériel d' Auguste et Louis Lumière à l'arrivée de la guerre a été sauvegardé dans une maison à Signes. Marseille a eu ses studios de cinéma. De nombreux films ont été réalisé dans les villes et villages. Le fameux Napoléon d'Abel Gance tourné en Cinérama, l'ancêtre du cinémascope en 1927 à La Garde var. La Femme du boulanger, de Marcel Pagnol tourné au village de Le Castellet, est le plus connu des années avant 1940. Il est resté sept ans à l'affiche à New-York. Et arrive l'époque 1946 ou Orson Welles vient à Toulon ville natale de Raimu pour le voir. Il rencontre Marcel Pagnol qui lui annonce qu'il arrive une semaine trop tard. Orson Welles dira: "c'est dommage car il était le plus grand de nous". La région depuis le début du cinéma possède une histoire très riche et l'activité dans ce domaine continue, en regrettant toutefois la mise en sommeil des studios de la Victorine à Nice. Les tournages, les festivals, principalement le Festival de Cannes le plus connu mondialement, permettent à la région de constituer une plaque tournante essentielle du 7ème art.
Démographie
Certains journalistes appellent les habitants de Provence-Alpes-Côte-d'Azur ou PACA les Pacaïens, gentilé jugé discutable, discuté et artificiel par ceux qui se nomment plus volontiers Provençaux, Azuréens voire Dauphinois dans les Hautes-Alpes. En effet, la région PACA n'a pas à proprement parler d'unité historique ou culturelle.
La région PACA est constituée des 6 départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, des Hautes-Alpes, du Var, et de Vaucluse.
Gastronomie
Des gambas, des Herbes, Bouillabaisse, des légumes mûris dans le soleil, des olives, 'huile d'olive etc. sont typique pour la Côte d’Azur.
(+ Sardines à l'escabèche, Soupe au Pistou ,Soupe de favouilles , Pissaladière , Salade Niçoise , Riavolis à la Niçoise, Gigot d'agneau aux herbes , Escargots à la Provençale , Pieds et paquets , Tomates provençale , Oursinade marseillaise , Lapin sauté à la provençale , Aïoli , Fleurs de courgette farcies , Pompe à huile ,- Tarte au citron , Gâteau de miel aux noisettes)
En Provence nous pouvons déguster la typique cuisine méditerranéenne fondée en olives, ail, soupes de poisson et salades différentes, par exemple: Bouillabaisse, un mélange de poissons méditerranéens, tomates, et herbes; Ratatouille, un mélange de légumes avec aubergine, asperges, tomate, basilic, piments jaunes et courge.
Traditionnellement, chaque région possède sa propre cuisine:
• La cuisine du sud-est est caractérisée par influences italiennes et il se sert de l'olive, les fines herbes, et de la tomate.
• La cuisine du nord est caractérisée par influences belges et il se sert de la pomme de terre, de la chair de cochon, de haricots et de la bière.
• La cuisine de l'est, il caractérisée par influences allemandes il se sert du lard, les saucisses, la bière, et du sauerkraut.
En plus de ces cinq grandes zones régionales, existe aussi d'autres cuisines locales, la cuisine basque, abondant dans l'utilisation de la tomate et de piment, et la cuisine de Roussillon très voisin de la cuisine catalane, et aussi la cuisine du centre avec sa chasse, son pâté de pacques et de pomme de terre de terre ainsi que ses vins, reuilly, et ses poissons d'eau douce, en Brenne.
La France se connaît pour sa gamme ample de vins et fromages.
Liens externes
Conseil Régional
Préfecture de région
Maison du Tourisme de la Provence d'Azur
Provence-Alpes-Côte d'Azur sur Wikitravel
Annuaire des sites en Provence - Photos
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| jeudi 01 mars 2007, a 13:26 |
| Mythologie celtique |
Mythologie celtique :
La mythologie celtique se rapporte au druidisme, la religion qui structure les civilisations celtiques. Elle traite de la vie des dieux et déesses dans l'Autre Monde (le Sidh des irlandais), des héros et de leurs exploits. Cette civilisation a progressivement disparu avec la romanisation puis le monothéisme judéo-chrétien.
Lug (Dieu)
Lug est le dieu suprême de la mythologie celtique, non seulement parce qu'il est au sommet de la hiérarchie mais aussi parce qu'il est panceltique : il fait partie des rares divinités à se retrouver, selon nos connaissances, chez tous les peuples celtes.
Un dieu panceltique
L'importance de Lugus en Gaule est notamment attestée par un certain nombre de toponymes dont le plus connu est Lugdunum (« dunon » en gaulois, qui signifie forteresse et colline, la ville de Lyon et aussi celle de Laon.
Son équivalent au Pays de Galles se nomme Llew Llaw Gyffes (« à la main adroite »), il apparaît dans la littérature dans les récits des « Mabinogion ».
C'est dans les sources irlandaises qu'il en est le plus question, en particulier dans le « Cath Maighe Tuireadh » (la « Bataille de Mag Tured »). De nos jours, Lug est présent dans la fête du 1er août : Lugnasad (Lûnasa en graphie moderne).
Les Tuatha Dé Danann
Selon les sources irlandaises, la société divine est structurée de la même manière que la société humaine, et l'organisation des Tuatha Dé Danann (les Gens de la tribu de Dana) est hiérarchisée en trois classes fonctionnelles :
la fonction sacerdotale dont le rôle recouvre le Sacré, incarnée par le Dagda le dieu-druide
la fonction guerrière qui se charge notamment de la souveraineté, représentée par Ogme le dieu guerrier et Nuada le dieu-roi
la fonction artisanale qui doit produire pour l'ensemble de la communauté, figurée par Goibniu, Credne et Luchta
Ce schéma repend l'idéologie tripartite des Indo-européens telle qu’elle a été étudiée par Georges Dumézil. Lug n'appartient à aucune classe en particulier, mais à toutes, il est au-dessus car il peut assumer toutes les fonctions. L'un de ses surnoms est Samildanach, le « polytechnicien » en ce sens qu'il maîtrise tous les arts, toutes les sciences.
Genèse et initiation
Lug est le fils de Cian et Eithne, il est aussi apparenté aux Fomoires (Dans la mythologie celtique irlandaise, les Fomoires (ou Fomores, Fomorii) sont des êtres inhumains et maléfiques.)
Par son grand-père maternel Balor, qu'il tue avec son lance-pierre, conformément à une prophétie. Alors qu'il se présente à la résidence du roi Nuada, à l'occasion d'une fête, le Portier lui refuse l'accès. Lug affirme qu'il peut être utile, on lui répond par la négative ; c'est ainsi qu'il est successivement charpentier, forgeron, échanson (Un échanson était un officier chargé de servir à boire à une divinité, à un roi, à un prince ou à tout autre personnage de haut rang.)
Guerrier, magicien. C'est en qualité de joueur d'échecs qu'il est accepté, et dispute une partie avec le roi qu'il bat. Cette partie est purement symbolique puisqu'il s’agit d’une joute intellectuelle à l'issue de laquelle, Lug prend le pouvoir du monde. On le retrouve combattant avec son fils Cúchulainn, lors de l'invasion de l'Ulster par la reine Medb.
Le polytechnicien aux multiples fonctions
Jules César dans la Guerre des Gaules le compare à Mercure. Son nom même, en rapport avec la lumière en fait un dieu solaire.
Un autre de ses nombreux surnoms est « lamfada » ce qui signifie « au long bras », ce qui confirme l'universalité de ses pouvoirs. Il maîtrise la création, les échanges, la pensée et la beauté, c'est un druide, un guerrier et un artisan qui peut aussi se montrer vindicatif et obscur.
Il possède une lance magique, arme mortelle à chaque coup mais qui sert aussi à l'adoubement royal ; elle est inséparable du Chaudron du Dagda rempli de sang, il faut qu'elle y soit plongée pour éviter qu'elle ne détruise tout autour d'elle ; il se sert aussi d’une fronde redoutable.
Pour les arts, il a une harpe qui joue de la musique toute seule, mais dont il sait se servir admirablement : elle peut endormir, faire pleurer ou rire.
Postérité
L’omnipotence de Lug a fait dire à certains que le druidisme était une religion relevant du monothéisme, tous les autres dieux n'étant que ses avatars. Cette thèse est contestable et invérifiable. Elle est par ailleurs incompatible avec les travaux de mythologie comparée sur le domaine des dieux indo-européens, dont les structures des panthéons polythéistes sont relativement similaires.
Textes mythologiques irlandais
Táin Bó Cúailnge : La Razzia des vaches de Cooley
La Táin Bó Cúailnge, que l’on traduit usuellement par la « Rafle (ou Razzia) des Vaches de Cooley » est le récit principal et le plus long du Cycle d'Ulster qui, avec le Cycle mythologique, le Cycle Fenian, et le Cycle historique, constituent le corpus littéraire de la mythologie celtique irlandaise. La version manuscrite la plus ancienne date du tout début du XIe siècle, mais sa composition remonte à la période protohistorique.
Une coalition des royaumes d’Irlande, emmenée par les souverains du Connaught envahissent le royaume d’Ulster pour la possession du taureau fabuleux, le Brun de Cúailnge. Ils doivent affronter le plus terrible des guerriers, Cúchulainn.
Lebor Gabála Érenn : Livre des Invasions d’Irlande
Le Lebor Gabála Érenn est l’un des récits irlandais majeurs de l’époque médiévale. Ce « livre » décrit l’invasion de l'île par six peuples mythiques inhumains, avant l’arrivée et le règne terrestre des Gaëls. Après avoir été transmis exclusivement de manière orale jusqu’à la fin du VIIIe siècle, ce mythe fondateur de l'Irlande celtique fut ensuite copié, développé et remanié par les clercs pour qu’il soit plus en phase avec l’enseignement de l’Église catholique et la culture de l’époque. La première version écrite du Lebor Gabála Érenn, presque une ébauche (l’Historia Britonum de Nennius), date du VIIIe siècle ou du début du IXe siècle. Il existe 5 versions de ce mythe (R1, R2, R3, Min et K) réparties dans 18 manuscrits rédigés entre le XIIe siècle et le XVIIIe siècle.
Cath Maighe Tuireadh : La Bataille de Maighe Tuireadh
Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured) est un récit du « Cycle mythologique » de l’Irlande, dans lequel nous est racontée la guerre qui oppose les dieux des Tuatha Dé Danann à leurs ennemis les Fomoires. Littéralement, le titre se traduit par bataille de la plaine des piliers en référence aux guerriers sur les champs de bataille. Il existe deux versions de cet évènement mythique et deux rédactions différentes de la seconde. Ce texte essentiel de la mythologie celtique a été trouvé au XVIe siècle mais il est communément daté du XIe siècle. Il est à mettre en rapport avec le Lebor Gabála Érenn qui appartient aux « Annales irlandaises ».
Oidheadh Chlainne Tuireann - La Mort des enfants de Tuireann
Compert Con Culainn - La Conception de Cúchulainn
Dindshenchas métrique - Antiquités
Bibliographie
Yann Brekilien, La Mythologie celtique, Éditions du Rocher, Monaco, 1993, (ISBN 2-268-01631-5).
Albert Grenier, Les Gaulois, Petite bibliothèque Payot, Paris, 1970, (ISBN 2-228-88838-9).
Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997, (ISBN 2-228-89112-6).
Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986, (ISBN 2-85882-920-9).
Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990, (ISBN 2-7373-0297-8).
Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Fêtes celtiques, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1995, (ISBN 2-7373-1198-7).
Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000, (ISBN 2-7028-6261-6).
Jean-Paul Persigout, Dictionnaire de mythologie celte, Éditions du Rocher, Monaco, 1985. (ISBN 2-268-00968-8).
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| samedi 24 février 2007, a 08:48 |
| La Loire (fleuve) |
Loire (fleuve)
La Loire (en occitan Léger / Leir, en franco-provençal Lêre, en breton Liger) est un fleuve long de 1 020 kilomètres, ce qui en fait le plus long de France. Il prend sa source en Ardèche. Son embouchure se trouve en Bretagne historique (la partie de son cours entre Ingrandes et Nantes s'appelle le Val de Bretagne) dans les Pays de la Loire. Son bassin de 117 000 km² occupe plus d’un cinquième du territoire français. Elle se jette dans l’océan Atlantique en Loire-Atlantique à travers un estuaire.
L’adjectif signifiant « relatif à la Loire » est ligérien, d’après le nom du fleuve en latin : Liger.
Histoire Des scientifiques émettent l'hypothèse que, dans un passé éloigné, la Loire continuait vers le Nord et finissait par rencontrer le cours de la Seine. Un incident géologique aurait détourné le fleuve vers l'ouest.
La navigation
Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ.
Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mât (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau...
Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le hâlage des navires.
Jusqu’en 1991, des pétroliers remontaient encore de Nantes à Bouchemaine, à l’embouchure de la Maine près d’Angers. Aujourd’hui ce trafic commercial a totalement cessé.
Le Fleuve royal
La vallée de la Loire située entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire a été classée en 2000 par l’UNESCO Patrimoine Mondial de l’humanité. La Loire est parfois surnommée Fleuve royal du fait de la présence de nombreux châteaux dans cette portion.
Malgré quelques barrages et certaines protections latérales contre les crues (des turcies ou levée), la Loire est le seul "grand fleuve sauvage" survivant en France : elle est aussi un "royaume" de paysages somptueux et de milieux naturels très riches. L'intégralité du fleuve a été inscrit comme Site d'Importance Communautaire du "Réseau Natura 2000" au titre des deux directives "Oiseaux" et "Habitat", en vue de la protection de sa faune et de sa flore sauvage, de sa biodiversité, de ses écosystèmes ainsi que des lieux de passage des espèces migratoires.
La Loire navigable (VNF) va de Nantes à la confluence de la Maine (située à Bouchemaine, près d'Angers.
Hydrographie
Entre source et Orléans
La Loire prend sa source dans l’est du Massif central, au pied sud du mont Gerbier de Jonc, dans la commune ardèchoise de Sainte-Eulalie, à 1 408 m d’altitude. Elle n’est à l’origine qu’un simple filet d’eau, et il serait plus juste de parler des sources de la Loire car le fleuve n'est au départ qu'une multitude de petits ruisseaux qui se rejoignent progressivement.
Très rapidement, elle rencontre son premier affluent, l'Aigue Nègre. Le fleuve coule ensuite vers l’Ouest, puis rapidement vers le nord en traversant le Massif central à travers plusieurs gorges. Son confluent avec l’Allier à Nevers gonfle sa taille. Elle s’oriente ensuite vers le nord-ouest pour bifurquer finalement vers le sud-ouest après Orléans. À Pouilly-sur-Loire, le pont qui permet de relier Pouilly au département du Cher se situe à mi-distance entre la source et l'embouchure.
Vers Orléans
Dans cette zone, le débit d'étiage est essentiellement souterrain (le Loiret n'étant en fait qu'une résurgence du fleuve). Cette configuration est responsable de certains effondrements dans le lit lui même ("sables mouvants" responsables de beaucoup de noyades) ou au niveau de ses berges (bîmes). Le cours est divisé à certains niveaux en lit majeur ou grande Loire (côté nord) et lit mineur ou petite Loire (côté sud). Cette division est maintenue artificiellement par des digues submersibles parallèles à l'écoulement : les duits (ou les dhuis).
L'embouchure
La Loire se jette dans l’Océan Atlantique par un estuaire situé au niveau de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Dans cet estuaire, la présence d'un îlot émergé, "le Banc du Billot" situé en face du port de Montoir-de-Bretagne rend la remontée des navires en Loire maritime (section St Nazaire-Nantes) très délicate. Un chenal, d'une profondeur de 13 m, est entretenu en permanence. L'estuaire abrite les chantiers de l'Atlantique (Groupe Alstom) réputés pour la fabrication de paquebots de croisière (Sovereign of the Sea - Queen Mary II, etc.). Un pont majestueux permet de franchir l'estuaire et ainsi de relier le Nord et le Sud de la Loire.
Principaux affluents
Les principaux affluents de la Loire sont, à partir de sa source :
La Borne (G)
Le Lignon du Velay (D) - 82 km
L'Ance (G)
La Semène (D)
L'Ondaine (D)
Le Furan (D) - 36 km
Le Vizezy (G)
Le Gand (G)
Le Lignon du Forez (G)
Le Renaison (G)
Le Rhins (D) - ? km
L'Arconce (D)
L’Arroux (D) - 120 km
La Besbre (G) - 97 km
L’Aron (D) - 70 km
L'Abron et l'Acolin (G)
La Nièvre (D) - 53 km
L’Allier (G) - 410 km
L'Aubois (G)
Le Nohain (D)
Le Trézée (D)
Le Loiret (G) - 12 km
Le Beuvron (G) - 115 km
Le Cosson (G)
La Cisse (D) - 81 km
Le Cher (G) - 365 km
L’Indre (G) - 276 km
La Vienne (G) - 359 km
Le Thouet (G) - 140 km
L’Authion (D) - 85 km
La Maine (D) - 12 km
Le Layon (G) - 90 km
L’Èvre (G) - 89 km
L’Erdre (D) - 92 km
La Sèvre nantaise (G) - 125 km
La Chézine (D) - 21 km
L’Acheneau (G) - 25 km
Le Brivet (D) - ? km
NB : D=Droite G=Gauche
Hydrologie
Le débit moyen de la Loire est très irrégulier. Il est, sur une année, de 350 m³/s à Orléans et de 900 m³/s à l’embouchure. Cependant, il peut parfois brutalement dépasser les 2 000 m³/s pour la haute Loire et 7 000 m³/s en basse Loire en période de crue. En été, un débit moyen de 10 m³/s à Orléans n’est pas rare. Cette irrégularité du débit fait que la majeure partie du fleuve n'est pas navigable.
Le débit est partiellement régulé par deux barrages :
Celui de Villerest sur la Loire ;
Celui de Naussac sur l'Allier.
Ils permettent la retenue des eaux pour écrêter les crues et le relargage pour maintenir un débit suffisant, en particulier afin de permettre le refroidissement des quatre centrales nucléaires situées sur le fleuve (Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-Nouan et Chinon).
Les crues de Loire
Elles peuvent être de type cévenole par averses brutales en amont ou de type océanique.
Elles sont connues de longue date, motivant la construction de digues dès le XIIe siècle, étendues par Louis XI à l'Orléanais et la Touraine.
Les plus grandes crues, dans la région d'Orléans, ont eu lieu en juin 1856 (niveau maximal à Orléans à 7,1 m avec débit à 6 000 m3 au bec d'Allier), en 1866 (niveau 6,92 m), en 1846 (niveau 6,78 m). La crue la plus importante au XXe siècle est celle de 1907 (niveau 5,25 m).
La crue de 1856 a recouvert près de 100 000 hectares et détruit près de 23 km de digues.
De nombreuses maisons anciennes comportent des marques de crue sur leur mur.
Le 4 janvier 1994, Michel Barnier, Ministre de l'Environnement du gouvernement Balladur, annonce le Plan Loire Grandeur Nature, un plan global d'aménagement de la Loire visant à concilier la sécurité des personnes, la protection de l'environnement et le développement économique.
Principales villes traversées
Brives-Charensac
Le Puy-en-Velay
Monistrol-sur-Loire
près de Saint-Etienne
Saint-Just-Saint-Rambert
Roanne
Digoin
Decize
Nevers
La Charité-sur-Loire
Cosne-Cours-sur-Loire
Briare
Gien
Orléans
Blois
Tours
Saumur
Bouchemaine, près d'Angers
Nantes
Saint-Nazaire
La Loire a donné son nom :Aux départements suivants :
Indre-et-Loire (37)
Loire (42)
Haute-Loire (43)
Loire-Atlantique (44)
Maine-et-Loire (49)
Saône-et-Loire (71)
à la région française des Pays de la Loire
Au Val de Loire, partie de la vallée de la Loire classée en 2000 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Liens externes
Site sur la Loire : http://www.rivernet.org/loire/loire_f.htm
La Loire sur France Balade : http://www.francebalade.com/loire/index.html
Site personnel bien documenté : http://perso.orange.fr/ligerien.christian/index.html
Le Plan Loire Grandeur Nature : http://www.rivernet.org/loire/plgn_f.htm
Site de Loire Nature : http://www.loirenature.org/article.php3?
http://cahiersnaturalistes.free.fr/cpnrc/index.htmid_article=9
Conservatoire du patrimoine naturel de la région Centre : http://cahiersnaturalistes.free.fr/cpnrc/index.htmid_article=9
Loire en kayak + Topo : http://www.eclecticspace.net/index2.php?rub=kayak
Autre récit Loire en kayak + topo en filigrane : http://www.expemag.com/voyage/viewtopic.php?pid=1914#p1914
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loire_%28fleuve%29
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| mercredi 21 février 2007, a 05:52 |
| L'Auvergne |
Auvergne
La région d'Auvergne est d'une part une province historique et d'autre part une région administrative du centre sud de la France dans le Massif central. Ses habitants sont les Auvergnats. Le chef-lieu de la région administrative d'Auvergne est Clermont-Ferrand, également capitale historique des provinces d'Auvergne.
L’histoire de l’Auvergne est mêlée à l’histoire de France, mais elle ne s’y identifie pas complètement. Nombreux furent les apports mutuels, mais également non exclusifs, comme en témoigne l’appartenance momentanée de l’Auvergne au royaume d’Angleterre et à son roi Richard Ier, dit Cœur de Lion.
Histoire
L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes dont Vercingétorix était le roi au moment de l'invasion romaine. Un des hauts lieux historiques d'Auvergne est celui de la bataille de Gergovie où Vercingétorix battit Jules César en 52 av. J.-C. Au Ve siècle, Sidoine Apollinaire, noble arverne, fournit un témoignage sur l'Auvergne de la fin de l'Antiquité.
Au VIIe siècle, l'Auvergne est disputée entre Francs et Aquitains. Conquise par les Carolingiens, elle est intégrée un temps au royaume d'Aquitaine. Les comtes d'Auvergne, les Guilhemides vont lentement acquérir leur autonomie.
Au Xe siècle, l'Auvergne fait l'objet de la rivalité entre les comtes de Poitiers et de Toulouse.
Au Moyen Âge, l'Auvergne était morcelée en quatre domaines féodaux :
le comté d'Auvergne (titre créé vers 980) ;
le comté épiscopal de Clermont (apparu parallèlement, en une sorte de contre-pouvoir) ;
le comté de Clermont-Ferrand, issu vers 1155 d'une scission intervenue à la suite de l'usurpation des droits du jeune comte légitime. Ce comté deviendra formellement, en 1302, le Dauphiné d'Auvergne ;
la Terre royale d'Auvergne érigée en 1360 en duché d’Auvergne.
L'Auvergne fut intégrée tour à tour aux apanages d'Alphonse de Poitiers (1241-1271) et de Jean de Berry (1360-1416).
Pendant la guerre de Cent Ans, l'Auvergne subit de nombreux raids et ravages, dont la révolte des Tuchins.
En 1424, l'Auvergne passe à la branche de Bourbon de la maison de France. En 1531, avec la trahison du connétable Charles III de Bourbon, l'Auvergne passe par héritage à Catherine de Médicis avant d'entrer dans le domaine royal.
En 1790, la province historique disparaît comme entité administrative.
Plus tard, à partir de la Quatrième République, la France se dote de nouvelles structures intermédiaires entre l'échelon départemental et l'échelon national, ces entités deviennent officiellement à partir de 1972 des régions.
La région administrative Auvergne, très différente de l'ancienne province, est alors constituée de quatre départements :
l'Allier ;
le Cantal ;
la Haute-Loire ;
le Puy-de-Dôme.
L'Allier correspond grosso modo à la province historique du Bourbonnais, La Haute-Loire inclut le Velay de l'ancienne province du Languedoc. La région recouvre également une partie des terres du Lyonnais.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichy fut le siège du gouvernement de l'État français.
Géographie
La région administrative Auvergne couvre quatre départements, tandis que l'Auvergne historique correspond à peu près à une zone couvrant les départements du Cantal, du Puy-de-Dôme, une petite partie du département de Haute-Loire ainsi que le sud de l'Allier.
La ville principale d'Auvergne est Clermont-Ferrand, dont l'aire urbaine, avec plus de 400 000 habitants, rassemble presque un tiers de la population régionale. Clermont Ferrand se voudrait désormais comme la capitale de l'ensemble du Massif central. L'idée d'une fusion des régions Auvergne et Limousin a d'ailleurs été émise par Valéry Giscard d'Estaing avant les élections régionales de 2004 (idée qui est considérée comme étant saugrenue par les habitants du Limousin).
Cependant, l'influence de Clermont-Ferrand est peu perceptible en Haute-Loire où l'économie est orientée vers Saint-Etienne et la région Rhône-Alpes; tandis que le sud du Massif-Central regarde vers d'autres métropoles.
Une grande partie de la région d'Auvergne est couverte par le Massif central, massif hercynien datant de la fin de l'ère primaire qui s'étire sur presque un sixième de la surface totale de la France. C'est un plateau élevé (pénéplaine) entrecoupé de profondes vallées. Un épisode volcanique est intervenu au tertiaire et au quaternaire. Les volcans les plus récents ont moins de 8000 ans et forment un ensemble appelé Chaîne des Puys. Le nord de la région (Allier) est un pays de collines. Le point culminant de l'Auvergne, 1886 m, se situe au Puy de Sancy dans le massif des Monts Dore.
Région essentiellement montagneuse, l'Auvergne est de ce fait à l'écart des axes de communication historiques de la France, tels que le couloir rhodanien ou le littoral Atlantique. Cet enclavement persiste aujourd'hui, malgré la volonté affichée par les institutions de promouvoir la réalisation d'infrastructures de communication traversant et desservant la région. Une telle situation n'a pas été favorable au développement économique et urbain et l'enclavement est l'un des facteurs qui ont contribué à la stagnation, voire la régression démographique de la région. C'est pourquoi elle est identifiée dès l'après-guerre comme étant la partie centrale de ce qui est nommé « la diagonale du vide ».
Tourisme
L'Auvergne bénéficie de sources abondantes et riches en sels minéraux, dont plusieurs sont commercialisées. La plus connue d'entre elles est à Volvic, dont la marque éponyme appuie notamment sa stratégie publicitaire sur le patrimoine géologique de la région.
La station thermale de La Bourboule dans le Puy-de-Dôme, créée en 1875 suite à la découverte des eaux thermales, fut un centre touristique d'importance, notamment autour de 1900, lorsque 10 000 curistes y venaient chaque année. La fréquentation est aujourd'hui bien plus faible. Vichy s'est également développée autour d'une source thermale.
Le tourisme vert se développe dans la région et notamment au sein du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne.
« Vulcania », parc de loisirs centré sur le volcanisme, est une nouvelle attraction touristique ouverte en février 2002.
Enfin, la région compte plusieurs stations de ski alpins, dont les principales sont Super-Besse et Le Mont-Dore dans le massif du Sancy, et Le Lioran sur le massif cantalien. Mais l'Auvergne dispose également de plusieurs domaines dédiés au ski de fond.
Au total, la région dénombre plus de 170 000 lits touristiques marchands, principalement en campings, hôtels et meublés de tourisme, et 410 000 lits en résidences secondaires.
Chaque année, la région enregistre environ 10 à 11 millions de nuitées dans les hébergements marchands, 5 à 6 millions de nuitées en résidences secondaires, et 10 à 12 millions de nuitées réalisées chez des parents ou amis.
Cette clientèle touristique en séjour laisse annuellement entre 1,2 et 1,3 millions d'euros dans l'économie régionale. La consommation touristique totale se situe entre 2,5 et 2,8 millions d'euros, représentant plus de 7% du Produit Intérieur Brut régionale.
L'Auvergne représente globalement entre 2.5 et 3% de part de marchés dans l'activité touristique nationale et totalise entre 12 000 et 25 000 emplois salariés liés au tourisme selon les mois, en raison de la forte saisonnalité.
Industrie
L'Auvergne est une région relativement industrielle, puisque la part de l'industrie dans la population active y représente 20% (110 000 emplois) contre 18% pour la moyenne nationale.
La principale industrie auvergnate est le secteur des pneumatiques, représenté par Michelin, leader mondial du secteur, dont le siège social et historique est situé à Clermont-Ferrand, et par Dunlop, implanté à Montluçon.
Un tissu diversifié de petites industries existe dans la région, notamment dans la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme (on peut citer la coutellerie à Thiers, la métallurgie à Issoire), sauf dans le Cantal. L'agro-alimentaire compte 12 000 salariés.
Culture
L'Auvergne administrative regroupe des territoires hétérogènes sur le plan culturel. Elle est principalement en zone occitane, et cela pour un peu plus de trois départements et demi sur quatre.
La région administrative "Auvergne" se compose de trois régions historiques et culturelles:
L'Auvergne proprement dite. Les départements du Cantal et du Puy-de-Dôme, ainsi que Brioude et le Brivadois en Haute-Loire représentent aujourd’hui le mieux la culture auvergnate, et où les composantes importantes que sont la langue, la tradition culinaire et la musique sont vivantes.
Le Velay, qui occupe le gros du département de la Haute-Loire (sauf Brioude et le Brivadois), a une histoire distincte et une personnalité affirmée. Il n'est pas de tradition auvergnate, même s'il appartient au même ensemble culturel occitan que l'Auvergne historique.
Le Bourbonnais, qui coïncide avec le département de l'Allier, est partagé entre l'occitan au Sud (Vichy, Montluçon) et le français (langue d'oïl) au Nord (Moulins).
Langues
Il y a deux langues autochtones dans la région Auvergne:
L'occitan ou langue d'oc se parle dans presque toute la région, en général sous la forme de l'auvergnat (ou encore sous la forme du vivaro-alpin vers Yssingeaux et du languedocien vers Aurillac).
Le français ou langue d'oïl, sous une forme dialectale, se parle dans la moitié nord du Bourbonnais (département de l'Allier), vers Moulins.
Si la moitié nord du Bourbonnais (Allier) est de langue d'oïl, il faut préciser que la moitié sud du Bourbonnais, vers Montluçon et Vichy, est de langue occitane (il s'agit des parlers du Croissant, occupant le sud du Bourbonnais et l'extrême Nord du Limousin: ils connaissent des traits de transition vers le français mais leur caractère occitan reste dominant). Le terme de bourbonnais est ambigu: il peut désigner aussi bien les parlers occitans que les parlers français du Bourbonnais.
D'après un sondage de 2006, la dénomination la plus répondue pour l'une ou l'autre des deux langues est le terme patois (78% de la population) au côté de termes plus régionalisés (auvergnat, bourbonnais, vellave). Néanmoins, une certaine conscience des identités culturelles émerge au travers de dénominations telles que bourbonnais (5%) et langue d’oc ou occitan (12%).
La langue régionale, qu’elle soit d'oïl ou occitane, représente une forte réalité de la région :
61% déclarent comprendre plus ou moins bien leur langue régionale dont 22% facilement ou parfaitement ;
42% déclarent savoir la parler plus ou moins bien dont 12% facilement ;
29% déclarent la lire plus ou moins bien dont 10% assez facilement ;
17% déclarent l’écrire plus ou moins bien dont 4% facilement.
La transmission de la langue se fait pour l'essentiel dans le cadre familial (grands-parents à 61%, ou encore l’entourage à 50%) avec une part très faible par le réseau institutionnalisé qu'est l'école (10%). Ici se pose le problème du rôle de l'État dans celle-ci puisque 40% des gens qui n’ont pas appris la langue à leurs enfants regrettent maintenant de ne l'avoir pas fait. Ce regret est encore plus fort chez les générations montantes (58% chez les moins de 35 ans). De plus le souhait d'apprendre est très présent. Il est le plus fort chez les moins de 35 ans (23%). Le désir de voir la langue être proposée à l'école est le plus fort dans les départements suivants: Haute-Loire (53%), Puy-de-Dôme (51%) et Cantal (74%). Le souhait que ses propres enfants apprennent la langue est très fort (41%) et se renforce chez les jeunes générations (58% chez les moins de 35 ans). 71% des habitants de la région se déclarent favorables au maintien et au développement de la langue et de la culture régionales, encore davantage chez les moins de 35 ans (76%). Pour ce faire, ils souhaitent voir différentes institutions jouer leur rôle :
France 3 Auvergne devrait proposer des émissions en langue régionale à 54% ;
la région (54%), l'Éducation nationale (43%), le ministère de la culture (42%) et les communes sont vus par les habitants de l'Auvergne comme étant les acteurs légitimement en devoir de transmettre et de développer leur langue et leur culture.
Musique auvergnate L'Auvergne est connue pour sa culture musicale, notamment au niveau de la musique à danser. Remise au goût du jour dans les années 1970, lors de la vague folk, la musique de tradition orale a été collectée et mise sur bande audio.
Les instruments de prédilection d'Auvergne sont la cabrette, le violon (joué par les violoneux), la vielle à roue, l'accordéon diatonique.
Parmi les danses traditionnelles, qui sont actuellement pratiquées dans toute la France, on peut noter entre autres la bourrée auvergnate, qui — bien qu'ayant une image très péjorative — est une danse complexe qui se pratique le plus souvent à quatre danseurs. Elle se pratique surtout dans le sud de l'Auvergne. Elle se différencie de la bourrée droite (bourrée dite à deux temps) par son rythme à trois temps.
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| mardi 20 février 2007, a 06:54 |
| Mardi gras |
Mardi gras
Mardi gras est une fête d'origine catholique qui marque, en apothéose, la fin de la semaine des sept jours gras autrefois appelés jours charnels. Cette période pendant laquelle on festoyait précède le mercredi des Cendres marquant le début du Carême. De nombreux carnavals ont lieu le Mardi gras. En Europe, la baisse des pratiques religieuses d'abstinence durant le Carême a rendu les festivités des jours gras bien moins intenses. Aux États-Unis, à la Nouvelle-Orléans, Mardi gras est une fête très importante et réputée.
Les dates actuelles de cette fête sont les mardis 28 février en 2006, 20 février en 2007 et 5 février en 2008.
Mardi gras, populairement, est aussi le jour où l'on mange les fameux "beignets de carnaval". Les festivités associées au carnaval précèdent, dans la tradition chrétienne, l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval: "carnelevare" signifiant: "enlever, retirer la chair".
Mercredi des Cendres
Pour les catholiques, le mercredi des Cendres est un jour de pénitence qui marque le début du carême. Il a lieu le lendemain du Mardi gras, et est le 1er jour du Carême. En Italie, le début du Carême entraîne le carnaval annuel (le mot carnaval veut peut-être d'ailleurs dire adieu la viande).
Chez les premiers Chrétiens, ce jour était celui où se faisaient les pénitences publiques : les pénitents se présentaient en signe d'affliction la tête couverte de cendres. Aujourd'hui, il n'y a plus de semblables pénitences, mais les fidèles se rendent à l'église, où le prêtre leur fait une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de la Genèse (3, 19): Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris. « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » Cette cérémonie fut instituée par Grégoire Ier.
« Mardochée, ayant appris tout ce qui se passait, déchira ses vêtements, s'enveloppa d'un sac et se couvrit de cendre. Puis il alla au milieu de la ville en poussant avec force des cris amers » (Livre d'Esther 4,1). Le sac et la cendre sont liés à des coutumes anciennes d'expiation et de pénitence. L'imposition de cendre au front du pénitent est une évocation symbolique de la mort. Ces cendres sont obtenues en brûlants les rameaux bénis l'année précédente le dimanche des rameaux. Les cendres sont elles même bénies solennellement avant la messe.
L'Église préconise de jeûner ce jour-là.
Carnaval
Liés généralement à la fête chrétienne de Mardi gras, les carnavals sont un type de fête relativement répandu en Europe et en Amérique du Sud.
On fait dériver le mot Carnaval de carn (pour caro, chair) et avaler, parce que l'on mange beaucoup de chair pendant le Carnaval pour se dédommager de l'abstinence imposée pendant le Carême ; d'autres, avec plus de raison, font venir ce mot de caro vale, c'est-à-dire, adieu la chair.
Ils consistent généralement en une période où les habitants de la ville sortent déguisés (voire masqués ou bien maquillés) et se retrouvent pour chanter et danser dans les rues, éventuellement autour d’une parade.
D'après le calendrier religieux, le carnaval débute à l'Épiphanie (le 6 janvier), date qui marque la fin des fêtes de Noël et s'arrête le mardi gras, veille du début de la période de carême.
En Allemagne, le carnaval débute en principe le 11 novembre à 11 h 11 et se termine l'année suivante le mardi gras.
Les travestissements de tous genres, les bals nocturnes et masqués, les promenades du Dimanche-Gras et du Mardi-Gras sont les principaux amusements auxquels on se livre pendant le Carnaval. Le Carnaval de Venise et en général ceux des pays méridionaux sont les plus célèbres et les plus brillants. Cet usage semble être un reste des fêtes populaires ancestrales, telles que les Bacchanales, les Lupercales, les Saturnales, la fête des Fous, de l'Ane, etc.
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| dimanche 18 février 2007, a 15:07 |
| La Sophrologie |
La Sophrologie
La sophrologie (SOS - PHREIN - LOGOS : en grec, "étude de la conscience en harmonie") est une discipline visant à résoudre un certain nombre de désordres (psychiatriques, physiologiques, existentiels), ou à développer une personnalité plus harmonieuse, par la conscience de soi et le renfort des structures positives.
Elle est également utilisée pour le sevrage du tabac et la lutte contre les dépendances et pour renforcer la confiance et l'image de soi. Elle est habituellement classée dans le domaine de la médecine non-conventionnelle.
Historique
La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo, médecin neuropsychiatre colombien d'origine basque espagnole né en novembre 1932 à Bogotá (Colombie), professeur à l'école de psychiatrie de médecine à Barcelone de 1968 à 1982.
Après avoir utilisé les thérapies habituelles en Espagne au début de son activité (comas insuliniques, électrochocs), il s'interroge sur la nécessité de modifier la conscience pour soigner la conscience pathologique chez les psychotiques.
Il fait ensuite l'hypothèse de l'existence possible d'un état de conscience harmonieux, ni pathologique, ni simplement « ordinaire », mais dit "sophronique", qu'il serait possible de conquérir par un entraînement phénoménologique existentiel. La découverte puis la conquête de cet hypothétique troisième état de conscience deviendra l'objectif de la sophrologie.
Il propose pour cela une approche psychocorporelle basée notamment sur une conscience accrue de soi-même (corps, esprit, rencontre de l'un et de l'autre, ouverture axiologique aux valeurs de l'Homme) et sur le renforcement des structures positives. La sophrologie est une école de la positivité et donne une place prépondérante au principe d'action positive (tout effet positif sur le mental a une répercussion positive sur le corps et inversement).
Caycedo a été guidé, entre autres, par les pensées occidentales (phénoménologie, hypnose) puis orientales (Yoga indien, Zen, Tummo) et, à partir de 1968, en a largement fait profiter sa méthode avec les « Relaxations Dynamiques » qui, d'abord au nombre de trois, sont aujourd'hui au nombre de douze, divisées en trois cycles : réductif, radical et existentiel.
A. Caycedo enseigne depuis 1988 en Principauté d'Andorre où, assisté du Dr. Nathalia Caycedo, sa fille, il enseigne les deux cycles supérieurs de sa méthode, dite aujourd'hui méthode ISOCAY, aux sophrologues destinés à devenir "caycédiens".
Trois principes fondamentaux
Amener le schéma corporel à plus de réalité vécue, pour habiter le corps en bonne santé et conquérir l'harmonie physique et psychique. Renforcer l'action positive, afin de développer les éléments positifs du passé, du présent et de l'avenir et de mieux utiliser tous nos potentiels (de la potentialité à la capacité). Développer la réalité objective, pour apprendre à voir les choses davantage comme elles sont, de développer plus de réalisme et donc d'efficacité dans l'action. Techniques et méthodes Les sophronisations spécifiques ont été, historiquement, les 1res propositions faites en sophrologie (1960) et certaines sont issues de l'hypnose thérapeutique. Elles sont nombreuses, rapides à mettre en œuvre et permettent un travail ciblé sur un symptôme ou une demande. Elle vise surtout un résultat immédiat ou à court terme. Ces techniques, pratiquées le plus souvent en posture assise et en séance individuelle, sont d'abord liées au présent (concentration sur un stimulus interne, par ex.), puis au futur (préparation positive à une épreuve) ou au passé (rappel d'un souvenir positif).
Les 12 degrés de la relaxation dynamique de Caycedo ("RDC") sont devenus l'essentiel de la sophrologie proposée par son fondateur ("sophrologie caycédienne") et vise un résultat à moyen et long terme. Apparues à partir de 1968 (avec une forme moins inductive et uniquement 3 "degrés"), elles sont souvent pratiquées en groupe et permettent une progression plus profonde vers un mieux être que les sophronisations spécifiques : l'approche y est plus globale, holistique. On y adopte la posture debout et la posture assise, postures proches de la réalité quotidienne. A partir du 3ème degré, des marches méditatives y sont incluses, d'abord de manière synchronisée avec la respiration, puis, (4ème degré, 9ème à 12ème degré) de manière libre en extérieur. Chaque RDC dure entre une demi-heure et une heure mais avec l'entraînement, on peut "compacter" la méthode, l'adapter, l'abréger. Pour cela, la part de la description écrite (personnelle) ou orale (partagée) des phénomènes éprouvés est essentielle et le sophrologue a pour tâche d'accueillir les "vivances" de ses patients ou élèves afin de leur indiquer le meilleur et plus court chemin pour ouvrir toujours plus l'éventail de leur conscience, optimiser leurs ressources énergétiques et développer leurs capacités.
Il est demandé aux patients ou élèves de pratiquer chez eux, de s'entraîner. C'est le principe de la répétition vivantielle, seul possible pour atteindre en fin de compte, pour ceux qui le désirent, un état permanent d'existence harmonieuse, en rapport avec les immenses potentialités de notre cortex.
Une séance de sophrologie dure une heure. Elle commence par un court dialogue, enchaîne avec la pratique et se termine par un nouveau dialogue en lien direct avec la séance, pouvant inclure des explications complémentaires ou des conseils. La sophrologie se pratique dans une tenue souple de préférence. Adaptée, elle convient tout à fait aux enfants.
Applications Les applications médicales ou socio-prophylactiques de la sophrologie sont importantes : obstétrique, gestion du stress, du poids, des phobies, de la douleur, des troubles psycho-somatiques, des troubles du sommeil, entraînement sportif, etc. Le sophronisant (l'élève ou patient) acquiert progressivement une conscience de son corps, de ses émotions et de son être et une autonomie dans la méthode. Il réduit sa tension musculaire, sa tension psychologique, tout en gardant un niveau de vigilance correct (c'est le niveau "sophroliminal", devenu aujourd'hui "conscience ISOCAY", qui évite l'écueil de l'endormissement ou même de la somnolence, par l'utilisation de postures correctes et d'une respiration adaptée, qui doit beaucoup aux ancestrales pratiques du zen). Voir dans la rubrique Sophrologie et Sport l'utilité de ces techniques dans la préparation mentale du sportif.
Terminologie
Le terme sophrologie ayant été repris par de nombreuses applications qui n'ont vraiment plus rien à voir avec le but recherché, il devenait impossible que des personnes qui veulent faire un travail sérieux puissent encore s'en servir. Protéger la méthode devint un souci de son créateur. La parade juridiquement valable choisie était de spécifier ce travail en y ajoutant son propre nom, d'où le terme "sophrologie caycédienne". Le reste de la méthode, actuellement réactualisée, a été protégé également pour en empêcher l'usage par toute personne non correctement formée aux techniques, ceci dans le but de protéger toute personne qui s'engage avec bonne foi dans ce cheminement.
La sophrologie caycédienne dispose d'une méthodologie précise étayée par une épistémologie et une sémantique originale (néologismes), en partie basée sur des racines grecques.
Formation des sophrologues
Il n’existe pas en France de diplôme d’état de sophrologie. Son exercice est libre.
Le titre de Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne est quant à lui soumis à la Fédération Alfonso Caycedo et nécessite, après deux années d'études dans des centres agréés, d'acquérir, en plusieurs sessions étalées sur 2 ans, les degrés supérieurs (5 à 12) auprès de l'Université Mondiale de Sophrologie d'Andorre.
Précisons que de nombreux centres agréés ou non, ainsi que la Fédération Mondiale de Sophrologie, n'imposent pas d'évaluation pratique (si ce n'est qu'ils demandent une description écrite en lien avec l'entraînement personnel) : le titre de Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne n'est pas en soi une garantie.
Branche clinique (thérapeutique) :
elle est réservée aux professionnels de la santé. La seule formation de sophrologue ne permet pas en effet de devenir thérapeute. Des diplômés universitaires : psychologues, médecins, kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmières, peuvent ainsi proposer des séances de sophrologie en complément d'autres accompagnements thérapeutiques.
Branche socio-prophylactique (non thérapeutique) :
de plus en plus de sophrologues se consacrent au domaine pédagogique (prévention, enseignement, arts...), au domaine social (prévention, groupes d'entraînement...) ou au domaine sportif.
Bonne et/ou mauvaise Sophrologie
La sophrologie possède un vocabulaire spécifique, dont certains termes sont déposés, des formateurs diplômés par l’organisme fondateur, des termes et concepts très spécifiques. Elle emploie des méthodes visant à modifier en l'améliorant la perception de soi-même, et des relations avec les autres. Ceci peut amener certains à se poser des questions sur ses usages. Le rapport de la Mission interparlementaire de lutte contre les sectes de 2001 mentionne que la sophrologie peut être « source de sectarisme » mais ne révèle l'existence d'aucune secte basée sur cette approche.
En revanche, il affirme que l’utilisation anarchique des termes et méthodes peut générer une confusion, voire des utilisations malsaines.
La sophrologie caycédienne se définit comme « une école de liberté existentielle » et précise que la démarche sectaire lui est totalement opposée. Le code déontologique des sophrologues caycédiens qualifie de « sophrologue cui-cui » les sophrologues non caycédiens. Dans son article 33, est jugé comme une « faute éthique grave (…) la participation d'un directeur délégué dans des activités d'institutions promues par des « "sophrologues cui-cui" » .
Ceux qui critiquent la sophrologie caycédienne et qui prétendent que les 3 premiers anciens degrés constituent l' essentiel de la méthode n' ont généralement pas effectué l' ensemble des 12 degrés ou n' ont rien compris à l' épistémologie et l' axiologie de la méthode . Pire certains de ces critiques en sont restés à la sophrologie d' avant 1990 alors qu 'elle a été profondément enrichie et la confonde encore avec de la relaxation ou de l' hypnose ericksonnienne . Il n' y a pas lieu de donner une supériorité à l'une ou l'autre de ces méthodes mais de laisser la liberté à chaque individu de se faire sa propre opinion en connaissance de cause.
Bibliographie
ABREZOL Raymond, vaincre par la sophrologie, tome I et II, Vivez Soleil, 1983 et 2004.
AUDOUIN Luc, La Sophrologie, Les Essentiels Milan, 2000.
AUDOUIN Luc, Bien dans son corps au quotidien, Editions d'Organisation, 2003.ISBN 2-7081-2988-0
CHENE Patrick-André, Initiation à la sophrologie caycédienne, Praxis, Ellebore.
CHENE Patrick-André, Sophrologie, Fondements et méthodologie, Ellebore.
ETEVENON Pierre, SANTERRE Bernard, Etat de conscience, sophrologie et yoga, Editions Tchou, collection Le corps à vivre, 2006. ISBN 9-782710-707431
SANTERRE Bernard, Mais... qu'est-ce que la sophrologie ? Editions ISR - La Sablière
Article sur Alfonso Caycedo
Liens externes
Site du fondateur de la sophrologie
Société Française de Sophrologie
Sophrologie Caycedienne - Annuaire sophrologues
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sophrologie
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| samedi 17 février 2007, a 09:55 |
| Chute d'eau |
Chute d'eau
On parle de chute d'eau pour une interruption du flot d'un cours d'eau qui se traduit par un dénivelé important et une chute verticale du flot.
Dans les cas les plus importants, il peut s'agir d'un spectacle tout à fait impressionnant où un flux important se précipite dans le vide avec un bruit considérable et des projections d'eau ou d'embruns à des dizaines ou des centaines de mètres.
Les chutes les plus impressionnantes proviennent souvent d'une géologie qui a apporté des dénivelés très marqués et qui croisent le flot d'une rivière ou d'un torrent. Par exemple, dans le parc national de Yosemite, les glaciations ont creusé deux vallées profondes et aux flancs pratiquement verticaux. Le moindre ruisseau est alors précipité verticalement sur plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de mètres de haut.
Les chutes sont généralement plus impressionnantes au printemps (quand les rivières sont alimentées par la fonte des neiges).
Les plus hautes chutes du monde sont celles de Salto Angel avec 979 mètres.
Liste des chutes d'eau notoires
Chutes Boyoma en République démocratique du Congo.
Chutes Niagara à la frontière entre les États-Unis et le Canada
Chutes de la Lofoï en République démocratique du Congo
Cascades de Krimml en Autriche, les plus hautes d'Europe
Cascade du Cirque de Gavarnie en France
Cascade de Coo en Belgique
Hopetoun Falls en Australie
Chutes d'Iguaçu à la frontière entre le Brésil et l'Argentine
Chutes Livingstone en République démocratique du Congo
Chutes Victoria en Zambie
Les chutes Boyoma, anciennement connues sous le nom de Stanley Falls ou chutes Stanley, consistent en une suite de sept cataractes se succédant sur plus de 100 km sur la Lualaba depuis Ubundu jusque Kisangani (anciennement Stanley ville) en province Orientale de la République démocratique du Congo. C'est à la fin de ces chutes que la Lualaba prend le nom de Congo.
Ces chutes ont l'un des débits les plus importants au monde, avec plus de 17 mille mètres-cubes par seconde, avec un dénivelé total de 60 mètres.
Les chutes Niagara, communément appelées chutes du Niagara (43° 4’ 54.68’’ N, 79° 4’ 19.5’’ W) sont un ensemble de chutes d’eau situées sur la rivière Niagara dans l’est de l’Amérique du Nord, à la frontière entre les États-Unis et le Canada.
Les chutes du Niagara (Niagara Falls en anglais) sont en fait triples :
Le « fer à cheval » (Horseshoe Falls) ou chutes canadiennes ;
Les « chutes américaines » (American Falls) ;
Le « voile de la mariée » (Bridal Veil Falls), d’une taille moindre.
Bien qu’elles ne soient pas particulièrement hautes, les chutes du Niagara sont très larges. Avec un débit de plus de 168 000 m3.min−1, elles sont les chutes les plus puissantes d’Amérique du Nord et certainement les plus connues à travers le monde.
Les chutes du Niagara sont renommées pour leur beauté. Elles sont aussi une source immense d’énergie hydroélectrique et leur préservation est un défi écologique. Cette merveille naturelle, haut lieu du tourisme depuis plus d’un siècle, est partagée par les villes jumelles de Niagara Falls dans l’État de New York aux États-Unis et Niagara Falls dans la province canadienne de l’Ontario.
Les chutes de la Lofoï sont une chute d'eau située dans le parc national de Kundelungu au Katanga, en République démocratique du Congo.
Ces chutes sont des plus hautes d'Afrique avec 384 m de hauteur et un jet continu d’eau de 347 m.
La rivière Lofoï, est un des affluents de la Lufira, affluent du fleuve Congo / Lualaba.
Les cascades de Krimml (Krimmler Wasserfälle) sont situées en Autriche dans le Land de Salzbourg, près du village de Krimml.
Le torrent, après avoir parcouru un vallon suspendu à 1 470 m d'altitude, se précipite en trois cascades de 140, 100 et 140 m.
Le débit en juin et juillet est de l'ordre de 6 m³/sec, il descend à moins de 200l/sec au moment des fortes gelées. Le record mesuré le 25 août 1987 était de plus de 800 m³/sec.
Considérées comme les plus hautes d'Europe (en tout cas par leur débit), c'est un site très touristique et très bien aménagé : un chemin permet d'approcher les 3 chutes avec des belvédères rapprochés en un peu plus d'une heure aller.
Le cirque de Gavarnie (en occitan gascon area de Gavarnia) a été classé en 1997 au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco (dans l'ensemble Mont-Perdu).
D'un diamètre de six kilomètres, ce cirque d'origine glaciaire, merveille naturelle, est l'un des sites les plus visités des Pyrénées. Les terrains calcaires gris, ocres ou rosés, y ont été retournés et soulevés jusqu'à 3 000 mètres d'altitude.
La hauteur des parois du cirque de Gavarnie atteint près de 1 500 mètres, en trois étages successifs séparés par des banquettes moins inclinées. De nombreux sommets entourent le cirque : le grand pic d' Astazou, le Pic du Marboré, les pic de la cascade orientale, la Tour de Gavarnie, le Casque de Gavarnie et le Pic du Taillon. La brèche de Roland est une curiosité géologique, une entaille glaciaire, accessible en randonnée à partir du col de Boucharo, après la station de ski de Gavarnie-Espécières.
La Cascade de Coo, sur la rivière Amblève, avec ses 15 mètres de dénivelé, est la plus importante chute d'eau de Belgique.
La petite chute d'eau est apparue au XVe siècle. Au XVIIIe siècle, les moines de l'Abbaye de Stavelot creusèrent la grande chute, en recoupant un méandre de la rivière, pour protéger le village de Petit-Coo.
Le lieu, accueillant un parc de loisirs, est une attraction touristique réputée. Un télésiège permet d'accéder à un belvédère qui offre une vue panoramique sur tout le site et les environs.
Le méandre recoupé accueille le bassin inférieur de la centrale hydroélectrique de pompage de Coo-Trois-Ponts. Les deux bassins supérieurs sont situés 270 mètres plus haut, sur la colline de Brume, au lieu-dit Mont de Brume, commune de Trois-Ponts.
Hopetoun Falls est une chute d'eau située dans les forêts du Parc national des Otways (The Otways National Park) , dans l'État du Victoria, en Australie.
Les Otways se trouvent juste au nord de Cape Otway, près de la ville d' Apollo Bay, sur la Great ocean road.
Situées au beau milieu de la forêt tropicale, à la frontière entre le Brésil et l'Argentine, les chutes d'Iguaçu (orthographe brésilienne ; les Argentins l'écrivent Iguazú) sont une merveille naturelle inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1986. Elles furent découvertes au XVIe siècle par Álvar Núñez Cabeza de Vaca.
Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,5 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 72 m de hauteur.
Ces chutes interrompent le cours de la rivière Iguaçu, affluent du Paraná, entre l'État brésilien du Paraná et la province argentine des Misiones.
Les chutes Livingstone, nommées d'après l'explorateur David Livingstone, sont une suite de rapides sur le cours inférieur du fleuve Congo en aval du Pool Malebo en République démocratique du Congo. Les chutes assurent une différence de dénivelé de 270 mètres sur une distance de 350 kilomètres. Elle prennent fin aux environs de Matadi dans le Bas-Congo.
Il est à noter que Livingstone ne parcourut jamais cette partie de l'Afrique occidentale.
La présence de ces chutes sur le fleuve a justifié à la fin du XIXe siècle la construction du chemin de fer Matadi-Léopoldville.
C'est au cours de la descente Africa-Raft de ces rapides que Philippe de Dieuleveult et 6 de ses coéquipiers disparurent le 6 août 1985 aux environs d'Inga.
Les chutes Victoria sont l'une des plus spectaculaires chutes d'eau. Elles sont situées sur le fleuve Zambèze , qui constitue à cet endroit la frontière entre la Zambie, à proximité de la ville de Livingstone, et le Zimbabwe. Le fleuve se jette dans la cataracte sur environ 1 700 mètres de largeur, et une hauteur de 128 mètres. Elles donnent un spectacle particulièrement remarquable, de par leur disposition particulière - elles se jettent dans une longue faille du plateau, pour s'échapper par un étroit canyon. Elles peuvent ainsi être vues de face à quelques mètres (la situation peut être appréciée sur cette photo).
David Livingstone, l'explorateur écossais, fut le premier européen à observer les chutes en 1855, et les nomma en l'honneur de la Reine Victoria, bien qu'elles étaient connues des populations locales sous le nom de Mosi-oa-Tunya, la « fumée qui gronde ». La ville zambienne voisine est du nom de l'explorateur. Les chutes sont le lieu de deux parcs nationaux, le Mosi-oa-Tunya National Park en Zambie et le Victoria Falls National Park au Zimbabwe, et aujourd'hui l'une des principales destinations touristiques en Afrique australe.
De nombreux îlots au sommet des chutes divisent le flot en une série de chutes distinctes. La brume et le sourd grondement produits sont perceptibles jusqu'à une distance d'environ 40 kilomètres. À travers les siècle, les chutes ont remonté l'aval du fleuve, s'écoulant en différents endroits des gorges, formant de nos jours le canyon escarpé et en zigzag en aval des chutes.
La marmite, qui est le début d'une impressionnante série de gorges (80 kilomètres de long) à travers lesquelles la rivière s'écoule après les chutes, est barrée par un pont long de 198 mètres et s'élevant à 94 mètres au dessus des eaux. Il est l'un des seuls quatre ponts franchissant le fleuve. Il est un lieu connu de pratique de benji. Le rafting est pratiqué dans les gorges en contrebas.
Pendant la saison des pluies, le fleuve charrie quelques 9 100 m³ d'eau par seconde. Pendant la saison sèche, les chutes peuvent occasionnellement être réduites à quelques cascades, et le grondement et le brouillard disparaître.
Les chutes Victoria font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.
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| mercredi 14 février 2007, a 05:33 |
| La Saint-Valentin |
Saint-Valentin
Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d'amour ainsi que des roses rouges qui sont l'emblème de la passion.
À l'origine fête de l'Église catholique, le jour de la Saint-Valentin n'aurait pas été associé avec l'amour romantique avant le haut Moyen Âge. La fête est maintenant associée plus étroitement à l'échange mutuel de « billets doux » ou de valentins illustrés de symboles tels qu'un cœur ou un Cupidon ailé.
À l'envoi de billets au XIXe siècle a succédé l'échange de cartes de vœux. On estime qu'environ un milliard de ces cartes sont expédiées chaque année à l'occasion de la Saint Valentin, chiffre battu seulement par le nombre de cartes échangées lors des fêtes de Noël. On estime aussi que 85% de ces cartes sont achetées par des femmes.
Les fêtes de la fertilité du mois de février
L'association du milieu du mois de février avec l'amour et la fertilité date de l'antiquité. Dans le calendrier de l'Athènes antique, la période de mi-janvier à mi-février était le mois de Gamélion, consacré au mariage sacré de Zeus et de Héra.
Dans la Rome antique, le jour du 15 février était nommé les lupercales ou festival de Lupercus, le dieu de la fertilité, que l'on représente à moitié nu et vêtu de peaux de chèvre. Les prêtres de Lupercus sacrifiaient des chèvres au dieu et, après avoir bu du vin, ils couraient dans les rues de Rome et touchaient les passants en tenant des morceaux de peau de chèvre à la main. Les jeunes femmes s'approchaient volontiers, car être touchée ainsi était censé rendre fertile et faciliter l'accouchement. Cette solennité païenne honorait Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.
Au moins trois saints différents sont nommés Valentin, tous trois martyrs. Leur fête a été fixée le 14 février par décret du pape Gelase Ier, aux alentours de 498. C'est à cette date qu'ils sont mentionnés dans les premiers martyrologes :
Un prêtre à Rome, qui a souffert le martyr dans la seconde moitié du IIIe siècle et qui a été enterré sur la Via Flaminia.
Un évêque d'Interamma (le Terni moderne), qui a également souffert le martyre dans la deuxième moitié du IIIe siècle et qui a également été enterré sur la Via Flaminia.
Un martyr en Afrique du Nord dont on ne sait presque rien.
Le rapprochement entre la Saint Valentin et l'amour courtois n'est mentionné dans aucune histoire ancienne et est considéré par des historiens comme une légende. Il existe une légende selon laquelle la fête de la Saint-Valentin a été créée pour contrecarrer la pratique des lupercales par les jeunes amoureux qui dessinaient leurs noms sur une urne. Mais cette pratique n'est citée dans aucune source écrite de l'époque.
Le jour de la Saint Valentin a longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des couples. Le jour de la fête, les jeunes filles célibataires se dispersaient aux alentours de leurs villages et se cachaient en attendant que les jeunes garçons célibataires les trouvent. A l'issue de ce cache-cache géant, les couples formés étaient amenés à se marier dans l'année. Ceci permettait de développer la démographie et stimuler l'expansion des villages. Soulignons que cette pratique laissait libre cours à beaucoup de tricheries de la part de couples officieux ainsi que des hommes qui visaient une jeune fille en particulier et notamment la plus belle du village, très courtisée.
L'époque médiévale
La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une connotation amoureuse remonte au XIVe siècle en Angleterre et en France, où l'on croyait que le 14 février était le jour où les oiseaux migraient. Cette croyance est mentionnée dans les écrits de Geoffrey Chaucer au XIVe siècle. Il était courant durant cette période que les amoureux échangent des billets et qu'ils s'appellent chacun leur Valentin. Un de ces billets du XIVe siècle se trouverait à la British Library. Il est probable que nombre de légendes sur la Saint-Valentin aient été inventées pendant cette période. Parmi ces légendes, on trouve celles-ci :
La veille du martyre de Saint Valentin, il a glissé un « valentin » à la fille du geôlier qui aurait lu « de la part de votre Valentin ».
Pendant une période d'interdiction de mariage des soldats romains par l'empereur Claude II, Saint Valentin arrangeait secrètement les mariages. Dans la plupart des versions de cette légende, le 14 février est la date liée à son martyre
Les reliques Il existe plusieurs saints, donc plusieurs sites :
à Dublin : au XIXe siècle, les reliques de saint Valentin de Terni furent léguées par le pape Grégoire XVI à l'église des Carmélites de la rue Whitefriar à Dublin, qui est alors devenue un lieu de pèlerinage pour le 14 février. En 1969, dans le souci d'épurer le calendrier catholique de tous les saints légendaires, l'Église a ôté le jour de la Saint-Valentin de son calendrier officiel.
à Roquemaure : depuis le 25 octobre 1868, l’église de Roquemaure dans le Gard abrite les reliques d’un saint Valentin. En 1868 elles furent achetées à Rome par un riche propriétaire viticole du pays qui les utilisa dans le but de protéger les vignobles du phylloxera, apparu ici deux ans auparavant.
La Saint-Valentin dans les pays non occidentaux En Chine et à Taiwan, depuis les années 80, la Saint-Valentin connaît une popularité importante, notamment chez les jeunes, qui génère diverses activités commerciales. À part la Saint-Valentin, il existe une fête traditionnelle pour les amoureux provenant d'une légende ancienne, dont la date est le 7 du septième mois du calendrier lunaire.
Au Japon, l'apparition de la Saint-Valentin est due à un phénomène commercial. Ce jour-là, les femmes offrent des chocolats aux hommes qu'elles aiment. Cette pratique est devenue une obligation pour beaucoup de femmes, notamment les employées de bureau, qui doivent offrir des chocolats à tous leurs collègues masculins, parfois à un coût très élevé (ces chocolats sont d'ailleurs appelés "Giri Choco", c'est à dire "chocolats d'obligation"). Le 14 mars, appelé jour blanc, est le jour où les hommes sont censés offrir un linge blanc à celles qui leur ont offert des chocolats, mais ils se contentent le plus souvent d'un cadeau à leur petite amie. La jeune fille peut exiger à cette occasion un présent dont la valeur est trois fois supérieur à la valeur des chocolats offerts un mois plus tôt.
La Saint-Valentin s'est popularisée également en Inde, au Pakistan et jusqu'en Arabie Saoudite, provoquant l'hostilité de certains groupes opposés à cette influence « occidentale »
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| lundi 12 février 2007, a 10:48 |
| La Marmotte |
La Marmotte
La marmotte est un mammifère de la famille des rongeurs fouisseurs, du genre Marmota.
L'espèce la plus connue en Europe est la marmotte vivant dans les montagnes (Marmota marmota) alors qu'en Amérique du Nord, c'est la Marmota monax appelée localement siffleux ou groundhog en anglais (littéralement : porc de terre).
La marmotte américaine est sujet d'une tradition célébrée chaque année le 2 février appelée le jour de la marmotte (groundhog day) ; selon que celle-ci voit ou non son ombre, cela annoncera un printemps tardif ou précoce.
Au Québec, on donne souvent le surnom de Marmotte à des gens sans scrupule qui abusent et exploitent les gens. En France, on utilise l'expression « dormir comme une marmotte » quand une personne dort paisiblement et profondément. Voir l'article consacré aux idiotismes animaliers.
Dans les temps anciens, les montagnards des Alpes et d'ailleurs tiraient parti de la marmotte, qu'ils chassaient pour sa fourrure, sa chair, sa graisse (la chasse est toujours autorisée en France bien que très strictement réglementée ; la fourrure de marmottes d'Asie et d'Amérique du Nord est toujours utilisée sous le nom de murmel). Les montagnards émigrés dans les grandes villes la présentaient aussi comme attraction foraine.
De nos jours, son intérêt est plutôt d'ordre touristique, elle est devenue un des symboles majeurs des Alpes, tandis que les Nord-Américains (Étasuniens et Canadiens) célèbrent le "jour de la marmotte" à la fin de l'hiver. Dans cet ordre d'idées, elle a aussi été utilisée dans des publicités (exemple : la marmotte et le papier d'aluminium de l'emballage d'un chocolat de la marque Milka depuis une publicité réalisée par Chris Noonan en 1998).
Autres significations
C'était le nom donné à une coiffure féminine populaire, en France, au cours du XVIIIe siècle.
C'est également le nom donné au fruit du marmottier, ou prunier de Briançon.
Origine du nom Du latin "mus montis": souris de la montagne. Serait-ce l'animal dont il est question lorsque "la montagne accoucha d'une souris"? Est appelée "siffleux" au Québec, car elle siffle pour prévenir du danger. Les anglophones la nomment "groundhog" (lit.: "cochon de terre") ; en allemand c'est le "Murmeltier" : littéralement l'animal (Tier) qui marmonne, marmotte (murmeln, moemelen en Néerlandais).
Le Jour de la marmotte
Le jour de la marmotte (Groundhog Day en anglais) est une fête célébrée le 2 février en Amérique du Nord qui marque la fin de l'hiver.
Selon la tradition, ce jour-là, l'on doit observer l'entrée du terrier d'une marmotte. Si la marmotte émerge et ne voit pas son ombre parce que le temps est nuageux, l'hiver finira bientôt, mais si la marmotte voit son ombre parce que le temps est lumineux et clair, elle sera effrayée et se réfugiera de nouveau dans son trou, et l'hiver continuera pendant six semaines supplémentaires.
Certaines petites villes d'Amérique du Nord ont une marmotte célèbre donnant la météo, telles que :
Punxsutawney Phil (rendue célèbre par le film Un jour sans fin) Wiarton Willie Sam de Shubenacadie en Nouvelle-Écosse. Pour 2004, les résultats étaient de six semaines d'hiver supplémentaires pour Punxsutawney Phil, Wiarton Willie, Balzac Billy, General Beauregard Lee et printemps précoce pour Shubenacadie Sam. Pour 2005, les résultats sont de six semaines d'hiver supplémentaires pour Punxsutawney Phil, Shubenacadie Sam et printemps précoce pour General Beauregard Lee, Wiarton Willie, Balzac Billy, Staten Island Chuck. Shubenacadie Sam, la marmotte de Nouvelle-Écosse passe en réalité l'hiver sans hiberner pour une meilleure mise en scène touristique.
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Marmotte »
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| commentaire(s) | Vidéos laminedor (06/01/2009 20:54)BONJOUR
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