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samedi 29 septembre 2007, a 12:45
Les sept merveilles du monde
 

  Les sept merveilles du monde sont les plus admirables monuments du monde antique.

 

L'auteur alexandrin Philon de Byzance( est le premier mécanicien grec dont l'œuvre nous soit parvenue en grande partie. Le plan et le contenu de celle-ci vont se propager jusque dans la Byzance du Xe siècle. Elle comprend divers ouvrages de techniques et de poliorcétique) en donne la liste dans son ouvrage intitulé  Sur les sept merveilles du monde.

 

On attribue également cette liste à :

 

Hérodote ( né vers 484 ou 482 av. J.-C. à Halicarnasse (colonie grecque située sur le territoire des Cariens), actuellement Bodrum (Turquie), mort vers 425 av. J.-C.

à Thourioi, est un historien grec. Il a été surnommé le « père de l'Histoire » par Cicéron (les Lois, I, 1), mais aussi du reportage ; il est en outre considéré comme l'un des premiers explorateurs. C'est également le premier prosateur dont l'œuvre nous soit restée.)

 

Diodore de Sicile (historien et chroniqueur grec du Ier siècle av. J.-C., né vers 90 à Agyrium en Sicile, mort vers 30. Il est l'auteur de la Bibliothèque historique.)

 

 Antipater de Sidon (poète grec de la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C.. Il est l'auteur de petits poèmes élégiaques, dont certains ont été conservés dans l' Anthologie grecque (Couronne de Méléagre). Il a également composé une épitaphe pour la poétesse Sappho, dans lequel il déclare qu'elle est morte de mort naturelle et qu'elle a été ensevelie dans sa patrie. Cicéron (Oratore, III, 50 et de Fato, 2) le décrit comme un brillant épigrammiste mais quelque peu porté à l'imitation.)

 

 Strabon ((en grec ancien, « qui louche », en latin Strabo), né à Amasée en Cappadoce (actuelle Amasya en Turquie) vers 57 av. J.-C., mort entre 21 et 25 ap. J.-C., est un géographe grec.)

 

Les sept merveilles

 

-2550 : La grande pyramide de Khéops : Egyptien : la seule merveille ayant survécu à ce jour.

 

-600 : Les jardins suspendus de Sémiramis, à Babylone : Babylone :Destruction après le Ier siècle av. J.-C. Cause : Incertaine

 

-435 : La statue chryséléphantine de Zeus olympien : Grecs :Destruction :VI Siècle : Incendie

 

-550 : Le temple d'Artémis à Éphèse : Lydiens, Grecs, Perses : Destruction : -370 Incendie

 

-351 : Le Mausolée d'Halicarnasse : Cariens, Perses, Grecs : Destruction : 1494 Tremblement de Terre

 

-292 et –280 : Le Colosse de Rhodes : Grèce Hellénistique : Destruction : -224 Tremblement de Terre

 

IIIéme Siècle av J.C : Le Phare d'Alexandrie : Egypte Hellénistique : Destruction : 1303 – 1480 : Tremblement de Terre

 

La huitième merveille du monde

 

Est censée compléter les sept merveilles du monde antique.

Certains ont dressé la liste des sept merveilles du monde moderne par opposition ; d'autres ont répertorié une vaste liste du patrimoine de l'Humanité.

Le terme étant forcément subjectif et vaguement chauvin selon les parties du monde, il est pertinent d'observer où chaque nation place sa huitième merveille du monde.

 

Afghanistan : les Bouddhas de Bâmiyân, détruits en 2001 ;

 

Cambodge : Angkor Vat

 

Chine : Mausolée de l'empereur Qin et Grande muraille de Chine

 

Espagne : l'Alhambra de Grenade ;

 

France : Versailles et Le Louvre

 

Mexique : la pyramide de Chichén Itzá

 

Éthiopie : la cité de Lalibela

 

Pays-Bas : le palais op. de Dam à Amsterdam

 

Haïti : la Citadelle La Ferrière dans le département du Nord

 

Canada : le Château Frontenac dans la ville de Québec

 

Turquie : la mosquée Sainte Sophie à Istanbul

 

Australie : la Grande Barrière de Corail (n'est pas construit par l'homme)

 

États-Unis : Brice Canyon Utah (n'est pas construit par l'homme)

 

Madagascar : les tsingy (n'est pas construit par l'homme)

 

Inde : Taj Mahal à Agra

 

Iran : Persépolis

 

Les sept merveilles du monde moderne

 

Est une liste établie par l'American Society of Civil Engineers et consacrant les monuments du XXe siècle. La liste fait directement référence aux sept merveilles du monde antique.

 

Le Barrage d'Itaipu (Brésil et Paraguay)

 

Le Canal de Panama (Panama)

 

La Tour du CN (Toronto, Canada)

 

L'Empire State Building (New York, États-Unis d'Amérique)

 

Le Golden Gate Bridge (San Francisco, États-Unis d'Amérique)

 

Le Plan Delta ou Programme de protection de la Mer du Nord, (Pays-Bas)

 

Le Tunnel sous la Manche (France et Angleterre)

 

Polémique :

 

Il convient de relever que cette liste souffre d'une importante focalisation sur des ouvrages réalisés sur le continent américain, ce qui relativise l'objectivité recherchée par l'association américaine des ingénieurs en génie civil dans l'établissement d'une telle liste.

 

Par ailleurs, la notion de sept merveilles du monde moderne fait référence aux sept merveilles du monde antique, mais elle pose la question du sens du terme « merveille » employé dans le cas présent. Les critères de sélection avancés ont été les suivants : avant-gardisme du design et de la construction, prouesse d'ingénierie et contribution à l'humanité.

 

Or l'esthétique, qui avait présidé au choix d'Antipater de Sidon en -140, semble en réalité être un critère absent pour ce collectif, au demeurant composé d'ingénieurs. Ces derniers semblent en effet, de par leur formation, plus enclins à juger les exploits techniques de tel ou tel ouvrage. La qualité esthétique d'un tunnel ou d'un ensemble de digues est difficile à démontrer.

 

De plus, il peut paraître discutable d'attribuer le statut de merveille à des ouvrages, dont certains affirment qu'ils ont profondément bouleversé les écosystèmes, à l'image du barrage d'Itaipu ou du Plan Delta.

C'est pourquoi la portée réelle d'une telle liste doit être relativisée.

 

Les Sept nouvelles merveilles du monde ont été désigné à la suite d'un vote, organisé par la New Seven Wonders Foundation, liée à la New Open World Corporation, et dont les résultats ont été dévoilés le 7 juillet 2007 (07/07/07) à Lisbonne.


Ce vote a permis de désigner sept merveilles, bâtiments ou sites, qui s'ajoutent aux sept merveilles existantes, dont la liste a été établie dans l'Antiquité, et qui faisait en majorité référence au monde hellénistique. L'objectif est une plus grande visibilité (tourisme, protection) des sept sites ainsi promus.


L'homme d'affaires suisse Bernard Weber est, en collaboration avec l'entreprise de marketing Deureka, à l'origine de ce projet qui rencontre un grand succès dans certains pays concernés, comme l'Inde ou la Chine.

 

L'UNESCO a rappelé dans un communiqué qu'elle n'a aucun rapport avec cet évènement, contrairement à ce que beaucoup de votants ont cru.

 

Résultat sur plus de 100.000.000 de votes

 

La Grande Muraille : Chine : de Pékin au désert de Gobie : Asie

 

Pétra : Arabah : Jordanie : Asie

 

Le Christ Rédempteur : Rio de Janeiro : Brésil : Amérique

 

Le Machu Picchu : Cuzco : Pérou : Amérique

 

Chichén Itzá : Yucatan : Mexique : Amérique

 

L'Amphithéâtre, connu aussi sous le nom de Colisée : Rome : Italie : Europe

 

Le Taj Mahal : Âgrâ : Inde : Asie

 

Les votes Les votes s'effectuent par Internet, sur le site new7wonders, ou par téléphone, afin de donner à chacun une chance de rentrer dans l'histoire. On peut voter plusieurs fois contre paiement.

 

Avec les bénéfices récoltées, le "New7Wonders Foundation" compte verser la moitié pour le financement de chantiers de restauration dans le monde entier, comme par exemple Bouddhas de Bâmiyân que les talibans avaient fait exploser lors de leur règne en Afghanistan. Le "NewOpenWorld Foundation" s'est occupé du vote, le "NewOpenWorld Corporation" détient les droits et les exploite pour son propre bénéfice.

 

Les votes ont été officiellement ouverts à l'occasion des Jeux Olympiques de Sydney, manifestation d'origine grecque, tout comme les Sept Merveilles. Plusieurs dizaines de millions de votes ont été enregistrés, surtout dans des pays comme le Mexique, la Chine, la Turquie et l'Inde particulièrement.

 

Critique  

 

Dans un communiqué de presse du 20 juin 2007, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) réaffirme qu'elle n'a aucun lien avec l'initiative de M. Bernard Weber puisque le résultat reflétera l'opinion de ceux qui ont accès à l'Internet.

Un paragraphe du communiqué dit : « Il n’y a aucun point de comparaison entre la démarche médiatique de M. Weber et le travail scientifique et éducatif résultant de l’inscription des sites sur la Liste du patrimoine mondial. La liste des 7 nouvelles merveilles sera le fruit d’une initiative privée, ne reflétant que l’opinion d’un public ayant accès à l’Internet, et non celle du monde dans son ensemble. Cette démarche ne pourra en aucune manière contribuer de façon significative et durable à la préservation des sites élus par ce public.»

Certains en Égypte y voient une compétition à la Grande Pyramide de Khéops, le seul monument restant des sept merveilles du monde : "C'est probablement une conspiration contre l'Égypte, sa civilisation et ses monuments," a écrit l'éditorialiste Al-Sayed al-Naggar dans un quotidien. Le Ministre de la culture égyptienne Farouq Hosnia dit que le projet est absurde et décrit son initiateur, Bernard Weber, comme un homme "concerné par sa propre promotion". Nagib Amin, un expert égyptien des sept merveilles du monde, met en valeur le fait "qu'en plus de l'aspect commercial, le vote n'a aucun fondement scientifique."

Après les plaintes de l'Égypte, la pyramide de Khéops s'est vu octroyer un statut spécial et fut retirée de la liste de vote. Sur le site Web officiel : "La fondation des sept nouvelles merveilles du monde désigne la pyramide de Khéops - la seule ancienne merveille du monde encore existante - comme un candidat honoraire, et retirée de la liste.

Le système de votation par Internet et message texte via cellulaire fut aussi très critiqué. En effet, les personnes n'ayant accès à aucun des deux ne pouvaient voter. De plus, ce système de votation a pu être exploité par certains gouvernements et compagnies afin d'avoir de la publicité pour certains lieux touristique à l'aide de divers programmes. Par exemple, au Brésil, ce programme s'appelait "Vote no Cristo" (voter pour le Christ), il permettait à toute la population brésilienne de voter gratuitement via un téléphone cellulaire. Ce programme permit d'accumuler une grande partie des 10 millions de votes enregistrés au Brésil.. Des programmes semblables ont été lancé en Inde et en Jordanie. D'ailleurs, le cas de la Jordanie est pointée du doigt comme étant l'exemple parfait des failles du système de votation. En effet, 14 millions de votes ont été enregistrés dans ce pays malgré le fait que la population jordanienne n'atteigne que 7 millions d'individus

 

 

 

 

 

 

 

mardi 11 septembre 2007, a 13:22
« Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde. » Pierre Movila
 

  La Photographie

 

« Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde. »

 Pierre Movila 

 

  Le terme photographie a un sens triple :

 

C'est la technique qui permet de créer des images par l'action de la lumière.

 

C'est une image obtenue par cette technique.

 

Plus généralement, c'est la branche des arts graphiques qui utilise cette technique.

 

Étymologie :

 

Le mot « photographie » est composé de deux racines d'origine grecque :

le préfixe « photo- » (φωτoς, photos : lumière, clarté) — qui procède de la lumière, qui utilise la lumière ;

le suffixe « -graphie » (γραφειν, graphein : peindre, dessiner, écrire) — qui écrit, qui aboutit à une image.

 

Littéralement : « peindre avec la lumière ». Le terme plus court de photo est très fréquemment utilisé. Dans le cas où l'on parle d'une image photographique, on emploie aussi souvent les termes image, tirage, vue ou agrandissement.

La personne utilisant la technique photographique lors de la phase de la prise de vue se nomme le photographe. Il existe de nombreux métiers connexes à la prise de vue. Par exemple, une personne travaillant dans un laboratoire pour procéder à l'agrandissement de négatifs se nomme le tireur.

 

La technique photographique : histoire  

 

Depuis son invention il y a près de cent soixante-dix ans, la photographie a su tirer parti de nombreuses innovations technologiques et techniques dans les domaines de l'optique, de la chimie, de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique et de l'informatique.

 

Invention :

 

Les deux phénomènes nécessaires à l'obtention d'images photographiques étaient pour certains connus depuis longtemps. Depuis Aristote, on savait mettre la réalité en boîte : il suffit de percer un « petit trou » (sténopé) dans une chambre noire (camera obscura) pour voir apparaître une image inversée dans le fond blanc de la boîte. D'autre part, les alchimistes savaient que la lumière noircissait le chlorure d'argent. Vers 1780 Jacques Charles, plus connu pour son invention de l'aérostat gonflé à l'hydrogène, parvint à figer, mais de façon fugitive, une silhouette obtenue par le procédé de la chambre noire sur du papier imbibé de chlorure d'argent. Thomas Wedgwood (1771-1805) fit des expériences analogues avec le nitrate d'argent ; il en publia un mémoire en 1802. De son côté John Herschel en 1819 décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur.

 

Joseph Nicéphore Niepce, un inventeur de Chalon-sur-Saône, associe ces trois procédés pour fixer des images (de qualité moyenne) sur des plaques d'étain recouvertes de bitume de Judée, sorte de goudron naturel qui possède la propriété de durcir à la lumière (1826 ou 1827) : la première photographie représente une aile de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire). Si on regarde bien cette image, on remarque son éclairage particulier. En effet, la pose a duré plusieurs heures. Le soleil a éclairé le mur de droite puis celui de gauche plus tard dans la journée.

 

Nicéphore meurt en 1833 et Louis Jacques Mandé Daguerre poursuit l'amélioration du procédé. En découvrant le principe du développement de l'image latente, Daguerre trouve le moyen de raccourcir le temps de pose à quelques dizaines de minutes. En 1839, Il promeut son invention auprès du savant et député François Arago, qui lui accorde son soutien.

 

Ainsi, la date officielle de l'invention de la photographie est 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype, qui est en fait une amélioration de celle de Niepce. L'État français l'acquiert contre une rente viagère annuelle de 6 000 francs à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, puis en fait « don au monde ».

Grâce au daguerréotype, on obtient des images après « seulement » une demi-heure de pose (lorsque le ciel est parfaitement dégagé). Cette lenteur pose quelques problèmes : les rues de Paris, même à une heure d'affluence apparaissent totalement vides. Mais qu'importe, la photographie était inventée !

 

Évolution :

 

Par la suite, la photographie évolue très vite. En effet, le résultat des recherches étant acquis par l'État français, chacun peut l'améliorer.

 

Les progrès suivent trois directions :

 

réduction du temps de pose par augmentation :

de la rapidité des surfaces sensibles,

de la luminosité des objectifs ;

amélioration de la stabilité du tirage ;

simplification de l'usage, grâce à l'invention :

d'appareils de plus en plus légers et de moins en moins chers,

de préparations stables évitant les manipulations chimiques,

de l'introduction de l'informatique avec la numérisation de l'image, dite photo numérique.

 

Invention du négatif :

 

William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833. En 1840, il invente le « calotype », procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images.

Suivent d’autres recherches, qui petit à petit permettent d’améliorer la qualité des images, la sensibilité des surfaces sensibles, et de simplifier la procédure de prise de vue : 1847 « procédé à l’albumine » (Abel Niépce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore), 1850 « procédé au collodion humide » et 1851 « ambrotypie » (Frederick Scott Archer), 1852 « ferrotypie » (Adolphe-Alexandre Martin).

Félix Tournachon plus connu sous le nom de Nadar en fait une utilisation commerciale. Il réalise des portraits des personnalités de l'époque, et en 1858 il réalise à Bièvres la première photographie aérienne, prenant une vue de Paris depuis un aérostat.

 

Invention du film souple :

 

Les premiers clichés (noir et blanc ou autochromes) étaient réalisés sur des plaques de verre, relativement encombrantes, lourdes et fragiles. En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples. Le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l’appareil photographique, supplante alors la plaque de verre. La diminution de la taille des appareils facilite la pratique de la prise de vue en (presque) tous lieux et toutes circonstances. Le "Kodak" sera le premier appareil photographique fabriqué par la compagnie Eastman permettant d'enregistrer 100 images sur support souple. Une fois le "film" exposé, l'appareil était renvoyé à Rochester (NY) où le film était développé, les épreuves tirées, l'appareil rechargé, et le tout renvoyé à son propriétaire.

 

 Invention de la photographie en couleurs :

 

Charles Cros et Louis Ducos du Hauron présentent le même jour à l'académie des sciences, le principe de la photographie en couleurs indirecte en trichromie soustractive en 1869, nécessitant l'exposition de 3 images correspondant aux trois couleurs primaires. Le procédé sera utilisé à grande échelle par Prokudin-Gorskii entre 1900 et 1918.

Une étape importante fut ensuite le premier procédé véritablement pratique de photographie en couleur, l’« autochrome », inventé par les frères Louis et Auguste Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907. L'utilisation est simple (une seule image) mais la sensibilité très faible oblige à des poses de quelques secondes et le format des plaques 9 × 12 impose des appareils lourds.

Il faudra attendre 1935 avec l'entrée en production de l'Agfacolor puis du Kodachrome pour que la photographie en couleur se répande avec des appareils compacts faciles à transporter (pellicule souple) mais toujours limitée à des diapositives. Les amateurs devront attendre l'Ektachrome vers 1946 pour disposer d'un traitement abordable bien que délicat.

Le succès à grande échelle dépendait de la possibilité de tirage sur papier que permet le Kodacolor introduit en quantité limitée pendant la Seconde Guerre mondiale (1942) puis plus largement dans les années 1950 sous le format 135.

 

Le film 35 mm et les appareils de petit format :

 

En 1913, Oskar Barnack construisit le premier prototype du Leica, qui fut commercialisé à partir de 1925 et fut le premier des appareils utilisant le format 24×36, qui est resté le plus courant jusqu’à la fin du XXe siècle.

 

Invention du positif direct :

 

Vers 1948, le docteur Edwin H. Land met au point le premier appareil à développement instantané, le Polaroïd, et en 1962, il adapte ce procédé à la couleur. Les premières versions du polaroïd comportaient un internégatif. Dans les années 1980 on améliore la technique pour se passer de l'internégatif et obtenir un véritable positif direct.

C'est pourtant une des premières recherches de la photographie sur laquelle le français Bayard travaillera autour de 1838-1839, simultanément aux recherches de Niépce et Daguerre sur le daguerréotype. On connaît de Bayard avec ce procédé le premier autoportrait (dit « l'Autoportrait en noyé ») de l'histoire de la photographie.

 

Une variante, la photographie en relief :

 

La stéréoscopie ayant été inventée avant la photographie (Wheatstone, 1838), des photographes se sont mis dès 1841 à prendre des photos en relief, en deux poses successives avec un décalage entre les deux prises de vues. Une nouvelle branche de la photographie s'est donc largement développée pendant toute la deuxième moitié du XIXe siècle.

 

La photographie numérique :

 

Les techniques informatiques permettent de transformer une image en une série de points, les pixels, dont les caractéristiques sont exprimées par des nombres, ce qui permet de la reconstruire sur un périphérique informatique. La difficulté de cette technologie, qui marque une rupture complète avec les procédés physico-chimiques initiaux, se situe dans la conception des capteurs électroniques de l'image qui remplacent le film. La résolution de ces capteurs, le nombre de pixels d'une image qu'ils sont capables d'analyser, évolue très rapidement. Sur les appareils commercialisés, ils atteignent en 2007 jusqu’à dix millions de pixels pour les appareils au capteur APS et trente-deux millions de pixels pour les moyens formats et permettent d'obtenir une image de qualité pour une taille d'environ un demi-mètre carré. Comme pour les anciennes techniques, cette qualité dépend aussi de l'optique de l'objectif et de la mécanique du boîtier.

La photographie numérique présente l'avantage des possibilités infinies de retraitement et de retouche des images avec un ordinateur et un logiciel de traitement d'image. De la simple correction de lumière, de contraste, à la composition d'image, les usages peuvent être artistiques et ouvrir ainsi une liberté de création ou mercantiles quand il s'agit de modeler un idéal féminin publicitaire.

Les réseaux de communication, Internet et les services communautaires de photo en ligne apparus depuis 2003, ont déployé les possibilités d'usage de la photo numérique. Avec les blogs et les services de partage de photographies comme Pikeo ou Flickr, les photographes internautes disposent des outils et services permettant la communication, l'échange, l'exposition de leurs photos numériques, autant dans la sphère privée, communautaire, qu'à l'échelle planétaire. Les services offrent des possibilités d'exploitation en ligne considérables : gestion des contacts, diaporamas, localisation géographique...). Les artistes et professionnels y trouvent leur compte avec des audiences considérables pouvant dépasser n'importe quel lieu d'exposition physique.

Les grandes marques d'appareils photo numériques sont : Canon, Kodak, Leica, Nikon, Olympus, Panasonic, Pentax, Sony... Le marché est actuellement dominé par Canon (18,7%) et Sony (15,8%)

 

La photographie synthétique :

 

Mimétisme de la photographie matérielle, elle s'inscrit dans l'espace numérique 3D. L'infographie 3D, en créant des univers numériques sur copie de l'univers matériel, nécessite un procédé de représentation visuel de ces univers. La photographie synthétique est donc l'application à l'espace numérique de la photographie matérielle (perspective centrale, système optique, flare, profondeur de champ, etc.). Bien que reprenant les caractéristiques de la photographie matérielle, elle permet de s'en éloigner n'étant pas contrainte par les limites physiques du monde matériel (notamment l'écrêtage de distance (clipping plane), aberrations chromatiques, absence de profondeur de champ).

 

Les usages de la photographie :

 

Dès son invention, l'usage de la photographie est intimement lié à l'évolution de sa technique. Elle est ainsi devenue le premier art réellement populaire.

La photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation : on est à présent capable d'avoir une représentation du réel « objective ». C'est-à-dire que l'homme ne représente plus le réel tel qu'il le voit et tel qu'il le peut mais c'est le réel qui impressionne, « seul », le support. Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l'anthropométrie, inventée par Alphonse Bertillon. On a l'ambition de réaliser un inventaire du monde.
Nous savons toutefois aujourd'hui que cette objectivité a ses limites. Déjà la photographie argentique permettait de travestir la réalité, d'ajouter ou de retrancher des éléments d'une image par un patient travail de laboratoire. Mais avec l'avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n'étaient auparavant accessibles qu'à des connaisseurs, deviennent presque à la portée de tous. De plus, est-on réellement capable de représenter le monde objectivement, puisque chacun en a une vision qui lui est propre ?

 

Influence sur la peinture :

 

Jusqu’à l'usage de la photographie, c'est la peinture qui avait pour rôle la représentation de la réalité. Les peintres étaient tiraillés entre le besoin d'une représentation fidèle à la réalité et le désir d'embellir leurs tableaux pour les rendre plus attrayants. Avec l'arrivée de la photo, la peinture a pu se libérer de son rôle de témoin de la réalité et devenir un moyen d'expression artistique.

 

Un art populaire :

 

La photographie a aussi inauguré une époque où presque tout le monde pouvait disposer de son portrait ou de représentations d'objets ou de lieux qui restaient jusque-là réservés à une élite économique, quand il fallait demander à un peintre de réaliser une image. Cela s'est traduit dans un premier temps par certaines photographies qui s'approchaient beaucoup du portrait peint le plus classique.
Mais la réalisation de la photographie s'est également rapidement diffusée. Et aujourd'hui, presque tout le monde a facilement accès à la capacité de « prendre une photo ». La représentation du monde en a été transformée et les sociologues ne manquent pas d'étudier les pratiques et les résultats de cette photographie populaire. Pensons seulement aux touristes japonais, l'appareil photographique toujours en bandoulière, ou à nos boîtes à chaussures pleines de vieilles photographies de famille.
Cet environnement très favorable permet ainsi de parler d’« art populaire » par la possibilité ainsi offerte au plus grand public de posséder les formes de cet art et d'en produire les artefacts.

 

Le sixième art :

 

La photographie est un moyen technique et mécanique de conserver une représentation graphique des moments, des objets ou des gens. Mais la photographie est aussi un moyen d'expression plus ou moins abstrait, portant la signature de son auteur, le photographe, et dont l'objectivité est équivalente à n'importe quelle œuvre artistique. Longtemps enfermée dans l'imitation de la peinture (pictorialisme, marines, portraits...), la photographie a trouvé sa propre voie artistique avec l'apparition du surréalisme...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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