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dimanche 28 décembre 2008, a 10:07
Vidéos

Bonjour,

 

Vous trouverez en suivant ce lien ou la photo quelques vidéos , surtout sur la chanson Française ou de jeunes talents

 

                                                    VIDEOS

 

 

 

Bonne journée

lundi 18 août 2008, a 06:35
Alfred Nobel

Alfred Nobel

 

Alfred Bernhard Nobel, (21 octobre 1833 à Stockholm, Suède - 10 décembre 1896 à San Remo, Italie) est un chimiste, industriel et fabricant d'armes suédois. Inventeur de la dynamite, il possédait l'entreprise d'armement Bofors. Dans son testament, il légua son immense fortune en vue de la création du Prix Nobel. L'élément chimique nobélium fut nommé ainsi en son honneur.

 

Biographie

 

Alfred Nobel est un descendant d'Olof Rudbeck (1630-1702), scientifique du XVIIe siècle et le troisième fils d'Emmanuel Nobel (1801-1872.) Né à Stockholm, il déménage en 1842 pour Saint-Pétersbourg où son père, qui avait inventé le contreplaqué, monte une entreprise de mines marines. En 1859, ce dernier laisse l'entreprise à son fils Ludwig Nobel (1831-1888), qui l'agrandit considérablement.

Après la faillite de l'entreprise familiale, Alfred part pour l'Amérique avec son père, où il se dédie entièrement à l'étude des explosifs et en particulier à l'utilisation et la commercialisation sécurisée de la nitroglycérine (découverte en 1847 par Ascanio Sobrero, un de ses camarades de classe, sous la direction de leur maître Théophile-Jules Pelouze à l'Université de Turin).

Durant des siècles, la poudre à canon est restée le seul explosif puissant. En 1833 est découverte la nitrocellulose (par A. Sobrero) et, en 1846, la nitroglycérine. En 1871, Nobel fonde Kema Nobel, une des entreprises à l'origine d'Akzo Nobel. Plusieurs explosions ont lieu dans l'usine familiale d'Heleneborg, dont une particulièrement désastreuse qui tue, en 1864, Emil, le jeune frère d'Alfred, ainsi que plusieurs employés.

Il s'attèle donc à rendre l'usage de la nitroglycérine moins dangereux, et est le premier à avoir réussi à maîtriser sa puissance explosive. Nobel découvre que quand la nitroglycérine est mélangée à un solide inerte et absorbant appelé Kieselguhr (terre diatomacée), elle devient beaucoup plus sûre à transporter et à manipuler, et reste stable jusqu'à exploser sous l'effet d'un détonateur. Il fait breveter cette invention en 1867, sous le nom de dynamite. Il l'utilise pour la première fois dans une carrière à Redhill, en Angleterre (Surrey).

Alfred Nobel réside à Paris (France) à partir de 1873 et, en 1881, il acquiert l'ancien château de Sevran en Seine-et-Oise (actuelle Seine-Saint-Denis. Dans son laboratoire français, il invente un nouvel explosif de puissance très supérieure à la dynamite. Composée de nitroglycérine (93%) et de collodion (7%), la « dynamite extra Nobel » (brevet de 1875) n'est autre que la dynamite gomme ou dynamite plastique (à ne pas confondre avec le plastic qui est un mélange d'hexogène et/ou de penthrite avec une huile et un plastifiant).

On dit que c'est la publication erronée par un journal français d'une nécrologie prématurée, condamnant son invention de la dynamite en 1888 qui le décide à laisser une meilleure image de lui au monde après sa mort. La nécrologie disait : « Le marchand de la mort est mort. Le Dr. Alfred Nobel, qui fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, est mort hier ».

En 1890, Alfred Nobel quitte la France pour s'installer dans sa villa située au bord de la Méditerranée, à Sanremo en Italie. Le 27 novembre 1895, au club suédo-norvégien de Paris, Nobel met un point final à son testament en laissant l'intégralité de sa fortune pour la création du Prix Nobel.

Il meurt le 10 décembre 1896 à Sanremo en Italie et est enterré au cimetière du nord à Stockholm.

 

Testament

 

À sa mort, Nobel laisse 80 entreprises, réparties dans une vingtaine de pays. Il s'agissait par exemple d'Akzo Nobel et de Nobel-Bozel.

Son testament ne lègue rien à ses héritiers directs, mais il demande qu'avec les 32 millions de couronnes (4 223 500 USD) qu'il laisse en héritage, soit créée une institution qui se chargera de récompenser chaque année les personnes qui ont rendu à l'Humanité de grands services dans cinq domaines différents (paix, littérature, chimie, médecine et physique), en précisant que « la nationalité des savants primés ne doit pas jouer de rôle dans l'attribution du prix ». Les cinq premiers prix Nobel sont alors créés.

Les statuts de la Fondation Nobel et les règlements relatifs aux institutions chargées de décerner les prix furent promulgués le 29 juin 1900, mais les prix ne furent distribués pour la première fois qu'en 1901. Lorsqu'on eut rassemblé le capital (dispersé dans plusieurs pays) dont la rente alimente depuis 1901 les cinq prix, on obtint une somme s'élevant à environ trente millions de couronnes suédoises

Un prix d'économie créé par la Banque royale de Suède en l'honneur d'Alfred Nobel, créé en 1969 et financé par d'autres fonds, lui sera par la suite plus ou moins assimilé. L'équivalent du prix Nobel de mathématiques est la Médaille Fields, prix créé en 1936.

 

Anecdote

 

La légende prétend qu'Alfred Nobel aurait refusé d'honorer les mathématiques pour éviter que le prix revienne un jour à Gösta Mittag-Leffler, un mathématicien qui lui avait volé le cœur de sa maîtresse Sophie Hess.

En fait à l'époque personne ne lui connaissait de petite amie. Certains pensent qu'il n'a pas créé de prix Nobel de mathématiques car il en avait horreur ou qu'il ne trouvait pas cela intéressant.

Cependant, on peut avancer trois raisons plausibles : le sujet ne l'intéressait pas, ou lui semblait inapproprié car trop théorique, le roi de Suède avait déjà fondé un prix à la demande du mathématicien suédois Gösta Mittag-Leffler.

 

Cette discipline est récompensée depuis 1936 par la prestigieuse Médaille Fields,( John Charles Fields (1863-1932) proposa la création de cette médaille en 1923 lors d'une réunion internationale à Toronto. À sa mort en 1932, il lègue ses biens à la science afin de financer la médaille. À l'origine, seules deux médailles étaient décernées tous les quatre ans. La Seconde Guerre mondiale a interrompu l'attribution de cette distinction jusqu'en 1950. La décision de passer à au plus quatre lauréats date de 1966.) et plus récemment (2003) par le prix Abel.( En 2001, le gouvernement norvégien a annoncé qu'à l'occasion du bicentenaire de la naissance du mathématicien norvégien Niels Henrik Abel (1802) serait créé un nouveau prix pour les mathématiciens. Cette création a pour but de combler l'absence de prix Nobel en mathématiques, bien qu'on considère toutefois que la médaille Fields en soit l'équivalent.)

 

Liste des Français ayant reçu le prix Nobel :

 

1901 - Frédéric Passy :  De la Paix

1901 – Sully Prudhomme : Littérature

1903 – Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie : Physique

1904 – Frédéric Mistral : Littérature

1906 – Henri Moissant : Chimie

1907 – Louis Renault : Paix

1907 – Charles Louis Alphonse Laveran : Médecine

1908 – Gabriel Lippmann : Physique

1909 - Paul Henri Balluet d'Estournelles de Constant : Paix

1911 – Marie Curie : Chimie

1912 – Alexis Carrel : Médecine

1912 – Victor Grignard, Paul Sabatier : Chimie

1913 – Charles Robert Richet : Médecine

1915 – Romain Rolland : Littérature

1920 - Léon Victor Auguste Bourgeois : Paix

1921 – Anatole France : Littérature

1926 – Aristide Briand : Paix

1926 - Jean Baptiste Perrin : Physique

1927 – Ferdinand Buisson : Paix

1927 – Henri Bergson : Littérature

1928 - Charles Jules Henri Nicolle : Médecine

1929 - Louis de Broglie : Physique

1935 - Frédéric Joliot, Irène Joliot-Curie : Chimie

1937 - Roger Martin du Gard : Littérature

1947 - André Gide : Littérature

1951 - Léon Jouhaux : Paix

1952 - Albert Schweitzer : Paix

1952 - François Mauriac : Littérature

1957 - Albert Camus : Littérature

1960 - Saint-John Perse : Littérature

1964 - Jean-Paul Sartre (prix décliné) : Littérature

1965 - François Jacob, André Lwoff, Jacques Monod : Médecine

1966 - Alfred Kastler : Physique

1968 - René Cassin : Paix

1970 - Louis Néel , Hannes Alfvén : Physique

1980 - Jean Dausset : Médecine

1985 - Claude Simon : Littérature

1987 - Jean-Marie Lehn, Donald J. Cram et Charles J. Pedersen : Chimie

1988 - Maurice Allais : Economie

1991 - Pierre-Gilles de Gennes : Physique

1997 - Claude Cohen-Tannoudji , Steven Chu , William D. Phillips : Physique

1999 - Médecins sans frontières : Paix

2000 - Gao Xingjian : Littérature

2005 - Yves Chauvin : Chimie

2007 - Albert Fert : Physique

  

Prix Nobel

 

Les prix sont actuellement décernés au courant du mois d'octobre de chaque année. La cérémonie de remise des prix a lieu le 10 décembre, jour anniversaire de la mort d'Alfred Nobel (décédé le 10 décembre 1896).

La première cérémonie pour attribuer le prix Nobel eut lieu dans l'ancienne académie royale de musique de Stockholm, le 10 décembre 1901. À partir de 1902, les prix furent remis des mains du roi de Suède le 10 décembre de chaque année.

Les lauréats du prix Nobel reçoivent chacun un montant de 10 millions de couronnes suédoises (soit plus d'un million d'euros), dont ils disposent librement, mais qui leur permet surtout de continuer leurs recherches ou travaux sans subir de pressions financières.

Le prix ne peut pas être remis de manière posthume : il est obligatoirement attribué à des personnalités de leur vivant.

Les prix Nobel sont attribués depuis 1901 dans les domaines suivants :

  • Physique, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.
  • Chimie, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.
  • Physiologie ou Médecine, décerné par l'institut Karolinska.
  • Littérature, décerné par l'Académie suédoise.
  • Paix, décerné par un comité nommé par le parlement norvégien (Storting).

En 1968, avec l'accord de la fondation Nobel, la Banque de Suède a institué un prix en Économie, le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, souvent baptisé « prix Nobel d'économie » bien que n'étant pas formellement un prix Nobel, décerné par l'Académie royale des sciences de Suède.

Depuis 1968, il a été décidé de ne plus ajouter de nouvelle catégorie de prix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 22 février 2008, a 08:50
Les Régions

Une région peut être soit :

 

un territoire qui correspond à une division administrative dans certains pays :

 

la Commission européenne a décomposé l'Europe en régions appelées aussi «NUTS» (Nomenclature d'Unités Territoriales Statistiques) :

 

NUTS 1 : de 3 à 7 millions d'habitants,

NUTS 2 : de 800 000 à 3 000 000 habitants (en France, ce sont les régions administratives),

NUTS 3 : de 150 000 à 800 000 habitants (en France, ce sont les départements) ;

 

la Belgique est composée de 3 Régions : Région flamande, Région wallonne, Région de Bruxelles-Capitale ;

 

la France est composée de 26 régions dont 22 en métropole et 4 outre-mer ;

 

l'Italie est composée de 20 régions italiennes, dont 5 à statut spécial ;

 

l'Angleterre est divisée en 9 régions ;

 

une zone géographique relativement étendue d'un pays ou d'un continent, possédant des caractères physiques et/ou humains particuliers qui les distingue des régions voisines.

 

Les régions définies sur des critères humains (par exemple la langue) ont rarement des limites clairement établies et sont donc souvent sujettes à interprétation et parfois à conflit. La clarté d'une définition de région peut-être altérée si y sont mélangées des notions de géographie physique, humaine et/ou administrative.

 

L' EUROPE   par pays

 

LA FRANCE par régions

 

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mardi 11 septembre 2007, a 13:22
« Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde. » Pierre Movila

  La Photographie

 

« Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde. »

 Pierre Movila 

 

  Le terme photographie a un sens triple :

 

C'est la technique qui permet de créer des images par l'action de la lumière.

 

C'est une image obtenue par cette technique.

 

Plus généralement, c'est la branche des arts graphiques qui utilise cette technique.

 

Étymologie :

 

Le mot « photographie » est composé de deux racines d'origine grecque :

le préfixe « photo- » (φωτoς, photos : lumière, clarté) — qui procède de la lumière, qui utilise la lumière ;

le suffixe « -graphie » (γραφειν, graphein : peindre, dessiner, écrire) — qui écrit, qui aboutit à une image.

 

Littéralement : « peindre avec la lumière ». Le terme plus court de photo est très fréquemment utilisé. Dans le cas où l'on parle d'une image photographique, on emploie aussi souvent les termes image, tirage, vue ou agrandissement.

La personne utilisant la technique photographique lors de la phase de la prise de vue se nomme le photographe. Il existe de nombreux métiers connexes à la prise de vue. Par exemple, une personne travaillant dans un laboratoire pour procéder à l'agrandissement de négatifs se nomme le tireur.

 

La technique photographique : histoire  

 

Depuis son invention il y a près de cent soixante-dix ans, la photographie a su tirer parti de nombreuses innovations technologiques et techniques dans les domaines de l'optique, de la chimie, de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique et de l'informatique.

 

Invention :

 

Les deux phénomènes nécessaires à l'obtention d'images photographiques étaient pour certains connus depuis longtemps. Depuis Aristote, on savait mettre la réalité en boîte : il suffit de percer un « petit trou » (sténopé) dans une chambre noire (camera obscura) pour voir apparaître une image inversée dans le fond blanc de la boîte. D'autre part, les alchimistes savaient que la lumière noircissait le chlorure d'argent. Vers 1780 Jacques Charles, plus connu pour son invention de l'aérostat gonflé à l'hydrogène, parvint à figer, mais de façon fugitive, une silhouette obtenue par le procédé de la chambre noire sur du papier imbibé de chlorure d'argent. Thomas Wedgwood (1771-1805) fit des expériences analogues avec le nitrate d'argent ; il en publia un mémoire en 1802. De son côté John Herschel en 1819 décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur.

 

Joseph Nicéphore Niepce, un inventeur de Chalon-sur-Saône, associe ces trois procédés pour fixer des images (de qualité moyenne) sur des plaques d'étain recouvertes de bitume de Judée, sorte de goudron naturel qui possède la propriété de durcir à la lumière (1826 ou 1827) : la première photographie représente une aile de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire). Si on regarde bien cette image, on remarque son éclairage particulier. En effet, la pose a duré plusieurs heures. Le soleil a éclairé le mur de droite puis celui de gauche plus tard dans la journée.

 

Nicéphore meurt en 1833 et Louis Jacques Mandé Daguerre poursuit l'amélioration du procédé. En découvrant le principe du développement de l'image latente, Daguerre trouve le moyen de raccourcir le temps de pose à quelques dizaines de minutes. En 1839, Il promeut son invention auprès du savant et député François Arago, qui lui accorde son soutien.

 

Ainsi, la date officielle de l'invention de la photographie est 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype, qui est en fait une amélioration de celle de Niepce. L'État français l'acquiert contre une rente viagère annuelle de 6 000 francs à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, puis en fait « don au monde ».

Grâce au daguerréotype, on obtient des images après « seulement » une demi-heure de pose (lorsque le ciel est parfaitement dégagé). Cette lenteur pose quelques problèmes : les rues de Paris, même à une heure d'affluence apparaissent totalement vides. Mais qu'importe, la photographie était inventée !

 

Évolution :

 

Par la suite, la photographie évolue très vite. En effet, le résultat des recherches étant acquis par l'État français, chacun peut l'améliorer.

 

Les progrès suivent trois directions :

 

réduction du temps de pose par augmentation :

de la rapidité des surfaces sensibles,

de la luminosité des objectifs ;

amélioration de la stabilité du tirage ;

simplification de l'usage, grâce à l'invention :

d'appareils de plus en plus légers et de moins en moins chers,

de préparations stables évitant les manipulations chimiques,

de l'introduction de l'informatique avec la numérisation de l'image, dite photo numérique.

 

Invention du négatif :

 

William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833. En 1840, il invente le « calotype », procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images.

Suivent d’autres recherches, qui petit à petit permettent d’améliorer la qualité des images, la sensibilité des surfaces sensibles, et de simplifier la procédure de prise de vue : 1847 « procédé à l’albumine » (Abel Niépce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore), 1850 « procédé au collodion humide » et 1851 « ambrotypie » (Frederick Scott Archer), 1852 « ferrotypie » (Adolphe-Alexandre Martin).

Félix Tournachon plus connu sous le nom de Nadar en fait une utilisation commerciale. Il réalise des portraits des personnalités de l'époque, et en 1858 il réalise à Bièvres la première photographie aérienne, prenant une vue de Paris depuis un aérostat.

 

Invention du film souple :

 

Les premiers clichés (noir et blanc ou autochromes) étaient réalisés sur des plaques de verre, relativement encombrantes, lourdes et fragiles. En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples. Le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l’appareil photographique, supplante alors la plaque de verre. La diminution de la taille des appareils facilite la pratique de la prise de vue en (presque) tous lieux et toutes circonstances. Le "Kodak" sera le premier appareil photographique fabriqué par la compagnie Eastman permettant d'enregistrer 100 images sur support souple. Une fois le "film" exposé, l'appareil était renvoyé à Rochester (NY) où le film était développé, les épreuves tirées, l'appareil rechargé, et le tout renvoyé à son propriétaire.

 

 Invention de la photographie en couleurs :

 

Charles Cros et Louis Ducos du Hauron présentent le même jour à l'académie des sciences, le principe de la photographie en couleurs indirecte en trichromie soustractive en 1869, nécessitant l'exposition de 3 images correspondant aux trois couleurs primaires. Le procédé sera utilisé à grande échelle par Prokudin-Gorskii entre 1900 et 1918.

Une étape importante fut ensuite le premier procédé véritablement pratique de photographie en couleur, l’« autochrome », inventé par les frères Louis et Auguste Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907. L'utilisation est simple (une seule image) mais la sensibilité très faible oblige à des poses de quelques secondes et le format des plaques 9 × 12 impose des appareils lourds.

Il faudra attendre 1935 avec l'entrée en production de l'Agfacolor puis du Kodachrome pour que la photographie en couleur se répande avec des appareils compacts faciles à transporter (pellicule souple) mais toujours limitée à des diapositives. Les amateurs devront attendre l'Ektachrome vers 1946 pour disposer d'un traitement abordable bien que délicat.

Le succès à grande échelle dépendait de la possibilité de tirage sur papier que permet le Kodacolor introduit en quantité limitée pendant la Seconde Guerre mondiale (1942) puis plus largement dans les années 1950 sous le format 135.

 

Le film 35 mm et les appareils de petit format :

 

En 1913, Oskar Barnack construisit le premier prototype du Leica, qui fut commercialisé à partir de 1925 et fut le premier des appareils utilisant le format 24×36, qui est resté le plus courant jusqu’à la fin du XXe siècle.

 

Invention du positif direct :

 

Vers 1948, le docteur Edwin H. Land met au point le premier appareil à développement instantané, le Polaroïd, et en 1962, il adapte ce procédé à la couleur. Les premières versions du polaroïd comportaient un internégatif. Dans les années 1980 on améliore la technique pour se passer de l'internégatif et obtenir un véritable positif direct.

C'est pourtant une des premières recherches de la photographie sur laquelle le français Bayard travaillera autour de 1838-1839, simultanément aux recherches de Niépce et Daguerre sur le daguerréotype. On connaît de Bayard avec ce procédé le premier autoportrait (dit « l'Autoportrait en noyé ») de l'histoire de la photographie.

 

Une variante, la photographie en relief :

 

La stéréoscopie ayant été inventée avant la photographie (Wheatstone, 1838), des photographes se sont mis dès 1841 à prendre des photos en relief, en deux poses successives avec un décalage entre les deux prises de vues. Une nouvelle branche de la photographie s'est donc largement développée pendant toute la deuxième moitié du XIXe siècle.

 

La photographie numérique :

 

Les techniques informatiques permettent de transformer une image en une série de points, les pixels, dont les caractéristiques sont exprimées par des nombres, ce qui permet de la reconstruire sur un périphérique informatique. La difficulté de cette technologie, qui marque une rupture complète avec les procédés physico-chimiques initiaux, se situe dans la conception des capteurs électroniques de l'image qui remplacent le film. La résolution de ces capteurs, le nombre de pixels d'une image qu'ils sont capables d'analyser, évolue très rapidement. Sur les appareils commercialisés, ils atteignent en 2007 jusqu’à dix millions de pixels pour les appareils au capteur APS et trente-deux millions de pixels pour les moyens formats et permettent d'obtenir une image de qualité pour une taille d'environ un demi-mètre carré. Comme pour les anciennes techniques, cette qualité dépend aussi de l'optique de l'objectif et de la mécanique du boîtier.

La photographie numérique présente l'avantage des possibilités infinies de retraitement et de retouche des images avec un ordinateur et un logiciel de traitement d'image. De la simple correction de lumière, de contraste, à la composition d'image, les usages peuvent être artistiques et ouvrir ainsi une liberté de création ou mercantiles quand il s'agit de modeler un idéal féminin publicitaire.

Les réseaux de communication, Internet et les services communautaires de photo en ligne apparus depuis 2003, ont déployé les possibilités d'usage de la photo numérique. Avec les blogs et les services de partage de photographies comme Pikeo ou Flickr, les photographes internautes disposent des outils et services permettant la communication, l'échange, l'exposition de leurs photos numériques, autant dans la sphère privée, communautaire, qu'à l'échelle planétaire. Les services offrent des possibilités d'exploitation en ligne considérables : gestion des contacts, diaporamas, localisation géographique...). Les artistes et professionnels y trouvent leur compte avec des audiences considérables pouvant dépasser n'importe quel lieu d'exposition physique.

Les grandes marques d'appareils photo numériques sont : Canon, Kodak, Leica, Nikon, Olympus, Panasonic, Pentax, Sony... Le marché est actuellement dominé par Canon (18,7%) et Sony (15,8%)

 

La photographie synthétique :

 

Mimétisme de la photographie matérielle, elle s'inscrit dans l'espace numérique 3D. L'infographie 3D, en créant des univers numériques sur copie de l'univers matériel, nécessite un procédé de représentation visuel de ces univers. La photographie synthétique est donc l'application à l'espace numérique de la photographie matérielle (perspective centrale, système optique, flare, profondeur de champ, etc.). Bien que reprenant les caractéristiques de la photographie matérielle, elle permet de s'en éloigner n'étant pas contrainte par les limites physiques du monde matériel (notamment l'écrêtage de distance (clipping plane), aberrations chromatiques, absence de profondeur de champ).

 

Les usages de la photographie :

 

Dès son invention, l'usage de la photographie est intimement lié à l'évolution de sa technique. Elle est ainsi devenue le premier art réellement populaire.

La photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation : on est à présent capable d'avoir une représentation du réel « objective ». C'est-à-dire que l'homme ne représente plus le réel tel qu'il le voit et tel qu'il le peut mais c'est le réel qui impressionne, « seul », le support. Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l'anthropométrie, inventée par Alphonse Bertillon. On a l'ambition de réaliser un inventaire du monde.
Nous savons toutefois aujourd'hui que cette objectivité a ses limites. Déjà la photographie argentique permettait de travestir la réalité, d'ajouter ou de retrancher des éléments d'une image par un patient travail de laboratoire. Mais avec l'avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n'étaient auparavant accessibles qu'à des connaisseurs, deviennent presque à la portée de tous. De plus, est-on réellement capable de représenter le monde objectivement, puisque chacun en a une vision qui lui est propre ?

 

Influence sur la peinture :

 

Jusqu’à l'usage de la photographie, c'est la peinture qui avait pour rôle la représentation de la réalité. Les peintres étaient tiraillés entre le besoin d'une représentation fidèle à la réalité et le désir d'embellir leurs tableaux pour les rendre plus attrayants. Avec l'arrivée de la photo, la peinture a pu se libérer de son rôle de témoin de la réalité et devenir un moyen d'expression artistique.

 

Un art populaire :

 

La photographie a aussi inauguré une époque où presque tout le monde pouvait disposer de son portrait ou de représentations d'objets ou de lieux qui restaient jusque-là réservés à une élite économique, quand il fallait demander à un peintre de réaliser une image. Cela s'est traduit dans un premier temps par certaines photographies qui s'approchaient beaucoup du portrait peint le plus classique.
Mais la réalisation de la photographie s'est également rapidement diffusée. Et aujourd'hui, presque tout le monde a facilement accès à la capacité de « prendre une photo ». La représentation du monde en a été transformée et les sociologues ne manquent pas d'étudier les pratiques et les résultats de cette photographie populaire. Pensons seulement aux touristes japonais, l'appareil photographique toujours en bandoulière, ou à nos boîtes à chaussures pleines de vieilles photographies de famille.
Cet environnement très favorable permet ainsi de parler d’« art populaire » par la possibilité ainsi offerte au plus grand public de posséder les formes de cet art et d'en produire les artefacts.

 

Le sixième art :

 

La photographie est un moyen technique et mécanique de conserver une représentation graphique des moments, des objets ou des gens. Mais la photographie est aussi un moyen d'expression plus ou moins abstrait, portant la signature de son auteur, le photographe, et dont l'objectivité est équivalente à n'importe quelle œuvre artistique. Longtemps enfermée dans l'imitation de la peinture (pictorialisme, marines, portraits...), la photographie a trouvé sa propre voie artistique avec l'apparition du surréalisme...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 19 août 2007, a 12:52
Le Système solaire

  Système solaire

 

Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de lui. Par extension, le terme système solaire peut parfois être employé pour désigner d’autres systèmes planétaires.

 

Composition et structure  

 

Notre système planétaire est resté le seul connu jusqu'en 1995. Il est désigné sous le terme « système solaire ». Il est constitué du Soleil, de huit planètes (anciennement neuf), de trois planètes naines, ainsi que de petits corps du système solaire (c'est-à-dire les astéroïdes et les comètes) ainsi que les satellites de ces corps.

 

Au centre se situe le Soleil, notre étoile de taille modeste mais qui contient néanmoins 99,86 % de la masse de tout le système. De par sa masse, l'intérieur du Soleil atteint une densité et une température telles que des réactions de fusion nucléaire se produisent en son sein, dégageant de ce fait d'énormes quantités d'énergie. La plus grande partie de cette énergie est libérée dans l'espace sous forme de radiations électromagnétiques, principalement sous forme de lumière visible. Le Soleil émet aussi un flux de particules chargées appelé le vent solaire. Ce vent solaire interagit fortement avec la magnétosphère des planètes et contribue à éjecter les gaz et poussières en dehors du système solaire.

 

On peut imaginer que nous serions dans un système à deux étoiles si Jupiter avait eu une masse soixante fois plus importante. Tout comme le soleil, elle se serait effondrée sur elle-même provoquant une deuxième étoile de 4,2 à 6,2 fois plus éloignée.

 

Les planètes les plus proches du Soleil sont les planètes telluriques, petites, rocheuses et denses, avec une rotation lente, une surface solide, pas d'anneaux et peu de satellites. En partant du Soleil, on trouve Mercure, Vénus, la Terre et Mars.

 

Il existe au-delà de Mars une ceinture d'astéroïdes composée de centaines de milliers de corps, dont la taille varie de quelques mètres à plusieurs centaines de kilomètres.

 

Lorsque l’astéroïde Cérès fut découvert en 1801, il fut d’abord considéré comme une planète. Avec la découverte de Pallas en 1802, de Junon en 1804, puis de Vesta en 1807, le Système solaire a même compté 11 planètes jusqu’en 1845.

 

Au-delà, s'ouvre le domaine des planètes géantes, gazeuses et peu denses, avec un noyau de faible dimension : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

 

De l'année de sa découverte (1930), jusqu'au 26 août 2006, Pluton était considérée comme la neuvième planète de notre système (et la plus éloignée du Soleil). Son statut a été remis en cause par la découverte d'autres objets similaires orbitant dans la même région, et de tailles équivalentes — l'un d'entre eux, (136199) Éris, le surclassant par son diamètre. Pluton a donc été reclassé comme planète naine, tout en restant un des objets les plus grands d'une seconde ceinture d'astéroïdes, appelée ceinture de Kuiper. Cette ceinture, peuplée de milliers d'astéroïdes, est le réservoir des comètes à courte période.

 

La décision prise par l'assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI) le 24 août 2006 à Prague de créer la dénomination « planètes naines », fait entrer dans cette catégorie :

 

Pluton

Éris

Cérès

 

Note : cette liste n'est pas limitative et devrait s'enrichir dans les mois à venir d'autres corps des deux ceintures astéroïdales

.

Enfin, il existe, encore plus loin que la ceinture de Kuiper et jusqu’à une distance de deux années-lumière un énorme nuage sphérique, appelé nuage de Oort, qui contiendrait des milliards de noyaux cométaires. Cérès est une planète naine qui sera examinée en 2014 par une sonde spatiale.

 

Planètes

 

Toutes les caractéristiques des planètes sont données relativement à celles de la Terre. S'agissant du Soleil, son diamètre équatorial est de 109,3 fois celui de la Terre, pour une masse de 332 946 fois celle de la Terre.

 

Planète

Diamètre

Masse

½ Grand Axe

Période de Rotation

Période Sidérale

Nature

 

 

Mercure

0,382

0,06

0,38

58,65 j

87,969 j

Tellurique

 

Vénus

0,949

0,82

0,72

243,02 j

224,701j

Tellurique

 

Terre

1

1

1

1j

365,256j

Tellurique

 

Mars

0,53

0,11

1,52

1,026j

686,960j

Tellurique

 

Jupiter

11,2

318

5,20

0,414j

4 335,365j

Gazeuse

 

Saturne

9,41

95

9,54

0,444j

10 757,737j

Gazeuse

 

Uranus

3,98

14,6

19,22

0,718j

30 708 ,160j

Gazeuse

 

Neptune

3,81

17,2

30,06

0,671j

60 224,904j

Gazeuse

 

La troisième loi de Kepler, établie en 1618 et publiée l’année suivante, énonce que, pour chaque planète du système solaire, le rapport du carré de sa période sidérale T de révolution autour du Soleil par le cube du demi-grand axe a de sa trajectoire elliptique est une constante : . En appliquant une partie de cette troisième loi, il est possible d'estimer directement et rapidement la distance moyenne d'une planète quelconque du système solaire par rapport au soleil.

 

Une planète tellurique est une planète dont le noyau est essentiellement solide, contrairement aux planètes gazeuses.

 

Procédés mnémoniques

 

Ordre

Les initiales des mots de certaines phrases permettent de retrouver la séquence Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune (et Pluton, qui n'est désormais plus considéré comme planète depuis 2006) :

« Me voici, ta Majesté. Je suis une nouvelle planète » ;

« Mais viendras-tu manger jeudi sur une nappe ? » ;

« Mange vite ton Mars, j'en sors un nouveau paquet » ;

« Mon vieux théâtre me joue souvent une nouvelle pièce ».

« Mon vieux tonton martin joue sur un nouveau piano »

Durée de révolution On peut exprimer la durée de révolution sidérale de la planète en jours terrestres, chercher la racine cubique de ce nombre, l'élever au carré puis le multiplier par 2,929.

Par exemple, pour la Terre (365,25 jours), on obtient le nombre 149,6 (1 UA). Pour mars, avec 686,25 jours, on obtient le nombre 227,8 (227,8/149,6 = 1,52 UA).

 

Distances orbitales  

 

On peut retrouver les demi-grands axes relatifs approximatifs en appliquant la règle simple suivante, basée sur la Loi de Titus-Bode :

soit la suite : 0, 3, 6, 12, 24, 48, 96, 192, 384 ;

ajouter 4 : 4, 7, 10, 16, 28, 52, 100, 196, 388 ;

diviser par 10 : 0,4 - 0,7 - 1,0 - 1,6 - 2,8 - 5,2 - 10 - 20 - 39.

Le résultat est très proche de la réalité (0,38 - 0,72 - 1,0 - 1,5 - 5,2 - 9,5 - 19 - 30), hormis la valeur 2,8 (qui correspond en fait à la ceinture d'astéroïdes) et Neptune, pour laquelle l'erreur est de quelque 30 %.

D'après Jean SENDY ("L'ère du Verseau" - édition Robert Laffont) la Loi de Bode (mort en 1826) établie par expérimentation est contredite par la loi de la conservation angulaire ; sur cette base, Schmidt a formulé une théorie 'de l'harmonie des distances des planètes au soleil : la racine carrée de la distance des planètes au Soleil augmente d'une quantité constante quand on passe d'une planète à la suivante. Toujours d'après J.SENDY,et contrairement au "système de Bode" , l'expérience a confirmé toutes les orbites calculées par Schmidt...

 

 

Origine et évolution L'hypothèse actuelle de la formation du système solaire est l'hypothèse de la nébuleuse solaire, avancée dès 1755 par Emmanuel Kant.

L'évolution du système solaire depuis sa naissance jusqu'à sa mort est très lente et s'étale sur plus de dix milliards d'années.

 

Dans les poussières d'étoiles

 

On estime généralement aujourd'hui que le système solaire est né de la contraction, sous l'effet de sa propre masse, d'un nuage moléculaire interstellaire froid et dense fait de gaz, essentiellement d'hydrogène et d'hélium, qui sont les atomes les plus répandus à la naissance de l'univers. Il devait y avoir également des grains de poussière et de l'eau sous forme de glace. Ce nuage, appelé nébuleuse solaire, après avoir acquis une forme régulière, probablement un disque, avec un mouvement de rotation, commença à se différencier en plusieurs parties. La plus grande partie se rassembla au centre pour former une proto-étoile, le futur soleil. D'autre part, les grains de poussières s'agglomérèrent. Par effet de gravité, de plus en plus de matière aurait été attirée formant ainsi des protoplanètes.

Le centre tournant plus vite que le bord et étant plus comprimé, la température s'y est accrue. Dès que la masse centrale fut assez dense et chaude, des réactions de fusion nucléaire se seraient alors déclenchées ; ce qui aurait donné naissance au Soleil, notre étoile. La date estimée de ce phénomène est de -4,56 milliards d'années.

Les plus grosses des protoplanètes attirèrent les plus petites et firent le vide autour d'elles ; en grossissant, elles devinrent sphériques, du fait de la gravité. De plus, les réactions nucléaires créèrent un puissant vent solaire qui entraîna la majorité des gaz et poussières restants.

C'est ainsi qu'on arriva au système solaire tel que l'on peut l'observer actuellement.

 

Et demain ?

 

La chaleur dégagée par le Soleil augmente au fil du temps. On peut même craindre qu'à très long terme (plusieurs centaines de millions d'années) elle atteigne un niveau tel que la vie sera impossible sur Terre.

Dans environ quatre milliards et demi d'années, le Soleil aura épuisé ses réserves d'hydrogène, qui se seront transformées en hélium, et changera de structure. Son noyau se contractera mais l'étoile entière deviendra beaucoup plus volumineuse. Il devrait se transformer en géante rouge, cent fois plus volumineuse qu'à l'heure actuelle. Les planètes les plus proches, Mercure et Vénus, la Terre et Mars devraient être détruites.

Il va ensuite brûler son hélium assez rapidement, ce qui augmentera encore sa taille et sa température, grillant complètement la Terre au passage. Une fois ses réserves d'énergie nucléaire complètement consommées, le Soleil va s'effondrer sur lui-même et se transformer en naine blanche très dense et peu lumineuse. Il refroidira petit à petit et finira par ne plus rayonner ni lumière ni chaleur, il sera alors parvenu au stade de naine noire.

Notre système solaire fait le tour de la Galaxie en 250 millions d'années. En même temps il oscille de part et d'autre du plan galactique avec une période de 2 x 33 millions d'années. Il traverse donc ce plan tous les 33 millions d'années ce qui constitue également la durée moyenne des étages géologiques. Ces étages sont définis d'après d'importants changements dans la faune et la flore, parfois dus à des cataclysmes comme au passage Permien-Trias ou au passage Crétacé-Tertiaire. On peut penser que ces changements sont dus à des glaciations résultant de la rencontre de la Terre avec des nuages d'électrons du plan galactique. Les dernières glaciations, celles du Quaternaire, se sont produites alors que le système solaire traversait le plan de la Galaxie en allant du Sud vers le Nord. C'est une explication qui peut indiquer pourquoi les glaciations étaient beaucoup plus prononcées dans l'hémisphère Nord lequel recevait directement les électrons des nuages du plan galactique.

 

Dans la galaxie

 

Notre système solaire fait partie de notre galaxie, une galaxie spirale d'un diamètre d'environ 9,4 × 1020 m ou 100 000 al, contenant approximativement 200 à 400 milliards d'étoiles, dont notre soleil est assez représentatif.

Le système solaire orbite à environ 25 000 années-lumière du centre galactique entre deux branches spirales de la galaxie. Sa vitesse est d'environ 220 kilomètres par seconde (800 000 km/h). Il effectue ainsi une révolution complète en 230 millions d'années. L'orbite du système solaire paraît assez singulière : elle est à la fois extrêmement circulaire et presque à la distance exacte à laquelle les vitesses orbitales sont égales à la vitesse des ondes de compression à l'origine des branches des spirales. Le système solaire semble avoir été présent entre deux bras depuis que la vie existe sur Terre. En effet, les radiations émises dans les bras spiraux, notamment par l'explosion de supernovæ, peuvent en théorie stériliser la surface d'une

planète. En étant en dehors des bras spiraux, la Terre est ainsi capable d'héberger des formes de vie évoluées à sa surface.

 

Sondes spatiales

 

Techniquement, une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'homme pour explorer le système solaire.

Depuis 1959, ces engins sont envoyés avec un taux d'échec élevé vers des planètes plus ou moins lointaines. Leurs observations font autant rêver le grand public que les scientifiques.

Le 4 juillet 2005, la sonde-impacteur Deep Impact s'est écrasée sur la comète Tempel 1, créant un cratère d'impact. Les scientifiques ont ainsi analysé la composition chimique de la « boule de neige sale », grâce aux tonnes de particules soulevées. C'était une première.

Le 25 août 2006, l'Union Astronomique Internationale vient de déclasser la planète Pluton de son statut de planète. Il s'agit maintenant d'une planète naine, nouvelle catégorie qui vient d'être créée et qui contient actuellement, outre Pluton, Cérès et 2003 UB 313, surnommée Eris.

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 28 juillet 2007, a 13:07
L'Architecture

  « Toute beauté est fondée sur les lois des formes naturelles. L'architecture d'une ville est d'émouvoir et non d'offrir un simple service au corps de l'homme. » John Ruskin

 

L’architecture, terme issu du latin architectura, mot tiré du grec  (« maître-maçon ») de(« chef ») et  (« constructeur », « charpentier ») désigne une discipline qui associe art et science de construire des bâtiments terrestres ou navals et des structures.

C'est un métier multi-disciplinaire qui ne peut ignorer la philosophie, la socio-psychologie, le droit ou la politique car l'architecte est avant tout le concepteur de notre manière de vivre et impose ses choix aux usagers de ses constructions. Cette discipline concerne la conception et la construction d'espaces (que ce soient des villes, des bâtiments, des intérieurs, des paysages, du mobilier, des objets, des espaces virtuels...). D'un autre côté, il désigne également l'étude et la classification des constructions, que leur conception ait été réfléchie ou non. La pratique de ce métier est codifiée et régie par les différents ordres d'architectes. Dans la plupart des pays industrialisés, le port du titre d'architecte est également réservé aux seuls membres de ces ordres.

Par extension, le terme d'architecture est également utilisé pour désigner la conception ou l'acte de concevoir des systèmes d'objets complexes, comme par exemple 0l'architecture logicielle et 1l'architecture informatique. Dans ce cas, on fait référence à la structure générale du système.

Cet article ne traite pas des deux derniers sens du mot.

 

Généralités

L'intérêt et le sens de la discipline architecturale ont évolué à travers le temps.

D'après le traité le plus ancien que nous connaissions sur le sujet, De Architectura de Vitruve, l'architecture repose sur une combinaison harmonieuse et équilibrée de trois principes :

Beauté (Venustas)

Solidité (Firmitas)

Utilité (Utilitas).

Cette trinité est restée au fil du temps, mais les termes ont changé, alors qu'on mettait l'accent sur d'autres aspects de ces trois critères, comme indiqué sur le tableau suivant :

Traité de Vitruve

Selon les propres écrits de Vitruve :

« L'architecture est une science qui embrasse une grande variété d'études et de connaissances ; elle connaît et juge de toutes les productions des autres arts. Elle est le fruit de la pratique et de la théorie. La pratique est la conception même, continuée et travaillée par l'exercice, qui se réalise par l'acte donnant à la matière destinée à un ouvrage quelconque, la forme que présente un dessin. La théorie, au contraire, consiste à démontrer, à expliquer la justesse, la convenance des proportions des objets travaillés.

Aussi les architectes qui, au mépris de la théorie, ne se sont livrés qu'à la pratique, n'ont pu arriver à une réputation proportionnée à leurs efforts. Quant à ceux qui ont cru avoir assez du raisonnement et de la science littéraire, c'est l'ombre et non la réalité qu'ils ont poursuivie.

Celui-là seul, qui, semblable au guerrier armé de toutes pièces, sait joindre la théorie à la pratique, atteint son but avec autant de succès que de promptitude. »

 

N.B. : l'intégralité du texte de Vitruve est disponible sur le site 6Gallica de la Bibliothèque nationale.

Domaines de l'architecture

L'architecture englobe de nombreuses idées et de nombreux métiers, de la conception et de la fabrication de pièces de charpenterie jusqu'à la construction de maisons, d'hôpitaux, d'aéroports, de villes, voire de régions entières...

Du fait de cette vaste étendue, l'architecture a été segmentée pour être mieux étudiée, comprise et ouverte aux autres corps de métier :

l'urbanisme,

l'architecture d'intérieur,

science de la conception,

les architectes célèbres,

les formes d'architecture,

l'archiborescence,

Une évolution de l'architecture : l'arcologie,

Les périodes de l'architecture.

L'architecture navale forme une discipline bien particulière. Elle désigne la conception des embarcations de toutes tailles et catégories. En particulier certains architectes navals se sont spécialisés dans la conception des bateaux de plaisance et de compétition.

 

Prix et récompenses

L'un des prix le plus prestigieux qu'un architecte puisse recevoir est le Prix Pritzker.

Citons aussi :

Prix de l'Équerre d'Argent, décerné sous l'égide du "Moniteur", le plus médiatique

Prix Mies van der Rohe (Union européenne)

Prix Stirling (Royaume-Uni)

Prix d'excellence de l'IRAC (Canada)

Enseignement

D'un point de vue historique, les écoles d'architecture les plus célèbres sont :

Au XIXe siècle : École des Beaux-Arts, à Paris (jusqu'en 1968),

Dans la première moitié du XXe siècle Bauhaus, à Weimar, Dessau, et Berlin.

On parle également de l'école de Chicago mais il ne s'agissait pas d'un lieu d'enseignement.

Voir également la liste des écoles d'architecture.

Bibliographie

Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, article Architecture

Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle (1854 à 1868), Eugène Viollet-le-Duc, 1856

Jean-Marie Pérouse de Montclos (sous la dir.), Architecture : vocabulaire et méthode, Paris, Imprimerie nationale, 1982.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 13 mars 2007, a 15:34
Mythologie chinoise

  Mythologie chinoise

 

Présentation

 

La mythologie chinoise est connue grâce à des textes datant essentiellement de la dynastie Han. La plus importante source est le Shanhaijing « Livre des Monts et des Mers ». N’ayant guère plus de 2000 ans d’âge, ces écrits peuvent être considérés comme récents. De plus, ils ont été rédigés par des lettrés qui ont parfois réinterprété la mythologie conformément à leurs conceptions philosophiques. Ils ont ainsi transformé les plus importants dieux en des souverains vertueux ou mauvais ayant régné à une époque très ancienne.

On peut cependant avoir une idée assez précise de ce qu’était la mythologie chinoise « originelle » en la comparant avec celles des autres peuples de l’Extrême-Orient. En étendant la comparaison à toute l’Eurasie, on s’aperçoit qu’une grande partie de cette mythologie est d’origine indo-européenne. Elle possède donc des ressemblances tout à fait frappantes avec la mythologie germanique, grecque ou celle des peuples slaves et scandinaves. Cela est dû à l'arrivée aux abords de la Chine d'un peuple indo-européen, les Tokhariens, il y a plus de 3000 ans. Les Chinois de l’Antiquité les appelaient les Rong-Chiens (Quan-Rong), le terme « Rong » étant appliqué à tous les barbares occidentaux.

 

Mythes proprement chinois

 

Dans tout l’Extrême-Orient et l’Océanie, il existait un dualisme cosmologique opposant deux principes, d’une part la lumière, le soleil et le feu, d’autre part l’obscurité, la lune et l’eau. Le premier principe était généralement représenté par un oiseau. En Chine, il s’agissait d’un corbeau. L’oiseau solaire est l’un des thèmes privilégiés de la dynastie Shang, la première dynastie chinoise dont l’existence est attestée par l’archéologie. Le second principe était représenté par un serpent ou un animal aquatique. La mère de Shun, l’un des souverains mythiques de la Chine, était du clan du serpent, et son père était du clan de l’oiseau. Shun était donc issu de l’union des deux principes. Ce mythe illustre également le totémisme de l’ancienne société chinoise, selon lequel chaque clan avait un animal ancêtre, ainsi que l’exogamie, qui exigeait que les époux soient issus de clans différents.

Xie était l’ancêtre des Shang et sa mère s’appelait Jiandi. Un jour, elle alla se baigner avec ses sœurs dans la rivière de la colline Obscure. Un oiseau noir (hirondelle ou corbeau) passa en tenant un œuf multicolore dans son bec. Il le laissa tomber. Jiandi le prit et le mit dans sa bouche, mais elle l’avala par mégarde. À la suite de cela, elle conçut Xie. Il s’agit d’une forme particulière d’union des deux principes cosmiques, puisque ce mythe fait intervenir d’une part l’eau et l’obscurité, d’autre part un oiseau.

Le soleil résidait sur un arbre, appelé Fusang ou Kongsang. Il se levait également de cet arbre, au matin, pour se coucher sur un autre arbre situé à l’ouest. Autrefois, il y avait dix soleils. Un jour, ils se levèrent tous en même temps, infligeant aux hommes une chaleur intolérable. Yao en abattit neuf avec des flèches, si bien qu’il n’en resta plus qu’un seul. Selon la plupart des textes, Yao demanda à l'archer Yi d’abattre les soleils au lieu de le faire lui-même, mais c’est le résultat du croisement des mythologies chinoise et indo-européenne, car Yi est un héros indo-européen. Ce mythe des soleils surnuméraires existe chez d’autres peuples de l’Extrême-Orient, de la Sibérie et même chez certains Amérindiens, preuve de son ancienneté.

On peut également mentionner le mythe de la séparation du ciel et de la terre, qui étaient autrefois très proches.

Il importe de signaler qu'aucun de ces mythes ne possède le moindre équivalent dans la mythologie indo-européenne.

 

Mythes d’origine indo-européenne : La création du monde

 

La création du monde résulte de la mort d’un géant, Pangu. Son souffle devint le vent et les nuages, son œil gauche le soleil, son œil droit la lune, ses quatre membres les quatre « extrémités » du monde, son sang et ses humeurs le fleuve Jaune et le Yangzi Jiang, etc. Pangu est de toute évidence apparenté au géant Ymir de la mythologie nordique ou au Purusha de la mythologie indienne. Ce mythe serait tardivement venu du monde tibétain, qui était lui-même en contact avec le monde tokharien.

 

Le ciel

 

Parmi différentes conceptions du ciel, on en trouve une qui possède une analogie chez les Serbes : il y a neuf cieux séparés l’un de l’autre par une porte que gardent des tigres et des panthères et qui est commandée par l’un des portiers du Seigneur d’En-Haut, Shangdi. La conception serbe du ciel est connue sous une forme christianisée : Dieu a pourvu chacun des sept cieux d’une porte et placé devant elle un ange gardien.

 

Les Trois Augustes

 

Au début de leur histoire, les Chinois placent les Trois Augustes (voir Sanhuangwudi) : Fuxi, Nüwa et Shennong. Fuxi est encore appelé Taihao, le Suprême Eclat. Il passe pour avoir enseigné la chasse et la pêche aux hommes, et il élevait des animaux pour la cuisine. Il avait également un rôle d’entremetteur. Sa sœur et épouse, Nüwa, était une déesse de la fécondité : elle présidait aux mariages, comme Fuxi, et elle donnait des enfants. Shennong était un dieu agriculteur qui jouait également un rôle dans le commerce. Il a inventé la première charrue et il a créé les marchés. On lui attribue aussi la découverte des plantes médicinales.

Les plus belles illustrations de Fuxi et Nüwa proviennent de tombes de la région de Tourfan, à l’ouest de la Chine. Elles sont datées du quatrième au huitième siècle de l'ère chrétienne, époque où cette région était tokharienne. Ces deux divinités ont des queues de serpent. Fuxi tient une équerre, symbole du ciel carré et masculin, et Nüwa tient un compas, symbole de la terre ronde et féminine. Chez les anciens Indo-européens, le ciel était carré et la terre était ronde, alors que pour les Chinois, le ciel rond était posé sur la terre carrée. En outre, Fuxi et Nüwa sont accompagnés par deux soleils. Dans des tombes des Hittites datant d’il y a environ 4000 ans, on trouve des représentations similaires de deux jumeaux, garçon et fille, accompagnés par deux soleils. Ces jumeaux seraient ce que les textes hittites appellent le dieu Soleil du Ciel et la déesse Soleil de la Terre.

Une comparaison approfondie des déesses Nüwa et Athéna montrent qu'elles sont presque identiques. Ainsi, on leur attribue l'invention d'instruments de musique à vent. Une légende peu connue fait d'Athéna une donneuse d'enfants et lui attribue l'épithète de "Mère". Elle était donc une déesse de la fécondité comme Nüwa. Cette dernière était qualifiée "d'impératrice divine" et, selon certains commentateurs chinois, elle était l'épouse de Yu le Grand, fondateur de la dynastie Xia. Athéna était étroitement liée à la royauté, ce qui explique sa complicité avec des souverains tels que Cadmos, fondateur de la cité de Thèbes, ou Ulysse. Nüwa était aussi qualifiée de "grand sage" alors qu'Athéna était connue pour sa sagesse. Nüwa aurait créé les hommes avec de la vase au bord d'un étang. Athéna n'aurait rien fait de tel, mais un mythe semblable existe tout de même dans la mythologie grecque: la création des hommes avec de l'argile par Prométhée.

Selon un célèbre mythe chinois, une fille de Shennong du nom de Nüwa (où la syllabe wa est "orthographiée" de manière différente) se noya dans la mer Orientale alors qu'elle se promenait au bord du rivage. Elle se changea en un oiseau, le jingwei, qui ressemblait à un corbeau. D'après le Shuyi ji, ouvrage de la dynastie Tang, elle se serait plutôt noyée dans une rivière, or on connaît une certaine Fufei, dont le nom signifie "Epouse de Fuxi" et qui est donc identifiable à Nüwa, qui s'est noyée dans une rivière. On peut donc considérer que ces deux Nüwa sont identiques. Or selon une légende grecque racontée par Ovide, une fille de roi se promenait sur un rivage quand le dieu de la Mer essaya de la violer. Elle se changea en une corneille, oiseau voisin des corbeaux. Cette fille de roi était associée à Athéna, laquelle a été victime d'une tentative de viol commise par Héphaïstos, dieu à caractère maritime. On voit de la sorte la parenté des mythes chinois et grec.

On pourrait objecter qu'Athéna n'est nullement la sœur-épouse d'un dieu semblable à Fuxi, lequel ne possède aucun équivalent dans la mythologie grecque. Cela s'explique par le fait qu'il avait un caractère sacerdotal (les textes chinois lui attribuent l'invention de la méthode de divination exposée dans le Yi King) et que chez les Grecs, il n'existait plus de classe de prêtres.

 

Huangdi

 

Les lettrés de la Chine ancienne se souvenaient que Huangdi, l’Empereur Jaune, était l’ancêtre mythique des Rong-Chiens. Les Chinois l’ont adopté et ont fait de lui le successeur des Trois Augustes. Ils le considèrent comme le fondateur de leur civilisation. Maître du Tonnerre, il avait une résidence au sommet du Kunlun, une montagne censée se situer au centre du monde où quatre fleuves prenaient leur source. On lui attribue parfois quatre têtes, avec lesquelles il pouvait surveiller les quatre points cardinaux en même temps. Il se déplaçait en char et son véritable nom, Xuan yuan, signifiait « brancard ». D’une très grande intelligence, il sut parler quelques jours après sa naissance, et il était magicien et devin. L’un de ses ministres aurait inventé l’écriture. Il était un guerrier, qui apprit « le maniement du bouclier et de la lance », d’après l’historien Sima Qian. Il savait aussi dompter les bêtes fauves. Les Chinois lui ont associé deux frères, Shentu et Yulei, qui tuaient les démons.

Huangdi mena une lutte très dure contre Chiyou, présenté comme un fils, un petit-fils ou un ministre de Shennong. C’était un forgeron et un expert dans la fabrication des armes, qu’il aurait d’ailleurs inventées. Il a été vénéré comme un dieu de la Guerre. Huangdi utilisa contre Chiyou une armée de bêtes fauves. L’épisode le plus célèbre de la bataille est celui durant lequel Chiyou créa un brouillard épais. Le Prince du Vent, souvent associé à Huangdi, fabriqua une statue montée sur un char qui indiquait toujours le sud avec son bras droit ; elle permit aux troupes de Huangdi de s’orienter dans ce brouillard. Ensuite, Chiyou suscita un ouragan, avec des vents violents et des pluies torrentielles. Huangdi fit venir sa fille Ba, qui apportait la sécheresse. L’ouragan fut annihilé, mais Ba ne pouvant pas remonter au ciel, son père l’exila sur les territoires du Nord, qu’elle transforma en un désert. Les textes chinois situent fréquemment cette bataille en un lieu appelé Panquan, la "Source du Talus".

Selon le Guizang, un ouvrage de la haute Antiquité connu seulement par des citations, Chiyou s’attaqua au Kongsang afin d’empêcher le soleil de se lever et de plonger la terre dans une obscurité éternelle. Le mythe du combat entre Huangdi et Chiyou trouve ainsi son équivalent chez les Slaves des Balkans. Ces derniers racontaient que le dieu du Tonnerre devait affronter chaque matin une créature en forme de dragon ou de serpent, qui voulait capturer le soleil et plonger le monde dans les ténèbres. Cette créature créait des brouillards épais et des intempéries destructrices. Il s’agit sûrement du mythe le plus important des Tokhariens, qui était lié à leur vénération du soleil levant. La mention du Kongsang s’explique par une sinisation de ce mythe, car pour les Indo-Européens, le soleil se levait à partir de la mer qui entourait la terre, et non à partir d’un arbre. Dans la mythologie indienne, Indra est le vainqueur d'un dragon qui cherche à retenir les eaux ou le soleil et qui crée du vent ou un épais brouillard.

Comme le combat entre Huangdi et Chiyou est souvent situé près d'une source, il peut être rapproché du meurtre par Apollon du serpent Python, qui gardait une source sur le site de Delphes. Justement, une analyse approfondie des caractéristiques de Huangdi et d'Apollon montre que ces deux divinités étaient semblables. On peut également comparer Huangdi au dieu Lug des Celtes ou au dieu Wotan des Allemands. Lug s'est battu contre Balor et son armée de Fomoire, des créatures ne possédant qu'un œil, un bras et une unique jambe tordue. Chiyou était le chef des chimei, des démons des marais de montagne. Parmi ces derniers, se trouvaient des chui, des créatures à bras et jambe uniques. Dans le Shanhaijing, il est question de créatures à un œil ou à un bras et une jambe tordue. Lug, Apollon, Wotan ou Indra sont les héritiers d'une unique divinité proto-indo-européenne.

 

Xiwangmu

 

Une autre divinité, Xiwangmu, la Reine-Mère d’Occident, a toujours été associée aux territoires occidentaux, où vivaient les Tokhariens. C’était une déesse de la fécondité, à l’activité sexuelle intense. Elle était la gardienne des pêches d’immortalité. Elle régnait également sur les destinées humaines et sur l’ouest, qui était la terre des morts, et elle pouvait déclencher des épidémies. On peut la comparer à la déesse allemande Frija ou à la déesse scandinave Freyja. Toutes étaient probablement des hypostases de la Terre. Il semble également qu'elle ait été une forme de Nüwa, autre déesse de la fécondité, qui correspondait à la déesse Soleil de la Terre des Hittites. Toutes les deux avaient des liens avec les serpents; Xiwangmu comme Nüwa avait un rapport avec les instruments de musique à vent.

 

L'archer Yi

 

La ressemblance de l’archer Yi et du héros grec Héraclès a été remarquée depuis longtemps. Ils sont tous les deux des héros solitaires et tueurs de monstres. Comme Héraclès, Yi a exécuté un certain nombre de « travaux ». Comme Yi, Héraclès était un archer.

 

Yi , Houyi , Yiyi  ou Pingyi  est un personnage mythique de l’antiquité chinoise, remarquable archer, considéré comme le mari de Chang'e. Il est connu par de brefs passages de textes datant des Royaumes combattants aux Han, comme le Shanhaijing, le Huainanzi et le Mengzi. La légende de Houyi (son appellation la plus fréquente en Chine) s’est développée à partir de ces sources, avec de multiples variantes dans les détails au gré de l’imagination ou des intentions du narrateur.

Selon un passage du Shanhaijing repris dans le Huainanzi, Yao fit appel à lui pour abattre les neuf soleils surnuméraires apparus durant son règne. Le succès de Yi permit à Yao de devenir empereur.

Un autre passage du Huainanzi lui fait rencontrer Xiwangmu lors d’une expédition de chasse. Elle lui remet des herbes d’immortalité. Sa femme Chang'e les consomme et s’envole dans la lune dont elle devient la déesse.

Dans des sources d'esprit plus historique comme le Mengzi, il est présenté comme un Dongyi , terme général désignant les ethnies non-Huaxia de l’Est, archer d’élite. Son clan (ou territoire) est Youqiong . Vassal de Taikang , petit-fils indigne de Yu le Grand, il l’exile et le remplace par son frère Zhongkang  tout en assurant la régence. Lui aussi fait des mécontents car il consacre plus de temps à la chasse qu’aux affaires publiques. Il est tué par Zhuo de Boming, seigneur de Han , lors d’une expédition de chasse. Les historiens chinois modernes estiment que Yi est la personnification d’une ethnie connue pour son talent à l’arc.

 

Légende de Yi

 

Il en existe dans les détails d’innombrables versions, qui en général rassemblent l’anecdote des soleils, l‘obtention des herbes d’immortalité et l’envol de Chang’e dans la lune.

Yi se fait une réputation en sauvant la terre de la sécheresse et des incendies en abattant les neuf soleils excédentaires. Ce n’est pas toujours Yao qui l’en charge, mais parfois la population, ou Yi lui-même qui se porte volontaire. Par la suite, marié à Chang’e, il entre en possession d’herbes ou d’un élixir d’immortalité. La rencontre de Yi et de sa femme, qui n’est pas racontée dans les sources les plus anciennes, est entièrement abandonnée à l’imagination du narrateur.

C’est le plus souvent, comme dans le Huainanzi, la déesse Xiwangmu qui remet à Yi les herbes magiques, mais dans les versions de Chine communiste datant d’avant les années 80, où Yi et Chang’e forment un couple modèle de proto-prolétaires vivant de la chasse et du travail manuel, il s’agit en général d’un ermite herboriste.

La consommation imprévue des herbes d’immortalité par Chang’e sépare à la fin les époux, car leur effet la fait s’élever dans les airs jusque dans la lune où elle réside éternellement. Parfois la responsabilité lui en incombe, elle fait preuve d’impatience et d’avidité en absorbant immédiatement la totalité d’un élixir dont une moitié appartient à son mari, qui le garde pour leurs vieux jours. Parfois la responsabilité repose sur Yi. On raconte alors qu’il fut promu empereur après son succès contre les soleils, mais devint tyrannique. C’est lui qui veut absorber les herbes pour accroître son pouvoir et Chang’e les avale pour l’en empêcher.

Une tradition folklorique moins fréquente basée sur un passage du Mengzi en fait un personnage violent ou démoniaque tué par Pengmeng , autre archer d’élite parfois présenté comme son disciple. Cette tradition, qui voit en lui un ancien chef des démons remplacé ultérieurement par Zhongkui , est expliquée par certains folkloristes chinois par l’assimilation des pratiques religieuses des minorités non-Han, dont Yi serait un représentant, à de la sorcellerie.

 

Yi et Héraclès

 

La ressemblance de l’archer Yi et du héros grec Héraclès a été remarquée depuis longtemps. Ils sont tous les deux des héros solitaires et tueurs de monstres. Comme Héraclès, Yi a exécuté un certain nombre de « travaux ». Comme Yi, Héraclès était un archer. Ne voulant pas descendre sous terre après sa mort, Yi se rendit chez la Reine-Mère d’Occident et obtint d’elle des pilules d’immortalité, mais son épouse Chang’e les lui vola. De même, Héraclès parvint à dérober les pommes d’immortalité, qui étaient la propriété de la déesse Héra, mais il les rendit sur l’injonction d’Athéna. Ces deux héros, qui auraient pu éviter la mort, eurent une fin tragique. D'après certains textes chinois, Yi fut assassiné par son épouse Fufei, qui serait donc équivalente à Chang'e, et par Han Zhuo (cité ci-dessus), l'amant de celle-ci. De même, Héraclès fut tué par son épouse Déjanire et le Centaure Nessos, qui avait essayé de la violer.

L’immortalité était un concept essentiel de la religion des Grecs et des Tokhariens. Chez Homère, les termes « immortel » et « dieu » sont synonymes. De même, la désignation tokharienne des dieux, ñäkte, signifiait probablement « immortel ».

Il importe aussi de remarquer que les « travaux » de Yi sont apparentés à la lutte de Huangdi contre Chiyou. Ainsi, Yi a tué le Grand Serpent avaleur d'astres, tandis que Huangdi a vaincu Chiyou, qui essayait d'empêcher le soleil de monter au ciel. Il en est ainsi parce que Yi est devenu roi lors d'une expédition dans le bassin du Tarim et que Huangdi était la version divine du roi. Ce même parallélisme existe dans la mythologie grecque: de même que le dieu Apollon a tué le serpent Python près d'une source, le roi Cadmos a tué un serpent qui gardait une source sur le site de Thèbes. Apollon était souvent qualifié de "souverain", ce qui n'était jamais le cas de son père Zeus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 01 mars 2007, a 13:26
Mythologie celtique

  Mythologie celtique :

 

La mythologie celtique se rapporte au druidisme, la religion qui structure les civilisations celtiques. Elle traite de la vie des dieux et déesses dans l'Autre Monde (le Sidh des irlandais), des héros et de leurs exploits. Cette civilisation a progressivement disparu avec la romanisation puis le monothéisme judéo-chrétien.

 

Lug (Dieu)

 

Lug est le dieu suprême de la mythologie celtique, non seulement parce qu'il est au sommet de la hiérarchie mais aussi parce qu'il est panceltique : il fait partie des rares divinités à se retrouver, selon nos connaissances, chez tous les peuples celtes.

 

Un dieu panceltique

 

L'importance de Lugus en Gaule est notamment attestée par un certain nombre de toponymes dont le plus connu est Lugdunum (« dunon » en gaulois, qui signifie forteresse et colline, la ville de Lyon et aussi celle de Laon.

Son équivalent au Pays de Galles se nomme Llew Llaw Gyffes (« à la main adroite »), il apparaît dans la littérature dans les récits des « Mabinogion ».

C'est dans les sources irlandaises qu'il en est le plus question, en particulier dans le « Cath Maighe Tuireadh » (la « Bataille de Mag Tured »). De nos jours, Lug est présent dans la fête du 1er août : Lugnasad (Lûnasa en graphie moderne).

 

Les Tuatha Dé Danann

 

Selon les sources irlandaises, la société divine est structurée de la même manière que la société humaine, et l'organisation des Tuatha Dé Danann (les Gens de la tribu de Dana) est hiérarchisée en trois classes fonctionnelles :

la fonction sacerdotale dont le rôle recouvre le Sacré, incarnée par le Dagda le dieu-druide

la fonction guerrière qui se charge notamment de la souveraineté, représentée par Ogme le dieu guerrier et Nuada le dieu-roi

la fonction artisanale qui doit produire pour l'ensemble de la communauté, figurée par Goibniu, Credne et Luchta

Ce schéma repend l'idéologie tripartite des Indo-européens telle qu’elle a été étudiée par Georges Dumézil. Lug n'appartient à aucune classe en particulier, mais à toutes, il est au-dessus car il peut assumer toutes les fonctions. L'un de ses surnoms est Samildanach, le « polytechnicien » en ce sens qu'il maîtrise tous les arts, toutes les sciences.

 

Genèse et initiation

 

Lug est le fils de Cian et Eithne, il est aussi apparenté aux Fomoires (Dans la mythologie celtique irlandaise, les Fomoires (ou Fomores, Fomorii) sont des êtres inhumains et maléfiques.)

Par son grand-père maternel Balor, qu'il tue avec son lance-pierre, conformément à une prophétie.
Alors qu'il se présente à la résidence du roi Nuada, à l'occasion d'une fête, le Portier lui refuse l'accès. Lug affirme qu'il peut être utile, on lui répond par la négative ; c'est ainsi qu'il est successivement charpentier, forgeron, échanson (Un échanson était un officier chargé de servir à boire à une divinité, à un roi, à un prince ou à tout autre personnage de haut rang.)

Guerrier, magicien. C'est en qualité de joueur d'échecs qu'il est accepté, et dispute une partie avec le roi qu'il bat. Cette partie est purement symbolique puisqu'il s’agit d’une joute intellectuelle à l'issue de laquelle, Lug prend le pouvoir du monde.
On le retrouve combattant avec son fils Cúchulainn, lors de l'invasion de l'Ulster par la reine Medb.

 

Le polytechnicien aux multiples fonctions

 

Jules César dans la Guerre des Gaules le compare à Mercure. Son nom même, en rapport avec la lumière en fait un dieu solaire.

Un autre de ses nombreux surnoms est « lamfada » ce qui signifie « au long bras », ce qui confirme l'universalité de ses pouvoirs. Il maîtrise la création, les échanges, la pensée et la beauté, c'est un druide, un guerrier et un artisan qui peut aussi se montrer vindicatif et obscur.

Il possède une lance magique, arme mortelle à chaque coup mais qui sert aussi à l'adoubement royal ; elle est inséparable du Chaudron du Dagda rempli de sang, il faut qu'elle y soit plongée pour éviter qu'elle ne détruise tout autour d'elle ; il se sert aussi d’une fronde redoutable.

Pour les arts, il a une harpe qui joue de la musique toute seule, mais dont il sait se servir admirablement : elle peut endormir, faire pleurer ou rire.

 

Postérité

 

L’omnipotence de Lug a fait dire à certains que le druidisme était une religion relevant du monothéisme, tous les autres dieux n'étant que ses avatars. Cette thèse est contestable et invérifiable. Elle est par ailleurs incompatible avec les travaux de mythologie comparée sur le domaine des dieux indo-européens, dont les structures des panthéons polythéistes sont relativement similaires.

 

Textes mythologiques irlandais

 

Táin Bó Cúailnge : La Razzia des vaches de Cooley

 

 La Táin Bó Cúailnge, que l’on traduit usuellement par la « Rafle (ou Razzia) des Vaches de Cooley » est le récit principal et le plus long du Cycle d'Ulster qui, avec le Cycle mythologique, le Cycle Fenian, et le Cycle historique, constituent le corpus littéraire de la mythologie celtique irlandaise. La version manuscrite la plus ancienne date du tout début du XIe siècle, mais sa composition remonte à la période protohistorique.

Une coalition des royaumes d’Irlande, emmenée par les souverains du Connaught envahissent le royaume d’Ulster pour la possession du taureau fabuleux, le Brun de Cúailnge. Ils doivent affronter le plus terrible des guerriers, Cúchulainn.

 

Lebor Gabála Érenn : Livre des Invasions d’Irlande

 

Le Lebor Gabála Érenn est l’un des récits irlandais majeurs de l’époque médiévale. Ce « livre » décrit l’invasion de l'île par six peuples mythiques inhumains, avant l’arrivée et le règne terrestre des Gaëls. Après avoir été transmis exclusivement de manière orale jusqu’à la fin du VIIIe siècle, ce mythe fondateur de l'Irlande celtique fut ensuite copié, développé et remanié par les clercs pour qu’il soit plus en phase avec l’enseignement de l’Église catholique et la culture de l’époque. La première version écrite du Lebor Gabála Érenn, presque une ébauche (l’Historia Britonum de Nennius), date du VIIIe siècle ou du début du IXe siècle. Il existe 5 versions de ce mythe (R1, R2, R3, Min et K) réparties dans 18 manuscrits rédigés entre le XIIe siècle et le XVIIIe siècle.

 

Cath Maighe Tuireadh : La Bataille de Maighe Tuireadh

 

Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured) est un récit du « Cycle mythologique » de l’Irlande, dans lequel nous est racontée la guerre qui oppose les dieux des Tuatha Dé Danann à leurs ennemis les Fomoires. Littéralement, le titre se traduit par bataille de la plaine des piliers en référence aux guerriers sur les champs de bataille. Il existe deux versions de cet évènement mythique et deux rédactions différentes de la seconde. Ce texte essentiel de la mythologie celtique a été trouvé au XVIe siècle mais il est communément daté du XIe siècle. Il est à mettre en rapport avec le Lebor Gabála Érenn qui appartient aux « Annales irlandaises ».

Oidheadh Chlainne Tuireann - La Mort des enfants de Tuireann

Compert Con Culainn - La Conception de Cúchulainn

Dindshenchas métrique - Antiquités

 

Bibliographie

 

Yann Brekilien, La Mythologie celtique, Éditions du Rocher, Monaco, 1993, (ISBN 2-268-01631-5).

 

Albert Grenier, Les Gaulois, Petite bibliothèque Payot, Paris, 1970, (ISBN 2-228-88838-9).

 

Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997, (ISBN 2-228-89112-6).

 

Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986, (ISBN 2-85882-920-9).

 

Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990, (ISBN 2-7373-0297-8).

 

Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Fêtes celtiques, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1995, (ISBN 2-7373-1198-7).

 

Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000, (ISBN 2-7028-6261-6).

 

Jean-Paul Persigout, Dictionnaire de mythologie celte, Éditions du Rocher, Monaco, 1985. (ISBN 2-268-00968-8).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 17 février 2007, a 09:55
Chute d'eau

  Chute d'eau

 

On parle de chute d'eau pour une interruption du flot d'un cours d'eau qui se traduit par un dénivelé important et une chute verticale du flot.

Dans les cas les plus importants, il peut s'agir d'un spectacle tout à fait impressionnant où un flux important se précipite dans le vide avec un bruit considérable et des projections d'eau ou d'embruns à des dizaines ou des centaines de mètres.

 

Les chutes les plus impressionnantes proviennent souvent d'une géologie qui a apporté des dénivelés très marqués et qui croisent le flot d'une rivière ou d'un torrent. Par exemple, dans le parc national de Yosemite, les glaciations ont creusé deux vallées profondes et aux flancs pratiquement verticaux. Le moindre ruisseau est alors précipité verticalement sur plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de mètres de haut.

 

Les chutes sont généralement plus impressionnantes au printemps (quand les rivières sont alimentées par la fonte des neiges).

Les plus hautes chutes du monde sont celles de Salto Angel avec 979 mètres.

 

Liste des chutes d'eau notoires  

 

Chutes Boyoma en République démocratique du Congo.

Chutes Niagara à la frontière entre les États-Unis et le Canada

Chutes de la Lofoï en République démocratique du Congo

Cascades de Krimml en Autriche, les plus hautes d'Europe

Cascade du Cirque de Gavarnie en France

Cascade de Coo en Belgique

Hopetoun Falls en Australie

Chutes d'Iguaçu à la frontière entre le Brésil et l'Argentine

Chutes Livingstone en République démocratique du Congo

Chutes Victoria en Zambie

 

Les chutes Boyoma, anciennement connues sous le nom de Stanley Falls ou chutes Stanley, consistent en une suite de sept cataractes se succédant sur plus de 100 km sur la Lualaba depuis Ubundu jusque Kisangani (anciennement Stanley ville) en province Orientale de la République démocratique du Congo. C'est à la fin de ces chutes que la Lualaba prend le nom de Congo.

Ces chutes ont l'un des débits les plus importants au monde, avec plus de 17 mille mètres-cubes par seconde, avec un dénivelé total de 60 mètres.

 

Les chutes Niagara, communément appelées chutes du Niagara (43° 4’ 54.68’’ N, 79° 4’ 19.5’’ W) sont un ensemble de chutes d’eau situées sur la rivière Niagara dans l’est de l’Amérique du Nord, à la frontière entre les États-Unis et le Canada.

Les chutes du Niagara (Niagara Falls en anglais) sont en fait triples :

Le « fer à cheval » (Horseshoe Falls) ou chutes canadiennes ;

Les « chutes américaines » (American Falls) ;

Le « voile de la mariée » (Bridal Veil Falls), d’une taille moindre.

Bien qu’elles ne soient pas particulièrement hautes, les chutes du Niagara sont très larges. Avec un débit de plus de 168 000 m3.min−1, elles sont les chutes les plus puissantes d’Amérique du Nord et certainement les plus connues à travers le monde.

Les chutes du Niagara sont renommées pour leur beauté. Elles sont aussi une source immense d’énergie hydroélectrique et leur préservation est un défi écologique. Cette merveille naturelle, haut lieu du tourisme depuis plus d’un siècle, est partagée par les villes jumelles de Niagara Falls dans l’État de New York aux États-Unis et Niagara Falls dans la province canadienne de l’Ontario.

 

Les chutes de la Lofoï sont une chute d'eau située dans le parc national de Kundelungu au Katanga, en République démocratique du Congo.

Ces chutes sont des plus hautes d'Afrique avec 384 m de hauteur et un jet continu d’eau de 347 m.

La rivière Lofoï, est un des affluents de la Lufira, affluent du fleuve Congo / Lualaba.

 

Les cascades de Krimml (Krimmler Wasserfälle) sont situées en Autriche dans le Land de Salzbourg, près du village de Krimml.

Le torrent, après avoir parcouru un vallon suspendu à 1 470 m d'altitude, se précipite en trois cascades de 140, 100 et 140 m.

Le débit en juin et juillet est de l'ordre de 6 m³/sec, il descend à moins de 200l/sec au moment des fortes gelées. Le record mesuré le 25 août 1987 était de plus de 800 m³/sec.

Considérées comme les plus hautes d'Europe (en tout cas par leur débit), c'est un site très touristique et très bien aménagé : un chemin permet d'approcher les 3 chutes avec des belvédères rapprochés en un peu plus d'une heure aller.

 

Le cirque de Gavarnie (en occitan gascon area de Gavarnia) a été classé en 1997 au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco (dans l'ensemble Mont-Perdu).

D'un diamètre de six kilomètres, ce cirque d'origine glaciaire, merveille naturelle, est l'un des sites les plus visités des Pyrénées. Les terrains calcaires gris, ocres ou rosés, y ont été retournés et soulevés jusqu'à 3 000 mètres d'altitude.

La hauteur des parois du cirque de Gavarnie atteint près de 1 500 mètres, en trois étages successifs séparés par des banquettes moins inclinées. De nombreux sommets entourent le cirque : le grand pic d' Astazou, le Pic du Marboré, les pic de la cascade orientale, la Tour de Gavarnie, le Casque de Gavarnie et le Pic du Taillon. La brèche de Roland est une curiosité géologique, une entaille glaciaire, accessible en randonnée à partir du col de Boucharo, après la station de ski de Gavarnie-Espécières.

 

La Cascade de Coo, sur la rivière Amblève, avec ses 15 mètres de dénivelé, est la plus importante chute d'eau de Belgique.

La petite chute d'eau est apparue au XVe siècle. Au XVIIIe siècle, les moines de l'Abbaye de Stavelot creusèrent la grande chute, en recoupant un méandre de la rivière, pour protéger le village de Petit-Coo.

Le lieu, accueillant un parc de loisirs, est une attraction touristique réputée. Un télésiège permet d'accéder à un belvédère qui offre une vue panoramique sur tout le site et les environs.

Le méandre recoupé accueille le bassin inférieur de la centrale hydroélectrique de pompage de Coo-Trois-Ponts. Les deux bassins supérieurs sont situés 270 mètres plus haut, sur la colline de Brume, au lieu-dit Mont de Brume, commune de Trois-Ponts.

 

Hopetoun Falls est une chute d'eau située dans les forêts du Parc national des Otways (The Otways National Park) , dans l'État du Victoria, en Australie.

Les Otways se trouvent juste au nord de Cape Otway, près de la ville d' Apollo Bay, sur la Great ocean road.

 

Situées au beau milieu de la forêt tropicale, à la frontière entre le Brésil et l'Argentine, les chutes d'Iguaçu (orthographe brésilienne ; les Argentins l'écrivent Iguazú) sont une merveille naturelle inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1986. Elles furent découvertes au XVIe siècle par Álvar Núñez Cabeza de Vaca.

Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,5 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 72 m de hauteur.

Ces chutes interrompent le cours de la rivière Iguaçu, affluent du Paraná, entre l'État brésilien du Paraná et la province argentine des Misiones.

 

Les chutes Livingstone, nommées d'après l'explorateur David Livingstone, sont une suite de rapides sur le cours inférieur du fleuve Congo en aval du Pool Malebo en République démocratique du Congo. Les chutes assurent une différence de dénivelé de 270 mètres sur une distance de 350 kilomètres. Elle prennent fin aux environs de Matadi dans le Bas-Congo.

Il est à noter que Livingstone ne parcourut jamais cette partie de l'Afrique occidentale.

La présence de ces chutes sur le fleuve a justifié à la fin du XIXe siècle la construction du chemin de fer Matadi-Léopoldville.

C'est au cours de la descente Africa-Raft de ces rapides que Philippe de Dieuleveult et 6 de ses coéquipiers disparurent le 6 août 1985 aux environs d'Inga.

 

Les chutes Victoria sont l'une des plus spectaculaires chutes d'eau. Elles sont situées sur le fleuve Zambèze , qui constitue à cet endroit la frontière entre la Zambie, à proximité de la ville de Livingstone, et le Zimbabwe. Le fleuve se jette dans la cataracte sur environ 1 700 mètres de largeur, et une hauteur de 128 mètres. Elles donnent un spectacle particulièrement remarquable, de par leur disposition particulière - elles se jettent dans une longue faille du plateau, pour s'échapper par un étroit canyon. Elles peuvent ainsi être vues de face à quelques mètres (la situation peut être appréciée sur cette photo).

David Livingstone, l'explorateur écossais, fut le premier européen à observer les chutes en 1855, et les nomma en l'honneur de la Reine Victoria, bien qu'elles étaient connues des populations locales sous le nom de Mosi-oa-Tunya, la « fumée qui gronde ». La ville zambienne voisine est du nom de l'explorateur. Les chutes sont le lieu de deux parcs nationaux, le Mosi-oa-Tunya National Park en Zambie et le Victoria Falls National Park au Zimbabwe, et aujourd'hui l'une des principales destinations touristiques en Afrique australe.

De nombreux îlots au sommet des chutes divisent le flot en une série de chutes distinctes. La brume et le sourd grondement produits sont perceptibles jusqu'à une distance d'environ 40 kilomètres. À travers les siècle, les chutes ont remonté l'aval du fleuve, s'écoulant en différents endroits des gorges, formant de nos jours le canyon escarpé et en zigzag en aval des chutes.

La marmite, qui est le début d'une impressionnante série de gorges (80 kilomètres de long) à travers lesquelles la rivière s'écoule après les chutes, est barrée par un pont long de 198 mètres et s'élevant à 94 mètres au dessus des eaux. Il est l'un des seuls quatre ponts franchissant le fleuve. Il est un lieu connu de pratique de benji. Le rafting est pratiqué dans les gorges en contrebas.

Pendant la saison des pluies, le fleuve charrie quelques 9 100 m³ d'eau par seconde. Pendant la saison sèche, les chutes peuvent occasionnellement être réduites à quelques cascades, et le grondement et le brouillard disparaître.

Les chutes Victoria font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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