| mardi 13 mars 2007, a 15:34 |
| Mythologie chinoise |
Mythologie chinoise
Présentation
La mythologie chinoise est connue grâce à des textes datant essentiellement de la dynastie Han. La plus importante source est le Shanhaijing « Livre des Monts et des Mers ». N’ayant guère plus de 2000 ans d’âge, ces écrits peuvent être considérés comme récents. De plus, ils ont été rédigés par des lettrés qui ont parfois réinterprété la mythologie conformément à leurs conceptions philosophiques. Ils ont ainsi transformé les plus importants dieux en des souverains vertueux ou mauvais ayant régné à une époque très ancienne.
On peut cependant avoir une idée assez précise de ce qu’était la mythologie chinoise « originelle » en la comparant avec celles des autres peuples de l’Extrême-Orient. En étendant la comparaison à toute l’Eurasie, on s’aperçoit qu’une grande partie de cette mythologie est d’origine indo-européenne. Elle possède donc des ressemblances tout à fait frappantes avec la mythologie germanique, grecque ou celle des peuples slaves et scandinaves. Cela est dû à l'arrivée aux abords de la Chine d'un peuple indo-européen, les Tokhariens, il y a plus de 3000 ans. Les Chinois de l’Antiquité les appelaient les Rong-Chiens (Quan-Rong), le terme « Rong » étant appliqué à tous les barbares occidentaux.
Mythes proprement chinois
Dans tout l’Extrême-Orient et l’Océanie, il existait un dualisme cosmologique opposant deux principes, d’une part la lumière, le soleil et le feu, d’autre part l’obscurité, la lune et l’eau. Le premier principe était généralement représenté par un oiseau. En Chine, il s’agissait d’un corbeau. L’oiseau solaire est l’un des thèmes privilégiés de la dynastie Shang, la première dynastie chinoise dont l’existence est attestée par l’archéologie. Le second principe était représenté par un serpent ou un animal aquatique. La mère de Shun, l’un des souverains mythiques de la Chine, était du clan du serpent, et son père était du clan de l’oiseau. Shun était donc issu de l’union des deux principes. Ce mythe illustre également le totémisme de l’ancienne société chinoise, selon lequel chaque clan avait un animal ancêtre, ainsi que l’exogamie, qui exigeait que les époux soient issus de clans différents.
Xie était l’ancêtre des Shang et sa mère s’appelait Jiandi. Un jour, elle alla se baigner avec ses sœurs dans la rivière de la colline Obscure. Un oiseau noir (hirondelle ou corbeau) passa en tenant un œuf multicolore dans son bec. Il le laissa tomber. Jiandi le prit et le mit dans sa bouche, mais elle l’avala par mégarde. À la suite de cela, elle conçut Xie. Il s’agit d’une forme particulière d’union des deux principes cosmiques, puisque ce mythe fait intervenir d’une part l’eau et l’obscurité, d’autre part un oiseau.
Le soleil résidait sur un arbre, appelé Fusang ou Kongsang. Il se levait également de cet arbre, au matin, pour se coucher sur un autre arbre situé à l’ouest. Autrefois, il y avait dix soleils. Un jour, ils se levèrent tous en même temps, infligeant aux hommes une chaleur intolérable. Yao en abattit neuf avec des flèches, si bien qu’il n’en resta plus qu’un seul. Selon la plupart des textes, Yao demanda à l'archer Yi d’abattre les soleils au lieu de le faire lui-même, mais c’est le résultat du croisement des mythologies chinoise et indo-européenne, car Yi est un héros indo-européen. Ce mythe des soleils surnuméraires existe chez d’autres peuples de l’Extrême-Orient, de la Sibérie et même chez certains Amérindiens, preuve de son ancienneté.
On peut également mentionner le mythe de la séparation du ciel et de la terre, qui étaient autrefois très proches.
Il importe de signaler qu'aucun de ces mythes ne possède le moindre équivalent dans la mythologie indo-européenne.
Mythes d’origine indo-européenne : La création du monde
La création du monde résulte de la mort d’un géant, Pangu. Son souffle devint le vent et les nuages, son œil gauche le soleil, son œil droit la lune, ses quatre membres les quatre « extrémités » du monde, son sang et ses humeurs le fleuve Jaune et le Yangzi Jiang, etc. Pangu est de toute évidence apparenté au géant Ymir de la mythologie nordique ou au Purusha de la mythologie indienne. Ce mythe serait tardivement venu du monde tibétain, qui était lui-même en contact avec le monde tokharien.
Le ciel
Parmi différentes conceptions du ciel, on en trouve une qui possède une analogie chez les Serbes : il y a neuf cieux séparés l’un de l’autre par une porte que gardent des tigres et des panthères et qui est commandée par l’un des portiers du Seigneur d’En-Haut, Shangdi. La conception serbe du ciel est connue sous une forme christianisée : Dieu a pourvu chacun des sept cieux d’une porte et placé devant elle un ange gardien.
Les Trois Augustes
Au début de leur histoire, les Chinois placent les Trois Augustes (voir Sanhuangwudi) : Fuxi, Nüwa et Shennong. Fuxi est encore appelé Taihao, le Suprême Eclat. Il passe pour avoir enseigné la chasse et la pêche aux hommes, et il élevait des animaux pour la cuisine. Il avait également un rôle d’entremetteur. Sa sœur et épouse, Nüwa, était une déesse de la fécondité : elle présidait aux mariages, comme Fuxi, et elle donnait des enfants. Shennong était un dieu agriculteur qui jouait également un rôle dans le commerce. Il a inventé la première charrue et il a créé les marchés. On lui attribue aussi la découverte des plantes médicinales.
Les plus belles illustrations de Fuxi et Nüwa proviennent de tombes de la région de Tourfan, à l’ouest de la Chine. Elles sont datées du quatrième au huitième siècle de l'ère chrétienne, époque où cette région était tokharienne. Ces deux divinités ont des queues de serpent. Fuxi tient une équerre, symbole du ciel carré et masculin, et Nüwa tient un compas, symbole de la terre ronde et féminine. Chez les anciens Indo-européens, le ciel était carré et la terre était ronde, alors que pour les Chinois, le ciel rond était posé sur la terre carrée. En outre, Fuxi et Nüwa sont accompagnés par deux soleils. Dans des tombes des Hittites datant d’il y a environ 4000 ans, on trouve des représentations similaires de deux jumeaux, garçon et fille, accompagnés par deux soleils. Ces jumeaux seraient ce que les textes hittites appellent le dieu Soleil du Ciel et la déesse Soleil de la Terre.
Une comparaison approfondie des déesses Nüwa et Athéna montrent qu'elles sont presque identiques. Ainsi, on leur attribue l'invention d'instruments de musique à vent. Une légende peu connue fait d'Athéna une donneuse d'enfants et lui attribue l'épithète de "Mère". Elle était donc une déesse de la fécondité comme Nüwa. Cette dernière était qualifiée "d'impératrice divine" et, selon certains commentateurs chinois, elle était l'épouse de Yu le Grand, fondateur de la dynastie Xia. Athéna était étroitement liée à la royauté, ce qui explique sa complicité avec des souverains tels que Cadmos, fondateur de la cité de Thèbes, ou Ulysse. Nüwa était aussi qualifiée de "grand sage" alors qu'Athéna était connue pour sa sagesse. Nüwa aurait créé les hommes avec de la vase au bord d'un étang. Athéna n'aurait rien fait de tel, mais un mythe semblable existe tout de même dans la mythologie grecque: la création des hommes avec de l'argile par Prométhée.
Selon un célèbre mythe chinois, une fille de Shennong du nom de Nüwa (où la syllabe wa est "orthographiée" de manière différente) se noya dans la mer Orientale alors qu'elle se promenait au bord du rivage. Elle se changea en un oiseau, le jingwei, qui ressemblait à un corbeau. D'après le Shuyi ji, ouvrage de la dynastie Tang, elle se serait plutôt noyée dans une rivière, or on connaît une certaine Fufei, dont le nom signifie "Epouse de Fuxi" et qui est donc identifiable à Nüwa, qui s'est noyée dans une rivière. On peut donc considérer que ces deux Nüwa sont identiques. Or selon une légende grecque racontée par Ovide, une fille de roi se promenait sur un rivage quand le dieu de la Mer essaya de la violer. Elle se changea en une corneille, oiseau voisin des corbeaux. Cette fille de roi était associée à Athéna, laquelle a été victime d'une tentative de viol commise par Héphaïstos, dieu à caractère maritime. On voit de la sorte la parenté des mythes chinois et grec.
On pourrait objecter qu'Athéna n'est nullement la sœur-épouse d'un dieu semblable à Fuxi, lequel ne possède aucun équivalent dans la mythologie grecque. Cela s'explique par le fait qu'il avait un caractère sacerdotal (les textes chinois lui attribuent l'invention de la méthode de divination exposée dans le Yi King) et que chez les Grecs, il n'existait plus de classe de prêtres.
Huangdi
Les lettrés de la Chine ancienne se souvenaient que Huangdi, l’Empereur Jaune, était l’ancêtre mythique des Rong-Chiens. Les Chinois l’ont adopté et ont fait de lui le successeur des Trois Augustes. Ils le considèrent comme le fondateur de leur civilisation. Maître du Tonnerre, il avait une résidence au sommet du Kunlun, une montagne censée se situer au centre du monde où quatre fleuves prenaient leur source. On lui attribue parfois quatre têtes, avec lesquelles il pouvait surveiller les quatre points cardinaux en même temps. Il se déplaçait en char et son véritable nom, Xuan yuan, signifiait « brancard ». D’une très grande intelligence, il sut parler quelques jours après sa naissance, et il était magicien et devin. L’un de ses ministres aurait inventé l’écriture. Il était un guerrier, qui apprit « le maniement du bouclier et de la lance », d’après l’historien Sima Qian. Il savait aussi dompter les bêtes fauves. Les Chinois lui ont associé deux frères, Shentu et Yulei, qui tuaient les démons.
Huangdi mena une lutte très dure contre Chiyou, présenté comme un fils, un petit-fils ou un ministre de Shennong. C’était un forgeron et un expert dans la fabrication des armes, qu’il aurait d’ailleurs inventées. Il a été vénéré comme un dieu de la Guerre. Huangdi utilisa contre Chiyou une armée de bêtes fauves. L’épisode le plus célèbre de la bataille est celui durant lequel Chiyou créa un brouillard épais. Le Prince du Vent, souvent associé à Huangdi, fabriqua une statue montée sur un char qui indiquait toujours le sud avec son bras droit ; elle permit aux troupes de Huangdi de s’orienter dans ce brouillard. Ensuite, Chiyou suscita un ouragan, avec des vents violents et des pluies torrentielles. Huangdi fit venir sa fille Ba, qui apportait la sécheresse. L’ouragan fut annihilé, mais Ba ne pouvant pas remonter au ciel, son père l’exila sur les territoires du Nord, qu’elle transforma en un désert. Les textes chinois situent fréquemment cette bataille en un lieu appelé Panquan, la "Source du Talus".
Selon le Guizang, un ouvrage de la haute Antiquité connu seulement par des citations, Chiyou s’attaqua au Kongsang afin d’empêcher le soleil de se lever et de plonger la terre dans une obscurité éternelle. Le mythe du combat entre Huangdi et Chiyou trouve ainsi son équivalent chez les Slaves des Balkans. Ces derniers racontaient que le dieu du Tonnerre devait affronter chaque matin une créature en forme de dragon ou de serpent, qui voulait capturer le soleil et plonger le monde dans les ténèbres. Cette créature créait des brouillards épais et des intempéries destructrices. Il s’agit sûrement du mythe le plus important des Tokhariens, qui était lié à leur vénération du soleil levant. La mention du Kongsang s’explique par une sinisation de ce mythe, car pour les Indo-Européens, le soleil se levait à partir de la mer qui entourait la terre, et non à partir d’un arbre. Dans la mythologie indienne, Indra est le vainqueur d'un dragon qui cherche à retenir les eaux ou le soleil et qui crée du vent ou un épais brouillard.
Comme le combat entre Huangdi et Chiyou est souvent situé près d'une source, il peut être rapproché du meurtre par Apollon du serpent Python, qui gardait une source sur le site de Delphes. Justement, une analyse approfondie des caractéristiques de Huangdi et d'Apollon montre que ces deux divinités étaient semblables. On peut également comparer Huangdi au dieu Lug des Celtes ou au dieu Wotan des Allemands. Lug s'est battu contre Balor et son armée de Fomoire, des créatures ne possédant qu'un œil, un bras et une unique jambe tordue. Chiyou était le chef des chimei, des démons des marais de montagne. Parmi ces derniers, se trouvaient des chui, des créatures à bras et jambe uniques. Dans le Shanhaijing, il est question de créatures à un œil ou à un bras et une jambe tordue. Lug, Apollon, Wotan ou Indra sont les héritiers d'une unique divinité proto-indo-européenne.
Xiwangmu
Une autre divinité, Xiwangmu, la Reine-Mère d’Occident, a toujours été associée aux territoires occidentaux, où vivaient les Tokhariens. C’était une déesse de la fécondité, à l’activité sexuelle intense. Elle était la gardienne des pêches d’immortalité. Elle régnait également sur les destinées humaines et sur l’ouest, qui était la terre des morts, et elle pouvait déclencher des épidémies. On peut la comparer à la déesse allemande Frija ou à la déesse scandinave Freyja. Toutes étaient probablement des hypostases de la Terre. Il semble également qu'elle ait été une forme de Nüwa, autre déesse de la fécondité, qui correspondait à la déesse Soleil de la Terre des Hittites. Toutes les deux avaient des liens avec les serpents; Xiwangmu comme Nüwa avait un rapport avec les instruments de musique à vent.
L'archer Yi
La ressemblance de l’archer Yi et du héros grec Héraclès a été remarquée depuis longtemps. Ils sont tous les deux des héros solitaires et tueurs de monstres. Comme Héraclès, Yi a exécuté un certain nombre de « travaux ». Comme Yi, Héraclès était un archer.
Yi , Houyi , Yiyi ou Pingyi est un personnage mythique de l’antiquité chinoise, remarquable archer, considéré comme le mari de Chang'e. Il est connu par de brefs passages de textes datant des Royaumes combattants aux Han, comme le Shanhaijing, le Huainanzi et le Mengzi. La légende de Houyi (son appellation la plus fréquente en Chine) s’est développée à partir de ces sources, avec de multiples variantes dans les détails au gré de l’imagination ou des intentions du narrateur.
Selon un passage du Shanhaijing repris dans le Huainanzi, Yao fit appel à lui pour abattre les neuf soleils surnuméraires apparus durant son règne. Le succès de Yi permit à Yao de devenir empereur.
Un autre passage du Huainanzi lui fait rencontrer Xiwangmu lors d’une expédition de chasse. Elle lui remet des herbes d’immortalité. Sa femme Chang'e les consomme et s’envole dans la lune dont elle devient la déesse.
Dans des sources d'esprit plus historique comme le Mengzi, il est présenté comme un Dongyi , terme général désignant les ethnies non-Huaxia de l’Est, archer d’élite. Son clan (ou territoire) est Youqiong . Vassal de Taikang , petit-fils indigne de Yu le Grand, il l’exile et le remplace par son frère Zhongkang tout en assurant la régence. Lui aussi fait des mécontents car il consacre plus de temps à la chasse qu’aux affaires publiques. Il est tué par Zhuo de Boming, seigneur de Han , lors d’une expédition de chasse. Les historiens chinois modernes estiment que Yi est la personnification d’une ethnie connue pour son talent à l’arc.
Légende de Yi
Il en existe dans les détails d’innombrables versions, qui en général rassemblent l’anecdote des soleils, l‘obtention des herbes d’immortalité et l’envol de Chang’e dans la lune.
Yi se fait une réputation en sauvant la terre de la sécheresse et des incendies en abattant les neuf soleils excédentaires. Ce n’est pas toujours Yao qui l’en charge, mais parfois la population, ou Yi lui-même qui se porte volontaire. Par la suite, marié à Chang’e, il entre en possession d’herbes ou d’un élixir d’immortalité. La rencontre de Yi et de sa femme, qui n’est pas racontée dans les sources les plus anciennes, est entièrement abandonnée à l’imagination du narrateur.
C’est le plus souvent, comme dans le Huainanzi, la déesse Xiwangmu qui remet à Yi les herbes magiques, mais dans les versions de Chine communiste datant d’avant les années 80, où Yi et Chang’e forment un couple modèle de proto-prolétaires vivant de la chasse et du travail manuel, il s’agit en général d’un ermite herboriste.
La consommation imprévue des herbes d’immortalité par Chang’e sépare à la fin les époux, car leur effet la fait s’élever dans les airs jusque dans la lune où elle réside éternellement. Parfois la responsabilité lui en incombe, elle fait preuve d’impatience et d’avidité en absorbant immédiatement la totalité d’un élixir dont une moitié appartient à son mari, qui le garde pour leurs vieux jours. Parfois la responsabilité repose sur Yi. On raconte alors qu’il fut promu empereur après son succès contre les soleils, mais devint tyrannique. C’est lui qui veut absorber les herbes pour accroître son pouvoir et Chang’e les avale pour l’en empêcher.
Une tradition folklorique moins fréquente basée sur un passage du Mengzi en fait un personnage violent ou démoniaque tué par Pengmeng , autre archer d’élite parfois présenté comme son disciple. Cette tradition, qui voit en lui un ancien chef des démons remplacé ultérieurement par Zhongkui , est expliquée par certains folkloristes chinois par l’assimilation des pratiques religieuses des minorités non-Han, dont Yi serait un représentant, à de la sorcellerie.
Yi et Héraclès
La ressemblance de l’archer Yi et du héros grec Héraclès a été remarquée depuis longtemps. Ils sont tous les deux des héros solitaires et tueurs de monstres. Comme Héraclès, Yi a exécuté un certain nombre de « travaux ». Comme Yi, Héraclès était un archer. Ne voulant pas descendre sous terre après sa mort, Yi se rendit chez la Reine-Mère d’Occident et obtint d’elle des pilules d’immortalité, mais son épouse Chang’e les lui vola. De même, Héraclès parvint à dérober les pommes d’immortalité, qui étaient la propriété de la déesse Héra, mais il les rendit sur l’injonction d’Athéna. Ces deux héros, qui auraient pu éviter la mort, eurent une fin tragique. D'après certains textes chinois, Yi fut assassiné par son épouse Fufei, qui serait donc équivalente à Chang'e, et par Han Zhuo (cité ci-dessus), l'amant de celle-ci. De même, Héraclès fut tué par son épouse Déjanire et le Centaure Nessos, qui avait essayé de la violer.
L’immortalité était un concept essentiel de la religion des Grecs et des Tokhariens. Chez Homère, les termes « immortel » et « dieu » sont synonymes. De même, la désignation tokharienne des dieux, ñäkte, signifiait probablement « immortel ».
Il importe aussi de remarquer que les « travaux » de Yi sont apparentés à la lutte de Huangdi contre Chiyou. Ainsi, Yi a tué le Grand Serpent avaleur d'astres, tandis que Huangdi a vaincu Chiyou, qui essayait d'empêcher le soleil de monter au ciel. Il en est ainsi parce que Yi est devenu roi lors d'une expédition dans le bassin du Tarim et que Huangdi était la version divine du roi. Ce même parallélisme existe dans la mythologie grecque: de même que le dieu Apollon a tué le serpent Python près d'une source, le roi Cadmos a tué un serpent qui gardait une source sur le site de Thèbes. Apollon était souvent qualifié de "souverain", ce qui n'était jamais le cas de son père Zeus.
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| dimanche 11 mars 2007, a 05:26 |
| Bleu |
Bleu
Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle varie en luminosité du cyan à une teinte plus sombre comme le bleu de Prusse (ou bleu de minuit).
Le bleu est la couleur du ciel
Composantes
Système hexadécimal : du bleu est : #0000FF
Le système hexadécimales un système de numération utilisant la base 16.
Le nom hexadécimal provient du fait qu'il utilise les 10 premiers chiffres arabes (décimal, dix) puis les 6 premières lettres de l'alphabet latin (hexa, six) : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F. L'usage de précisément ces chiffres-là fut imposé mondialement par l'entreprise américain IBM qui commença à l'utiliser depuis 1963. Il est actuellement le standard reconnu.
RVB : Rouge vert bleu (r,v,b) (0,0,255)
Rouge vert bleu, abrégé RVB ou RGB de l'anglais red green blue, est un format de codage des couleurs.
Ces trois couleurs sont les couleurs primaires en synthèse additive. Elles correspondent en fait à peu près aux trois longueurs d'ondes auxquelles répondent les trois types de cônes de l'œil humain (voir trichromie). L'addition des trois donne du blanc, lumière parfaite pour l'œil humain.
Elles sont utilisées en vidéo, pour l'affichage sur les écrans, et dans les logiciels d'imagerie.
Couplées deux à deux ces couleurs donnent les couleurs cyan, magenta et jaune secondaires en synthèse additive et primaires en synthèse soustractive.
CMJN (c,m,j,n,) ( 100,100,0,0,) Quadrichromie
La quadrichromie ou CMJN (cyan, magenta, jaune, noir) (en anglais CMYK, cyan, magenta, yellow, black) est un procédé d'imprimerie permettant de reproduire un large spectre colorimétrique à partir des trois teintes de base (le cyan, le magenta et le jaune ou yellow en anglais) auxquelles on ajoute le noir (ou khol ou black).
Le cyan, le magenta et le jaune, sont les trois couleurs primaires en synthèse soustractive, contrairement au rouge, vert et bleu (RVB ou RGB) qui le sont en synthèse additive.
Le noir est utilisé pour obtenir les gris, qui seraient plus difficiles à obtenir en mélangant les trois couleurs primaires. On peut toutefois ajouter une couleur supplémentaire au noir pour accentuer les nuances de gris (une encre brune ou orangée par exemple). Ce procédé est utilisé notamment dans les ouvrages de photographies en noir et blanc. De même, il est possible d'ajouter une couleur supplémentaire (en général du cyan) afin d'imprimer un noir plus intense. C'est ce que l'on appelle un noir soutenu.
L'ajout du noir permet surtout de mieux contraster les images et de produire des textes plus nets. Le noir étant une couleur moins coûteuse à fabriquer que les autres teintes, son utilité est non seulement d'ordre esthétique mais économique : à chaque fois que le mélange des trois couleurs donne une nuance de noir ou de gris, la séparation quadri retire les couleurs CMJ et les remplace par du noir. On appelle cette substitution le "retrait de sous-couleur". Il est évidemment paramétrable selon la qualité du résultat final que l'on souhaite obtenir.
En pratique, on ne peut pas obtenir toutes les couleurs possibles en quadrichromie. Il faut donc faire attention pour les images de synthèse destinées à l'impression ! Dans les palettes de Photoshop, par exemple, un point d'exclamation signale les couleurs « non imprimables ».
TSL (t,s,l) (240°,100%,100%)
TSL (teinte, saturation, lumière) ou HSL (hue, saturation, light) ou HLS (hue, light, saturation) est un espace de représentation des couleurs.
Contrairement aux espaces RVB et CMYK, le système HLS est indépendant du support. On code la teinte suivant l'angle qui lui correspond sur le cercle des couleurs :
0° ou 360° : rouge
60° : jaune
120° : vert
180° : cyan
240° : bleu
300° : magenta.
Particularités
Il s'agit de l'une des trois couleurs primaires dans la synthèse additive. Le cyan qui est une nuance de bleu est également l'une des trois couleurs primaires dans la synthèse soustractive (imprimerie, peinture).
Bien que le ciel et la mer soient bleus, cette couleur est rare dans la nature : par exemple il y a beaucoup moins de fleurs bleues que fleurs rouges ou jaunes. Par ailleurs il faut noter que l'œil humain discerne moins de nuances dans le bleu qu'il n'en discerne dans les autres couleurs.
Ainsi, avant l'arrivée des pigments de synthèse, les pigments bleus étaient plus rares et plus coûteux. C'est pourquoi cette couleur symbolisait la richesse.
Cette difficulté à produire du bleu s'est avérée encore récemment au niveau des Diodes électroluminescentes. Les premières diodes lumineuses (rouges et vertes, puis jaunes et oranges) ont été inventées et produites dans les années 60, mais il a fallu attendre la fin des années 90 (plus de 30 ans !) pour que l'on parvienne à produire des diodes bleues.
C'est une couleur qualifiée traditionnellement de froide par opposition aux couleurs chaudes (jaune, orange, rouge) qui sont les couleurs du feu.
Pigments
La guède, plante d'Europe dont les feuilles contiennent de l' indigotine, utilisée dès les celtes et dont le broyat forme le pastel ;
L'indigotier, arbuste venant d'Inde, d'Afrique, d'Amérique ou du Moyen-Orient, dont on extrait l'indigo, teinture de meilleure qualité que la guède et ayant supplanté cette dernière au XIXe siècle ;
Le lapis-lazuli, pierre dure, venant d'Orient, utilisé sous forme de broyat
Oxydes et silicates de cuivre.
Le Bleu de Prusse, découvert en 1704 à Berlin par Heinrich Diesbach et Johann Conrad Dippel. Il est produit par réaction de la potasse sur du sulfate de fer. Il parvient à supplanter l'indigo à la fin du XIXe siècle, malgré une résistance médiocre à la lumière.
De nos jours, il s'agit essentiellement de colorants de synthèse.
Bleu Klein En 1960, l'artiste Yves Klein a breveté une sorte de bleu particulièrement profond, sous le nom International Klein Blue (IKB). Entre 1960 et 1961, Klein a peint quinze monochromes en bleu IKB, dont l'un des plus célèbres, IKB 3, est exposé au centre Georges-Pompidou à Paris.
Bleu du ciel
Une partie du rayonnement électromagnétique émis par le soleil est réfléchie par l'atmosphère terrestre, y compris des rayonnements visibles (lumière). Une autre partie pénètre cette atmosphère, et éventuellement la traverse, plus ou moins directement, jusqu'à atteindre l'œil d'un observateur. L'atmosphère terrestre diffuse les rayonnements provenant du soleil, d'autant plus que leur longueur d'onde est courte (ce qui correspond, dans le spectre visible, aux couleurs proches du violet).
Lorsque nous dirigeons notre regard vers le soleil ou au voisinage de celui-ci, nous percevons les rayonnements les plus directs : ce sont ceux de grande longueur d'onde (couleur tendant vers le rouge), moins diffusés par l'atmosphère.
Lorsque nous dirigeons notre regard ailleurs dans le ciel, nous percevons des rayonnements dont la trajectoire à partir du soleil est très indirecte : ce sont ceux de courte longueur d'onde (couleur tendant vers le violet), très diffusés par l'atmosphère
Expressions, déclinaisons et usages
En héraldique, le bleu s'appelle azur.
Le bleu est la couleur des vêtements des policiers en tenue et des gendarmes en France et dans d'autres pays.
C'est la couleur du bouchon des bouteilles de lait demi-écrémé (en opposition au rouge pour le lait entier).
Une petite pastille bleue placée en son milieu indique le robinet d'eau froide (en opposition au rouge pour l'eau chaude). Autrefois réalisée en céramique ou en porcelaine, c'est aujourd'hui une petite pastille en plastique.
À l'armée, et dans certains milieux professionnels, un «bleu » est un débutant, une jeune recrue sans expérience (on dit aussi « bleu-bite » ou « bleusaille ») ;
se faire avoir comme un bleu : comme un débutant
un bas-bleu : femme intellectuelle, écrivaine (péjoratif)
Avoir le sang bleu est le signe de la noblesse, pas seulement en référence à celle des yeux mais qu'une peau peu mélanisée permet de voir plus nettement le réseau des veines ;
Ventre bleu, palsambleu, corbleu, maugrebleu, parcorbleu, morbleu, parbleu, sacrebleu, tubleu, vertubleu et autres jurons formés d'une altération volontaire de "nom de dieu", afin d'éviter un sacrilège (on le pense mais on ne le dit pas) ;
Un col bleu (de travail) est un ouvrier alors qu'un col blanc est un employé (de bureau) ;
Être « fleur bleue » : être naïf, rêveur ou romantique ;
Le ruban bleu est le symbole pour un record de rapidité notamment la traversée de l'Atlantique en bateau ;
En informatique c'est la couleur de référence d'IBM («Big Blue») et ce fut un temps celui des fonds d'écran de l'OS de Microsoft avant l'avènement de Windows ;
Un écran bleu est une erreur fatale du système d'exploitation Windows ;
Dans les sports collectifs comme le football, « les Bleus » désigne l'équipe nationale de France, d'après la couleur du maillot ; entre 1914 et 1941 (lorsqu'elle fut assimilée aux alliés après la déroute de 1940) ce fut la couleur de l'uniforme de l'armée française et donc indirectement celle de la majorité à la chambre des députés de 1919 ;
Dicton : « les yeux bleus vont aux cieux, les yeux gris au paradis, les yeux verts en enfer, les yeux noirs au purgatoire. »
« Yeux bleus : yeux d'amoureux »
Le grand bleu désigne l'océan, la grande bleue la mer ;
Tarbouch, Tarbouche : Coiffure portée par les hommes au Moyen-Orient (notamment en Égypte et en Turquie), qui se compose d'un bonnet en drap rouge entouré d'un turban généralement blanc orné d'un gland bleu en soie.
Le « blues » (« bleu » en anglais) est un état de mélancolie (spleen) ;
Le « blues » est aussi un genre musical ; la « note bleue » (blue note) est la quatrième note de la gamme blues (quarte augmentée), qui la distingue de la gamme pentatonique mineure ;
Le bleu de méthylène est un produit utilisé en biologie pour la coloration des cellules en vue de leur observation, et en médecine comme antiseptique ;
Le bleu de bromothymol est un indicateur coloré chimique employé pour déterminer l'acidité (le pH) d'une solution.
Le bleu est utilisé comme couleur pour les liens hypertextes.
Au billard, le « bleu » est une craie qui permet à la queue d'adhérer sur la blanche pour lui donner des effets.
Le « compteur bleu » EDF lancé dans les années 60. Le tarif bleu de l'EDF.
Les cartouches de la marque Camping gaz sont bleues. La couleur bleue est associée au gaz car celui-ci produit une flamme bleue durant sa combustion.
Le « train bleu » était le nom générique donné aux trains de nuit de la SNCF et d'autres compagnies (Compagnie Internationale des Wagons-Lits par exemple), les wagons étant de couleur bleu nuit. Ce fut également le nom d'un tramway de couleur bleue faisant la ligne Lyon - Fontaines - Neuville.
Avec le noir et le vert sombre, le bleu est une des trois couleurs généralement utilisées pour les sacs poubelles de grands volumes.
Avec le rouge, le jaune et le vert, le bleu est l'une des quatre couleurs adoptées par la communauté européenne pour les conteneurs et poubelles du tri sélectif. Les conteneurs bleus sont en principe destinés à recevoir les magazines, journaux, annuaires et prospectus (pour le recyclage du papier).
La marque allemande Blaupunkt (connue pour ses autoradios) a pour symbole un point bleu sérigraphié sur ses appareils. Blaupunkt signifie exactement point bleu en allemand.
Par analogie et par métonymie
En bobologie, un « bleu » est une ecchymose, un épanchement de sang situé sous la peau, souvent dû à un traumatisme (choc, coup).
En imprimerie, un bleu est une épreuve monochrome ou les valeurs de gris deviennent des valeurs de bleus servant au calage des maquettes entre autres, car les émulsions utilisées par les photograveurs ne sont pas sensibles à la couleur bleue. Les bleus ont longtemps été utilisés pour la mise en couleurs des bandes dessinées. L'utilisation des bleus a perdu de son importance avec les pratiques numériques.
Or bleu : richesse représentée par la mer et le tourisme qui y est lié.
« Les Bleus » désigne l'équipe de France de football.
Le bleu de chauffe, le bleu de travail, est un vêtement de couleur bleue utilisé pour les travaux salissants. La salopette de Coluche était à rayures bleues et blanches.
Le Grand Bleu est un film d'aventure franco-italien réalisé par Luc Besson.
Trois Couleurs : Bleu est un film de Krzysztof Kieślowski, premier volet de la trilogie Bleu/Blanc/Rouge.
Le Train bleu (The Mystery of the Blue Train) est un roman policier écrit par Agatha Christie.
Le Lotus bleu est un album de bande dessinée de la série Les aventures de Tintin et Milou.
Le Ruban bleu créé en 1860 est une compétition entre compagnies maritimes transatlantiques devenue par la suite une course de catamarans.
En gastronomie
Parmi les fromages, les « bleu » sont des fromages dont la pâte contient des champignons formant des veines bleues, comme le Bleu de Bresse ; voir l'article Fromages à pâte persillée ;
Le bleu est une cuisson juste grillée sur les deux faces et tiède au centre (steak) ;
Une truite est dite cuite au bleu lorsqu'elle est pochée dans du vinaigre ce qui fait virer sa couleur au bleu. La méthode de la cuisson au bleu exige que la truite vienne d'être tuée juste avant sa cuisson. La fermeté et la saveur de la truite sont ainsi conservées.
Un cordon bleu est un fin gastronome.
Symbolique Dans l'hindouisme, la divinité Krishna, dont le nom signifie bleu-noir, est présenté sous les traits d'un homme à la peau bleue.
Le bleu devient couleur royale depuis les capétiens (le sang bleu).
Le bleu est généralement une couleur associée aux garçons, par opposition au rose pour les filles.
En politique française, elle symbolise les milieux plutôt conservateurs. Aux États-Unis d'Amérique c'est l'inverse, puisqu'elle symbolise les démocrates (gauche) alors que le rouge symbolise les républicains (conservateurs).
Dans les guerres de Vendée, pendant la Révolution française, le nom de Bleus fut donné aux soldats de l'armée républicaine par les royalistes, à cause de la couleur de leur uniforme.
Le bleu est une couleur qui symbolise la paix, le calme et la volupté. Elle nous rappelle le ciel et invite à l'évasion spirituelle. C'est pourquoi les drapeaux de l'ONU et de l'Europe sont bleus, les soldats de l'ONU ont le surnom de « casques bleus ».
Cette couleur est également symbole de fraîcheur et de pureté. Raison pour laquelle les produits d'entretien pour les WC ou les vitres sont généralement colorés en bleu. Les lessives contiennent également des grains bleus censés donner plus de blancheur au linge (en fait une légère coloration bleue compense le jaunissement des tissus blancs). Les cachets effervescents destinés à nettoyer les appareils dentaires sont aussi colorés en bleu.
Dans le code de couleurs des résistances électriques et des condensateurs, la couleur bleue correspond au chiffre 6, au multiplicateur x106, à une précision de 0,25% et à un coefficient de température de 10ppm. Dans la norme CEI 60757, on le nomme BU (abréviation de blue).
Dans la signalisation routière, les panneaux à fond bleu indiquent une obligation.
En électricité ,en monophasé, le fil bleu correspond au neutre, et le rouge à la phase . en triphasé : bleu = neutre , rouge = phase1, noir=phase2, marron = phase3,vert et jaune = fil de terre.
Ceinture bleue : Grade d'apprentissage du judo et du karaté
correspondant au 2e kyu (8e niveau).
Le ruban bleu est un symbole pour un record de rapidité, notamment la traversée de l’Atlantique en bateau.
Dans la théorie ésotérique des « 7 Rayons » le « Rayon Bleu » serait le rayon de l'archange Michaël.
Bibliographie
Michel Pastoureau, Bleu. Histoire d'une couleur, éditions du Seuil, octobre 2000. ISBN 2020557258
Annie Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur. Le Bleu, Paris, CNRS Editions, 1998, nouvelle édition 2004.
En 2003, Lewis Trondheim sort une bande dessinée à la couverture monochrome bleue ne portant aucune inscription. Très controversé, cet ouvrage édité par L'Association ne comporte aucun texte et montre ce qui semble être les aventures d'organismes unicellulaires. Ses dimensions réduites et son faible nombre de pages (30) le classe définitivement en marge de la production classique de bandes dessinées.
ISBN 2-84414-143-9
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| mercredi 07 mars 2007, a 09:24 |
| Le Ciel |
Le Ciel
Le ciel est l'atmosphère de la Terre telle qu'elle est vue par les êtres humains depuis le sol de la planète.
Le mot ciel vient du latin caelum qui implique une forme circulaire et contient une connotation de pureté et de perfection harmonieuse.
Le ciel (espace)
Le ciel est l'espace accessible à l'observation terrestre limité par l'horizon. Le ciel a l'aspect d'une voûte ou d'un hémisphère, raison pour laquelle on parle de "voûte" ou de "sphère" céleste. Du fait de la rotation terrestre, le ciel entier présente un mouvement rotatoire apparent autour de l'axe de la Terre. C'est ce mouvement qui fait que les astres se lèvent à l'est, culminent au méridien, et se couchent à l'ouest. La période de ce mouvement, appelée jour sidéral, est de 23 heures 56 minutes et 4,09 secondes.
Le ciel, de jour et de nuit
À cause du Soleil, le ciel diurne est complètement différent du ciel nocturne. Durant le jour, la brillance du Soleil inonde le ciel et fait disparaître la lumière provenant d'autres corps célestes. La lumière du Soleil a une couleur blanche jaunâtre, mais couvre l'ensemble du spectre . L'atmosphère de la Terre diffuse la lumière du Soleil dans toutes les directions, et plus particulièrement la longueur d'onde bleue ce qui donne au ciel sa couleur (Voir l'article : Couleur du ciel et Diffusion Rayleigh). Par conséquent, le Soleil nous apparaît jaune car la partie bleue de son spectre a été diffusée. En effet depuis l'espace, le soleil est blanc. Le bleu et le jaune constituent des couleurs complémentaires.
Par contraste, le ciel nocturne est privé de la lumière du Soleil. Par conséquent, il fait noir, ce qui nous permet d'observer des milliers d'étoiles scintiller dans le ciel. Les étoiles sont toujours présentes durant la journée (les plus brillantes sont visibles à l'aide d'un télescope), mais ne peuvent être vues, car le Soleil leur fait concurrence.
Le paradoxe d'Olbers, dit « du ciel de feu », est une contradiction apparente entre le ciel noir de la nuit et une infinité d'étoile dans un univers infini.
Le ciel dans l'Histoire
Les Anciens se figuraient le ciel comme solide et le représentaient par une figure d'homme tenant à deux mains un voile déployé au-dessus de sa tête.
Les Gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête.
Ciel et religion Dans certaines religions, le ciel est l'endroit où vivent les dieux (Notre Père qui êtes aux cieux...), ou désigne l'au-delà. Au pluriel : des cieux (il y a 7 cieux chez les musulmans : voir Miraj).
Dieu est un mot hérité du latin deus, lui même issu d'une racine indo-européenne *Dyeus Pitar, « Père Ciel brillant ».
Zeus tire également son nom de dyeus (dieu du ciel).
Jupiter signifie littéralement « Père des cieux », de la racine indo-européenne *Dyeus pater ("dieu du ciel").
Dans la mythologie grecque, Ouranos (en grec ancien Οὐρανός, « ciel étoilé, firmament ») est une divinité primordiale personnifiant le Ciel. Il est le fils de Gaïa (la Terre).
Nout est la déesse égyptienne du ciel.
Expressions À ciel ouvert : en plein air.
Entre ciel et terre : en l'air.
Être au septième ciel : jouir d'un grand bonheur
Remuer ciel et terre : tout mettre en œuvre pour atteindre un but.
Tomber du ciel : arriver inopinément et généralement à propos.
Ciel, mon mari ! : ledit mari arrive inopinément et généralement non à propos…
Couleur du ciel
Une partie du rayonnement électromagnétique émis par le soleil est réfléchie par l'atmosphère terrestre, y compris des rayonnements visibles (lumière). Une autre partie pénètre cette atmosphère, et éventuellement la traverse, plus ou moins directement, jusqu'à atteindre l'œil d'un observateur. L'atmosphère terrestre diffuse les rayonnements provenant du soleil, d'autant plus que leur longueur d'onde est courte (ce qui correspond, dans le spectre visible, aux couleurs proches du violet).
Lorsque nous dirigeons notre regard vers le soleil ou au voisinage de celui-ci, nous percevons les rayonnements les plus directs : ce sont ceux de grande longueur d'onde (couleur tendant vers le rouge), moins diffusés par l'atmosphère.
Lorsque nous dirigeons notre regard ailleurs dans le ciel, nous percevons des rayonnements dont la trajectoire à partir du soleil est très indirecte : ce sont ceux de courte longueur d'onde (couleur tendant vers le violet), très diffusés par l'atmosphère.
Lumière du ciel nocturne
La lumière du ciel nocturne est la très faible émission de lumière visible par l'atmosphère de la Terre, empêchant ainsi une nuit d'être jamais totalement noire. Elle est causée par divers phénomènes physiques se produisant dans la haute atmosphère. Elle fut remarquée pour la première fois en 1868 par l'astronome suédois Anders Jonas Ångström.
L'origine de la lumière nocturne est complexe et dérive de plusieurs phénomènes distincts :
La chimiluminescence ( La chimiluminescence est un phénomène de réaction chimique ayant pour conséquence la production de lumière. Une réaction de ce type est l' oxydo-réduction du luminol (3-aminophthalhydrazide) par l'eau oxygénée, par exemple, ou un quelconque hydroxyde.) est le processus qui contribue le plus à la luminosité totale. Elle résulte des réactions chimiques entre diverses molécules dans la thermosphère. Le Soleil casse certaines de ces molécules pendant le jour et leur recombinaison nocture est accompagnée d'une émission lumineuse.
L'excitation de l'atmosphère par des rayons cosmiques.
La recombinaison d'atomes ionisés par le Soleil pendant le jour conduit également à produire de la lumière visible (de manière similaire aux aurores polaires).
Pollution lumineuse
L’expression pollution lumineuse est utilisée à la fois pour désigner la présence nocturne anormale et/ou gênante de lumière (on parlera alors plutôt de « nuisance lumineuse ») et les conséquences de l'éclairage artificiel, nocturne, sur la faune, la flore, la fonge (le règne des champignons), les écosystèmes ou parfois des effets suspectés ou avérés sur la santé humaine.
Comme celle de pollution du ciel nocturne qui la remplace parfois, la notion de pollution lumineuse (light pollution en anglais) est récente : apparue dans les années 1980, elle a évolué depuis.
Cette notion a originellement été portée par des astronomes nord-américains puis européens et par leurs organisations représentatives (Association française d’Astronomie en France, Darsky.org en Amérique du Nord..), puis par d’autres acteurs confrontés à une dégradation rapide de l’environnement nocturne ; écologues, aménageurs, énergéticiens, médecins, universitaires, juristes, éclairagistes, agences impliquées dans le champ du développement durable se sont inscrits dans ce nouveau champ d'étude et de travail.
Traductions
afrikaans : hemel
allemand : Himmel
anglais : sky , heaven
anglo-saxon : hefon , heofon , wolcen
arabe : السماء
catalan : cel
danois : himmel , himmerig
espagnol : cielo
espéranto : ĉielo
finnois : taivas
frioulan : himel , loft
frison : himel , loft
féroïen : himin , himmal
gaélique écossais : adhar, iarmailt
hongrois : ég , égbolt
hébreu ancien : שמים masculin
indonésien : angkasa , langit
islandais : himinn
italien : cielo
kinyarwanda : juru (ijuru)
latin : aether , aethra , axis , caelum
maya yucatèque : ka’an
norvégien : himmel
néerlandais : hemel , lucht
papiamento : shelo , shelu
polonais : niebo
portugais : céu , alturas , olimpo
roumain : cer
russe : небо (nebo)
suédois : himmel , sky
tagalog : lángit
tchèque : nebe
zoulou : ilizulu , izulu
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| dimanche 04 mars 2007, a 12:00 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur |
Provence-Alpes-Côte d'Azur Provence-Alpes-Côte-d'Azur est une région administrative française, dans le sud-est. Elle est souvent désignée par l'acronyme PACA ou Paca mais ce nom artificiel est contesté par une partie des habitants. Son nom en occitan provençal est [pʀuˈvɛⁿsɔ ˈaw ˈkɔstɔ d aˈzyʀ], écrit Provènça-Aups-Còsta d'Azur (norme classique) ou Prouvènço-Aup-Costo d'Azur (norme mistralienne) .
Elle est limitrophe de l'Italie dont elle est séparée par les Alpes méridionales. Au nord, elle voisine avec la région Rhône-Alpes et à l'ouest avec le Languedoc-Roussillon dont le Rhône marque la limite. PACA est baignée au sud par la mer Méditerranée. Provence-Alpes-Côte-d’Azur regroupe six départements issus des provinces d'Ancien Régime de Provence et du Dauphiné. Une partie de Vaucluse est issu de l'annexion du Comtat Venaissin pendant la période révolutionnaire et la majeure partie des Alpes-Maritimes du rattachement du Comté de Nice à la France pendant le Second Empire. Les armoiries du conseil régional rappellent la Provence et le Dauphiné, ainsi que le comté de Nice.
Histoire
Colonisée déjà par les Grecs, la région faisait partie de la province romain transalpin dénommé Provintia Romaine, et, postérieurement, Napolitaine, d’où il dérive le nom actuel, du latin Provintia.
Il fut dominée successivement par différents villages germaniques comme les ostrogoth, les burgondes et les francs. Dans l'an 879 dC l'aire fut incorporée au royaume de Provence, quelquefois appelé la Bourgogne Cisjurana, ou Cisjurásica, et dans le siècle X au royaume d'Arles.
Au commencement du siècle XII il fut soumis à la juridiction des comtes de Barcelone et pendant le gouvernement de Pedro II. Postérieurement il perdit toute autonomie, restant soumise à la Maison d'Anjou que gouverna le territoire depuis 1245 jusqu'à 1482, quand la région tomba sous le domaine du roi Luis XI de la France, étant annexée en 1486. Provence eut rang provincial jusqu'à la Révolution française, moment en le que la région fut distribuée entre différents départements français. À l'heure actuelle son territoire fait partie de la région administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Géographie
Située dans le sud-est, entre la frontière italienne et le Rhône, bordée par la Méditerranée, Provence-Alpes-Côte d’Azur présente un territoire des plus beaux et des plus variés. Terre de contrastes, elle s’étend des plaines du bas Rhône et de la Durance aux hautes vallées glacières du nord. Composée de six départements, peuplée de 4,7 millions d’habitants, elle est la troisième région de France par sa population. Terre de contrastes aussi par un peuplement inégalement réparti, dense sur la côte, rare en montagne. Son patrimoine naturel remarquable, sa qualité de vie, son dynamisme constituent quelques-uns de ses atouts. Attractive, la région sait protéger son environnement.
Le territoire n’est pas immense : 5,8 % de la superficie nationale, et pourtant que de richesses concentrées dans ce coin du sud-est. Que de variétés sur ces 31 399 Km² ! Provence-Alpes-Côte-d’Azur est la région de France la plus dotée en espèces animales et végétales. Le climat méditerranéen entraîne une faune et une flore différente des régions plus au nord ou à l’ouest de la région. La végétation est en effet majoritairement composée de pinède, maquis, garrigue et chênes verts près des littoraux. Le climat méditerranéen permet a cette région de se spécialiser dans certaines activités économiques telles que la culture de la vigne, la production de vins (notamment les rosés) ainsi que la culture de la lavande et des oliviers. Autant de richesses qui ont fait connaître la région à travers le monde par ses traditions. D’autres traditions existent comme la production de vaisselles et de nappes, de savons et produits cosmétiques, la pêche et bien sur tout ce qui concerne le tourisme. Le grand littoral méditerranéen est un atout économique (ports…) et touristique ainsi que le paysage de montagne notamment en hiver grâce au succès des sports d’hiver. De nombreux monuments (2230) dont beaucoup d’historiques tels que les châteaux forts répartis dans toute la région, surtout dans les villes et également des mémoires aux soldats du débarquement et à de fortes personnalités. La région a également un climat montagnard plus au nord avec comme végétation la taïga en montagne, avant la disparition de la végétation à une certaine altitude. Culturellement, la Provence fait partie de l’ensemble des pays d’Oc (et sa langue « accent du midi » sous l’influence des Catalans et des Italiens) et possède une culture profondément latine et méditerranéenne : les habitudes alimentaire y sont particulièrement parfumées. Quelques sports particuliers y sont nés tel que le jeux de boules (la pétanque)... « lou prouvençau es uno lengo entre-mitan di lengo latino »= le provençal est une langue au milieu des langues latines.
D’ouest en est, 833 Km de côtes, de littoraux bordent la Méditerranée, les Alpes et la Côte d’Azur. Ils concentrent population, activités économiques, attrait touristique et beautés naturelles. Entre les régions littorales du sud et la montagne, des espaces assez étendus et discontinus : c’est la Provence intérieure, les collines, les coteaux chers à Jean Giono. Un autre avantage consiste à dire que la région connaît donc à la fois la chaleur et la fraîcheur avec deux climats (méditerranéen et montagnard) et tout cela à une distance d’une centaine de kilomètres à peine. Par ailleurs, 38% de la région est composée de forets (1 200 000 hectares).
Pour préserver faune, flore et paysages, maintenir des équilibres naturels menacés, des parcs, des réserves, des conservatoires, ont été crées. 23 % de la surface de la région sont protégés. Depuis 1998, PACA a lancé quatre nouveaux projets de Parcs naturels régionaux.
4 Parcs naturels régionaux : le Lubéron, le Queyras, le Verdon, la Camargue.
3 Parcs naturels nationaux : les Écrins, le Mercantour, Port-Cros.
Des conservatoires et réserves : les Alpilles, les calanques…
D’autres mesures comme la gestion intégrée des zones côtières
Provence-Alpes-Côte-d’Azur compte 963 communes, mais seules trente-quatre ont plus de 20 000 habitants. C’est une région très urbanisée avec 4,7 millions d’habitant. 90 % de la population réside dans les trois grandes métropoles, Marseille, Nice et Toulon et dans les nombreuses villes moyennes de plus de 20 000 habitants.
La région compte 4 agglomérations de plus de 200 000 habitants sur 29 recensées en France. C’est l’une des régions les plus urbanisées du pays. Une urbanisation qui se fait de moins en moins dans les grandes villes (Marseille et Nice), 50 % des actifs préférant vivre dans les petites et moyennes communes de l’arrière-pays. Au centre de l’arc méditerranéen, son positionnement est un atout. Son environnement naturel et culturel en fait la première région d’accueil pour les touristes français, la deuxième pour les touristes étrangers. 64 000 habitants ont migré dans la région depuis 4 ans.
Relief
Il comprend zones de grande montagne, constituées par le bras sud oriental de l'arc alpin, chaînes côtières qu'isolent plaines littorales, et dans sa partie occidentale, zones de plaine dans le rez-de-chaussée clôture du Rhône qu'il débouche dans un delta marécageux, la Camargue. Le point le plus grand de la région est La barbouille situe donne Écrins, dans les Hautes-Alpes.
Climat
Le climat, de type méditerranéen, est très influencé par le vent du nord, le mistral. Le climat privilégié de la région n'est pas si seul une légende: températures tièdes et pluies peu abondantes.
L'été
Le champ provençal et le littoral méditerranéen deviennent placés sous un soleil ardent. Les températures dépassent souvent les 30 ° C à la moitié du jour, étant les nuits agréables avec une température d'environ 20 ° C.
Dans les Alpes du Sud, les vallées comptent sur grandes températures, néanmoins l'air devient plus de frais avec l'altitude. Étant donné que dans le littoral, ils prédominent le soleil et le bleu du ciel.
L'hiver
L'hiver est la gare froide et beaucoup de fois exposée au soleil. Dans les plaines et dans le littoral, les températures peuvent fluctuer entre - 10 ° et 10 °, c'est à dire de 15 à 20 ° en jours exposés au soleil sans vent.
Le Mistral, ce vent froid qui vient du Nord et il débarrasse au ciel de tout nuage, il provoque la descente soudaine de la température. En montagne, les nuages sont aussi rares comme le soleil et, souvent, il abonde la neige. Fréquemment, les températures sont négatives.
Le printemps et l'automne
Le printemps et l'automne, les pluies sont moins sèches, souvent, plus abondantes, mais de courte durée. Fréquemment, le mistral souffle de mars à mai.
Néanmoins, ils ne sont pas rares les jours tièdes, en sujet à mois de mai et au commencement de l'automne.
Économie
Provence-Alpes-Côte-d’Azur est dynamique, performante. Troisième région économique de France, à la pointe en matière de recherche et de développement (3ème aussi), riche de 8 pôles de compétences, première région française pour l’accueil de touristes français, deuxième pour l’accueil de touristes étrangers. La Région encourage les initiatives, propose des partenariats aussi bien avec le Plan régional pour l’emploi, qui vise à créer 10 000 emplois d’ici 2010, qu’en soutenant les grands projets comme ITER.
La Région ne manque pas d’atouts pour réussir. Parmi les plus performantes de France, les indicateurs économiques la situent dans le peloton de tête. Troisième région économique de France, un taux de croissance performant de 4,1 pour cent (supérieur de 1 point à celle du pays), un Produit Intérieur Brut qui la situe aussi en 3e position, leader au plan national pour l’accueil des investisseurs étrangers : il y a du dynamisme en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. À la vitalité de son tissu économique, s’ajoute la qualité de son patrimoine naturel et culturel, la diversité et la beauté des paysages, de ses manifestations et des produits locaux. Ainsi accueille-t-elle 35 millions de touristes. Le tourisme génère 170 000 emplois et 7,7 milliards d’euros de dépenses, ce qui place la région en deuxième position touristique de France (1ère pour le nombre de touristes français), 300 festivals culturels dans la région l’été avec près de 2 000 spectacles programmés. L’industrie (11 % de l’emploi) est essentiellement représentée par deux secteurs importants : l’agroalimentaire (l’une des premières régions françaises) et la pétrochimie avec le secteur Fos-Étang de Berre (30 % de la production nationale de traitement de pétrole). La part que représente notre région par rapport au potentiel scientifique et technologique national est de 7 pour 100. 80 000 entreprises artisanales en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, dont 30 000 dans le bâtiment et 10 000 dans l’alimentation soit près de 10 % de l’artisanat français. 2 875 tonnes de production d’huile d’olive dans la région, soit les 2/3 du volume national. Provence-Alpes-Côte d’Azur est bien équipée en moyens de communication: elle possède le premier port maritime de France (le port autonome de Marseille) et deux des plus importants aéroports internationaux de France (Nice-Côte-d’Azur et Marseille-Provence). Enfin 35% de la fabrication nationale de puces et semi-conducteurs est produite dans notre région.
La Région n’échappe pas pour autant au phénomène des délocalisations ou des fermetures d’entreprises. Avec près de 210 000 chômeurs, la situation demeure préoccupante. La région se veut être solidaire et trouvera 10 000 emplois d’ici 5 ans pour eux.
Soutenue par la Région dès le début (elle a adopté le principe d’une aide de 152 M € sur 10 ans) la décision d’implanter ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) à Cadarache au nord d’Aix-en-Provence, signe la reconnaissance des potentialités du site et de la région. Car ce projet est d’envergure mondiale. La communauté scientifique doit travailler à une nouvelle source d’énergie. Il renforce la place de la recherche dans la région qui avec déjà 14 000 chercheurs ou enseignants chercheurs, 6 universités, 6 technopôles, se situe parmi les toutes premières du pays. Le futur, c’est aussi le numérique. Leader dans le domaine du multimédia et de la haute technologie grâce à la présence de plusieurs pôles de compétences. On peut citer l’École de l’Internet à Marseille, le 1er pôle européen de recherche et des technologies de l’information à Sophia-Antipolis, 40 % de la microélectronique française à Rousset (Bouches-du-Rhône), l’optique photonique qui représente 20 % du potentiel national, les biotechnologies, l’aéronautique (Eurocopter est le 1er exportateur mondial d’hélicoptères) etc.
Les pôles de compétitivité ont pour objectif de réunir sur un territoire rapproché des entreprises, des centres de formation et des unités de recherche. Dans la région, 8 pôles ont été retenus, dont un pôle mondial « solutions communicantes sécurisées ». Un projet à vocation mondiale concerne la mer : sécurité et sûreté. Sont labellisés pôles de compétitivité de Provence-Alpes-Côte-d’Azur : optique photonique (POPSUD), fruits et légumes (pôle européen d’innovation), gestion des risques et vulnérabilités territoriales (Euro pôle de l’Arbois), parfums, arômes, senteurs, saveurs (pays de Haute-Provence/Grasse), énergie non génératrice d’effet de serre (CEA), Trima tec (valorisation du savoir-faire de la filière nucléaire française) en partenariat avec Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes.
Culture : Berceau du cinéma
La Provence-Alpes-Côte d'Azur est le berceau du cinéma. Les frères Lumière qui possédaient une belle maison à La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône firent leurs premiers films cinématographique avec ceux tournés à leur usine de Lyon. Le train entrant en gare de La Ciotat, L'arroseur arrosé et bien d'autres. La première salle de Cinéma de l'histoire L'Eden se situe dans cette ville. L'Eden est toujours présent et est classé monument historique. Un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours pour sa réhabilitation. La première projection publique du Cinématographe y eu lieu le 28 septembre 1895. Michel Simon tombera amoureux de cette ville. Il achètera une maison aujourd'hui propriété de la commune et de l’association « Les Amis de Michel Simon ». La Provence a connu bien d'autres aventures avec ces Précurseur du cinéma. Le matériel d' Auguste et Louis Lumière à l'arrivée de la guerre a été sauvegardé dans une maison à Signes. Marseille a eu ses studios de cinéma. De nombreux films ont été réalisé dans les villes et villages. Le fameux Napoléon d'Abel Gance tourné en Cinérama, l'ancêtre du cinémascope en 1927 à La Garde var. La Femme du boulanger, de Marcel Pagnol tourné au village de Le Castellet, est le plus connu des années avant 1940. Il est resté sept ans à l'affiche à New-York. Et arrive l'époque 1946 ou Orson Welles vient à Toulon ville natale de Raimu pour le voir. Il rencontre Marcel Pagnol qui lui annonce qu'il arrive une semaine trop tard. Orson Welles dira: "c'est dommage car il était le plus grand de nous". La région depuis le début du cinéma possède une histoire très riche et l'activité dans ce domaine continue, en regrettant toutefois la mise en sommeil des studios de la Victorine à Nice. Les tournages, les festivals, principalement le Festival de Cannes le plus connu mondialement, permettent à la région de constituer une plaque tournante essentielle du 7ème art.
Démographie
Certains journalistes appellent les habitants de Provence-Alpes-Côte-d'Azur ou PACA les Pacaïens, gentilé jugé discutable, discuté et artificiel par ceux qui se nomment plus volontiers Provençaux, Azuréens voire Dauphinois dans les Hautes-Alpes. En effet, la région PACA n'a pas à proprement parler d'unité historique ou culturelle.
La région PACA est constituée des 6 départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, des Hautes-Alpes, du Var, et de Vaucluse.
Gastronomie
Des gambas, des Herbes, Bouillabaisse, des légumes mûris dans le soleil, des olives, 'huile d'olive etc. sont typique pour la Côte d’Azur.
(+ Sardines à l'escabèche, Soupe au Pistou ,Soupe de favouilles , Pissaladière , Salade Niçoise , Riavolis à la Niçoise, Gigot d'agneau aux herbes , Escargots à la Provençale , Pieds et paquets , Tomates provençale , Oursinade marseillaise , Lapin sauté à la provençale , Aïoli , Fleurs de courgette farcies , Pompe à huile ,- Tarte au citron , Gâteau de miel aux noisettes)
En Provence nous pouvons déguster la typique cuisine méditerranéenne fondée en olives, ail, soupes de poisson et salades différentes, par exemple: Bouillabaisse, un mélange de poissons méditerranéens, tomates, et herbes; Ratatouille, un mélange de légumes avec aubergine, asperges, tomate, basilic, piments jaunes et courge.
Traditionnellement, chaque région possède sa propre cuisine:
• La cuisine du sud-est est caractérisée par influences italiennes et il se sert de l'olive, les fines herbes, et de la tomate.
• La cuisine du nord est caractérisée par influences belges et il se sert de la pomme de terre, de la chair de cochon, de haricots et de la bière.
• La cuisine de l'est, il caractérisée par influences allemandes il se sert du lard, les saucisses, la bière, et du sauerkraut.
En plus de ces cinq grandes zones régionales, existe aussi d'autres cuisines locales, la cuisine basque, abondant dans l'utilisation de la tomate et de piment, et la cuisine de Roussillon très voisin de la cuisine catalane, et aussi la cuisine du centre avec sa chasse, son pâté de pacques et de pomme de terre de terre ainsi que ses vins, reuilly, et ses poissons d'eau douce, en Brenne.
La France se connaît pour sa gamme ample de vins et fromages.
Liens externes
Conseil Régional
Préfecture de région
Maison du Tourisme de la Provence d'Azur
Provence-Alpes-Côte d'Azur sur Wikitravel
Annuaire des sites en Provence - Photos
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| jeudi 01 mars 2007, a 13:26 |
| Mythologie celtique |
Mythologie celtique :
La mythologie celtique se rapporte au druidisme, la religion qui structure les civilisations celtiques. Elle traite de la vie des dieux et déesses dans l'Autre Monde (le Sidh des irlandais), des héros et de leurs exploits. Cette civilisation a progressivement disparu avec la romanisation puis le monothéisme judéo-chrétien.
Lug (Dieu)
Lug est le dieu suprême de la mythologie celtique, non seulement parce qu'il est au sommet de la hiérarchie mais aussi parce qu'il est panceltique : il fait partie des rares divinités à se retrouver, selon nos connaissances, chez tous les peuples celtes.
Un dieu panceltique
L'importance de Lugus en Gaule est notamment attestée par un certain nombre de toponymes dont le plus connu est Lugdunum (« dunon » en gaulois, qui signifie forteresse et colline, la ville de Lyon et aussi celle de Laon.
Son équivalent au Pays de Galles se nomme Llew Llaw Gyffes (« à la main adroite »), il apparaît dans la littérature dans les récits des « Mabinogion ».
C'est dans les sources irlandaises qu'il en est le plus question, en particulier dans le « Cath Maighe Tuireadh » (la « Bataille de Mag Tured »). De nos jours, Lug est présent dans la fête du 1er août : Lugnasad (Lûnasa en graphie moderne).
Les Tuatha Dé Danann
Selon les sources irlandaises, la société divine est structurée de la même manière que la société humaine, et l'organisation des Tuatha Dé Danann (les Gens de la tribu de Dana) est hiérarchisée en trois classes fonctionnelles :
la fonction sacerdotale dont le rôle recouvre le Sacré, incarnée par le Dagda le dieu-druide
la fonction guerrière qui se charge notamment de la souveraineté, représentée par Ogme le dieu guerrier et Nuada le dieu-roi
la fonction artisanale qui doit produire pour l'ensemble de la communauté, figurée par Goibniu, Credne et Luchta
Ce schéma repend l'idéologie tripartite des Indo-européens telle qu’elle a été étudiée par Georges Dumézil. Lug n'appartient à aucune classe en particulier, mais à toutes, il est au-dessus car il peut assumer toutes les fonctions. L'un de ses surnoms est Samildanach, le « polytechnicien » en ce sens qu'il maîtrise tous les arts, toutes les sciences.
Genèse et initiation
Lug est le fils de Cian et Eithne, il est aussi apparenté aux Fomoires (Dans la mythologie celtique irlandaise, les Fomoires (ou Fomores, Fomorii) sont des êtres inhumains et maléfiques.)
Par son grand-père maternel Balor, qu'il tue avec son lance-pierre, conformément à une prophétie. Alors qu'il se présente à la résidence du roi Nuada, à l'occasion d'une fête, le Portier lui refuse l'accès. Lug affirme qu'il peut être utile, on lui répond par la négative ; c'est ainsi qu'il est successivement charpentier, forgeron, échanson (Un échanson était un officier chargé de servir à boire à une divinité, à un roi, à un prince ou à tout autre personnage de haut rang.)
Guerrier, magicien. C'est en qualité de joueur d'échecs qu'il est accepté, et dispute une partie avec le roi qu'il bat. Cette partie est purement symbolique puisqu'il s’agit d’une joute intellectuelle à l'issue de laquelle, Lug prend le pouvoir du monde. On le retrouve combattant avec son fils Cúchulainn, lors de l'invasion de l'Ulster par la reine Medb.
Le polytechnicien aux multiples fonctions
Jules César dans la Guerre des Gaules le compare à Mercure. Son nom même, en rapport avec la lumière en fait un dieu solaire.
Un autre de ses nombreux surnoms est « lamfada » ce qui signifie « au long bras », ce qui confirme l'universalité de ses pouvoirs. Il maîtrise la création, les échanges, la pensée et la beauté, c'est un druide, un guerrier et un artisan qui peut aussi se montrer vindicatif et obscur.
Il possède une lance magique, arme mortelle à chaque coup mais qui sert aussi à l'adoubement royal ; elle est inséparable du Chaudron du Dagda rempli de sang, il faut qu'elle y soit plongée pour éviter qu'elle ne détruise tout autour d'elle ; il se sert aussi d’une fronde redoutable.
Pour les arts, il a une harpe qui joue de la musique toute seule, mais dont il sait se servir admirablement : elle peut endormir, faire pleurer ou rire.
Postérité
L’omnipotence de Lug a fait dire à certains que le druidisme était une religion relevant du monothéisme, tous les autres dieux n'étant que ses avatars. Cette thèse est contestable et invérifiable. Elle est par ailleurs incompatible avec les travaux de mythologie comparée sur le domaine des dieux indo-européens, dont les structures des panthéons polythéistes sont relativement similaires.
Textes mythologiques irlandais
Táin Bó Cúailnge : La Razzia des vaches de Cooley
La Táin Bó Cúailnge, que l’on traduit usuellement par la « Rafle (ou Razzia) des Vaches de Cooley » est le récit principal et le plus long du Cycle d'Ulster qui, avec le Cycle mythologique, le Cycle Fenian, et le Cycle historique, constituent le corpus littéraire de la mythologie celtique irlandaise. La version manuscrite la plus ancienne date du tout début du XIe siècle, mais sa composition remonte à la période protohistorique.
Une coalition des royaumes d’Irlande, emmenée par les souverains du Connaught envahissent le royaume d’Ulster pour la possession du taureau fabuleux, le Brun de Cúailnge. Ils doivent affronter le plus terrible des guerriers, Cúchulainn.
Lebor Gabála Érenn : Livre des Invasions d’Irlande
Le Lebor Gabála Érenn est l’un des récits irlandais majeurs de l’époque médiévale. Ce « livre » décrit l’invasion de l'île par six peuples mythiques inhumains, avant l’arrivée et le règne terrestre des Gaëls. Après avoir été transmis exclusivement de manière orale jusqu’à la fin du VIIIe siècle, ce mythe fondateur de l'Irlande celtique fut ensuite copié, développé et remanié par les clercs pour qu’il soit plus en phase avec l’enseignement de l’Église catholique et la culture de l’époque. La première version écrite du Lebor Gabála Érenn, presque une ébauche (l’Historia Britonum de Nennius), date du VIIIe siècle ou du début du IXe siècle. Il existe 5 versions de ce mythe (R1, R2, R3, Min et K) réparties dans 18 manuscrits rédigés entre le XIIe siècle et le XVIIIe siècle.
Cath Maighe Tuireadh : La Bataille de Maighe Tuireadh
Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured) est un récit du « Cycle mythologique » de l’Irlande, dans lequel nous est racontée la guerre qui oppose les dieux des Tuatha Dé Danann à leurs ennemis les Fomoires. Littéralement, le titre se traduit par bataille de la plaine des piliers en référence aux guerriers sur les champs de bataille. Il existe deux versions de cet évènement mythique et deux rédactions différentes de la seconde. Ce texte essentiel de la mythologie celtique a été trouvé au XVIe siècle mais il est communément daté du XIe siècle. Il est à mettre en rapport avec le Lebor Gabála Érenn qui appartient aux « Annales irlandaises ».
Oidheadh Chlainne Tuireann - La Mort des enfants de Tuireann
Compert Con Culainn - La Conception de Cúchulainn
Dindshenchas métrique - Antiquités
Bibliographie
Yann Brekilien, La Mythologie celtique, Éditions du Rocher, Monaco, 1993, (ISBN 2-268-01631-5).
Albert Grenier, Les Gaulois, Petite bibliothèque Payot, Paris, 1970, (ISBN 2-228-88838-9).
Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997, (ISBN 2-228-89112-6).
Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986, (ISBN 2-85882-920-9).
Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990, (ISBN 2-7373-0297-8).
Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Fêtes celtiques, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1995, (ISBN 2-7373-1198-7).
Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000, (ISBN 2-7028-6261-6).
Jean-Paul Persigout, Dictionnaire de mythologie celte, Éditions du Rocher, Monaco, 1985. (ISBN 2-268-00968-8).
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| commentaire(s) | Vidéos laminedor (06/01/2009 20:54)BONJOUR
Votre blo... Vidéos je viens de découvrir (28/12/2008 14:13)en survol ,mais je l... L'Anarchisme Jacques Cécius (19/09/2008 16:14)Salut et Fraternité ... Réveillons coucou (29/12/2007 16:38)Coucou!
Joli to... |
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