| samedi 24 février 2007, a 08:48 |
| La Loire (fleuve) |
Loire (fleuve)
La Loire (en occitan Léger / Leir, en franco-provençal Lêre, en breton Liger) est un fleuve long de 1 020 kilomètres, ce qui en fait le plus long de France. Il prend sa source en Ardèche. Son embouchure se trouve en Bretagne historique (la partie de son cours entre Ingrandes et Nantes s'appelle le Val de Bretagne) dans les Pays de la Loire. Son bassin de 117 000 km² occupe plus d’un cinquième du territoire français. Elle se jette dans l’océan Atlantique en Loire-Atlantique à travers un estuaire.
L’adjectif signifiant « relatif à la Loire » est ligérien, d’après le nom du fleuve en latin : Liger.
Histoire Des scientifiques émettent l'hypothèse que, dans un passé éloigné, la Loire continuait vers le Nord et finissait par rencontrer le cours de la Seine. Un incident géologique aurait détourné le fleuve vers l'ouest.
La navigation
Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ.
Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mât (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau...
Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le hâlage des navires.
Jusqu’en 1991, des pétroliers remontaient encore de Nantes à Bouchemaine, à l’embouchure de la Maine près d’Angers. Aujourd’hui ce trafic commercial a totalement cessé.
Le Fleuve royal
La vallée de la Loire située entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire a été classée en 2000 par l’UNESCO Patrimoine Mondial de l’humanité. La Loire est parfois surnommée Fleuve royal du fait de la présence de nombreux châteaux dans cette portion.
Malgré quelques barrages et certaines protections latérales contre les crues (des turcies ou levée), la Loire est le seul "grand fleuve sauvage" survivant en France : elle est aussi un "royaume" de paysages somptueux et de milieux naturels très riches. L'intégralité du fleuve a été inscrit comme Site d'Importance Communautaire du "Réseau Natura 2000" au titre des deux directives "Oiseaux" et "Habitat", en vue de la protection de sa faune et de sa flore sauvage, de sa biodiversité, de ses écosystèmes ainsi que des lieux de passage des espèces migratoires.
La Loire navigable (VNF) va de Nantes à la confluence de la Maine (située à Bouchemaine, près d'Angers.
Hydrographie
Entre source et Orléans
La Loire prend sa source dans l’est du Massif central, au pied sud du mont Gerbier de Jonc, dans la commune ardèchoise de Sainte-Eulalie, à 1 408 m d’altitude. Elle n’est à l’origine qu’un simple filet d’eau, et il serait plus juste de parler des sources de la Loire car le fleuve n'est au départ qu'une multitude de petits ruisseaux qui se rejoignent progressivement.
Très rapidement, elle rencontre son premier affluent, l'Aigue Nègre. Le fleuve coule ensuite vers l’Ouest, puis rapidement vers le nord en traversant le Massif central à travers plusieurs gorges. Son confluent avec l’Allier à Nevers gonfle sa taille. Elle s’oriente ensuite vers le nord-ouest pour bifurquer finalement vers le sud-ouest après Orléans. À Pouilly-sur-Loire, le pont qui permet de relier Pouilly au département du Cher se situe à mi-distance entre la source et l'embouchure.
Vers Orléans
Dans cette zone, le débit d'étiage est essentiellement souterrain (le Loiret n'étant en fait qu'une résurgence du fleuve). Cette configuration est responsable de certains effondrements dans le lit lui même ("sables mouvants" responsables de beaucoup de noyades) ou au niveau de ses berges (bîmes). Le cours est divisé à certains niveaux en lit majeur ou grande Loire (côté nord) et lit mineur ou petite Loire (côté sud). Cette division est maintenue artificiellement par des digues submersibles parallèles à l'écoulement : les duits (ou les dhuis).
L'embouchure
La Loire se jette dans l’Océan Atlantique par un estuaire situé au niveau de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Dans cet estuaire, la présence d'un îlot émergé, "le Banc du Billot" situé en face du port de Montoir-de-Bretagne rend la remontée des navires en Loire maritime (section St Nazaire-Nantes) très délicate. Un chenal, d'une profondeur de 13 m, est entretenu en permanence. L'estuaire abrite les chantiers de l'Atlantique (Groupe Alstom) réputés pour la fabrication de paquebots de croisière (Sovereign of the Sea - Queen Mary II, etc.). Un pont majestueux permet de franchir l'estuaire et ainsi de relier le Nord et le Sud de la Loire.
Principaux affluents
Les principaux affluents de la Loire sont, à partir de sa source :
La Borne (G)
Le Lignon du Velay (D) - 82 km
L'Ance (G)
La Semène (D)
L'Ondaine (D)
Le Furan (D) - 36 km
Le Vizezy (G)
Le Gand (G)
Le Lignon du Forez (G)
Le Renaison (G)
Le Rhins (D) - ? km
L'Arconce (D)
L’Arroux (D) - 120 km
La Besbre (G) - 97 km
L’Aron (D) - 70 km
L'Abron et l'Acolin (G)
La Nièvre (D) - 53 km
L’Allier (G) - 410 km
L'Aubois (G)
Le Nohain (D)
Le Trézée (D)
Le Loiret (G) - 12 km
Le Beuvron (G) - 115 km
Le Cosson (G)
La Cisse (D) - 81 km
Le Cher (G) - 365 km
L’Indre (G) - 276 km
La Vienne (G) - 359 km
Le Thouet (G) - 140 km
L’Authion (D) - 85 km
La Maine (D) - 12 km
Le Layon (G) - 90 km
L’Èvre (G) - 89 km
L’Erdre (D) - 92 km
La Sèvre nantaise (G) - 125 km
La Chézine (D) - 21 km
L’Acheneau (G) - 25 km
Le Brivet (D) - ? km
NB : D=Droite G=Gauche
Hydrologie
Le débit moyen de la Loire est très irrégulier. Il est, sur une année, de 350 m³/s à Orléans et de 900 m³/s à l’embouchure. Cependant, il peut parfois brutalement dépasser les 2 000 m³/s pour la haute Loire et 7 000 m³/s en basse Loire en période de crue. En été, un débit moyen de 10 m³/s à Orléans n’est pas rare. Cette irrégularité du débit fait que la majeure partie du fleuve n'est pas navigable.
Le débit est partiellement régulé par deux barrages :
Celui de Villerest sur la Loire ;
Celui de Naussac sur l'Allier.
Ils permettent la retenue des eaux pour écrêter les crues et le relargage pour maintenir un débit suffisant, en particulier afin de permettre le refroidissement des quatre centrales nucléaires situées sur le fleuve (Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-Nouan et Chinon).
Les crues de Loire
Elles peuvent être de type cévenole par averses brutales en amont ou de type océanique.
Elles sont connues de longue date, motivant la construction de digues dès le XIIe siècle, étendues par Louis XI à l'Orléanais et la Touraine.
Les plus grandes crues, dans la région d'Orléans, ont eu lieu en juin 1856 (niveau maximal à Orléans à 7,1 m avec débit à 6 000 m3 au bec d'Allier), en 1866 (niveau 6,92 m), en 1846 (niveau 6,78 m). La crue la plus importante au XXe siècle est celle de 1907 (niveau 5,25 m).
La crue de 1856 a recouvert près de 100 000 hectares et détruit près de 23 km de digues.
De nombreuses maisons anciennes comportent des marques de crue sur leur mur.
Le 4 janvier 1994, Michel Barnier, Ministre de l'Environnement du gouvernement Balladur, annonce le Plan Loire Grandeur Nature, un plan global d'aménagement de la Loire visant à concilier la sécurité des personnes, la protection de l'environnement et le développement économique.
Principales villes traversées
Brives-Charensac
Le Puy-en-Velay
Monistrol-sur-Loire
près de Saint-Etienne
Saint-Just-Saint-Rambert
Roanne
Digoin
Decize
Nevers
La Charité-sur-Loire
Cosne-Cours-sur-Loire
Briare
Gien
Orléans
Blois
Tours
Saumur
Bouchemaine, près d'Angers
Nantes
Saint-Nazaire
La Loire a donné son nom :Aux départements suivants :
Indre-et-Loire (37)
Loire (42)
Haute-Loire (43)
Loire-Atlantique (44)
Maine-et-Loire (49)
Saône-et-Loire (71)
à la région française des Pays de la Loire
Au Val de Loire, partie de la vallée de la Loire classée en 2000 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Liens externes
Site sur la Loire : http://www.rivernet.org/loire/loire_f.htm
La Loire sur France Balade : http://www.francebalade.com/loire/index.html
Site personnel bien documenté : http://perso.orange.fr/ligerien.christian/index.html
Le Plan Loire Grandeur Nature : http://www.rivernet.org/loire/plgn_f.htm
Site de Loire Nature : http://www.loirenature.org/article.php3?
http://cahiersnaturalistes.free.fr/cpnrc/index.htmid_article=9
Conservatoire du patrimoine naturel de la région Centre : http://cahiersnaturalistes.free.fr/cpnrc/index.htmid_article=9
Loire en kayak + Topo : http://www.eclecticspace.net/index2.php?rub=kayak
Autre récit Loire en kayak + topo en filigrane : http://www.expemag.com/voyage/viewtopic.php?pid=1914#p1914
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loire_%28fleuve%29
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| mercredi 21 février 2007, a 05:52 |
| L'Auvergne |
Auvergne
La région d'Auvergne est d'une part une province historique et d'autre part une région administrative du centre sud de la France dans le Massif central. Ses habitants sont les Auvergnats. Le chef-lieu de la région administrative d'Auvergne est Clermont-Ferrand, également capitale historique des provinces d'Auvergne.
L’histoire de l’Auvergne est mêlée à l’histoire de France, mais elle ne s’y identifie pas complètement. Nombreux furent les apports mutuels, mais également non exclusifs, comme en témoigne l’appartenance momentanée de l’Auvergne au royaume d’Angleterre et à son roi Richard Ier, dit Cœur de Lion.
Histoire
L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes dont Vercingétorix était le roi au moment de l'invasion romaine. Un des hauts lieux historiques d'Auvergne est celui de la bataille de Gergovie où Vercingétorix battit Jules César en 52 av. J.-C. Au Ve siècle, Sidoine Apollinaire, noble arverne, fournit un témoignage sur l'Auvergne de la fin de l'Antiquité.
Au VIIe siècle, l'Auvergne est disputée entre Francs et Aquitains. Conquise par les Carolingiens, elle est intégrée un temps au royaume d'Aquitaine. Les comtes d'Auvergne, les Guilhemides vont lentement acquérir leur autonomie.
Au Xe siècle, l'Auvergne fait l'objet de la rivalité entre les comtes de Poitiers et de Toulouse.
Au Moyen Âge, l'Auvergne était morcelée en quatre domaines féodaux :
le comté d'Auvergne (titre créé vers 980) ;
le comté épiscopal de Clermont (apparu parallèlement, en une sorte de contre-pouvoir) ;
le comté de Clermont-Ferrand, issu vers 1155 d'une scission intervenue à la suite de l'usurpation des droits du jeune comte légitime. Ce comté deviendra formellement, en 1302, le Dauphiné d'Auvergne ;
la Terre royale d'Auvergne érigée en 1360 en duché d’Auvergne.
L'Auvergne fut intégrée tour à tour aux apanages d'Alphonse de Poitiers (1241-1271) et de Jean de Berry (1360-1416).
Pendant la guerre de Cent Ans, l'Auvergne subit de nombreux raids et ravages, dont la révolte des Tuchins.
En 1424, l'Auvergne passe à la branche de Bourbon de la maison de France. En 1531, avec la trahison du connétable Charles III de Bourbon, l'Auvergne passe par héritage à Catherine de Médicis avant d'entrer dans le domaine royal.
En 1790, la province historique disparaît comme entité administrative.
Plus tard, à partir de la Quatrième République, la France se dote de nouvelles structures intermédiaires entre l'échelon départemental et l'échelon national, ces entités deviennent officiellement à partir de 1972 des régions.
La région administrative Auvergne, très différente de l'ancienne province, est alors constituée de quatre départements :
l'Allier ;
le Cantal ;
la Haute-Loire ;
le Puy-de-Dôme.
L'Allier correspond grosso modo à la province historique du Bourbonnais, La Haute-Loire inclut le Velay de l'ancienne province du Languedoc. La région recouvre également une partie des terres du Lyonnais.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichy fut le siège du gouvernement de l'État français.
Géographie
La région administrative Auvergne couvre quatre départements, tandis que l'Auvergne historique correspond à peu près à une zone couvrant les départements du Cantal, du Puy-de-Dôme, une petite partie du département de Haute-Loire ainsi que le sud de l'Allier.
La ville principale d'Auvergne est Clermont-Ferrand, dont l'aire urbaine, avec plus de 400 000 habitants, rassemble presque un tiers de la population régionale. Clermont Ferrand se voudrait désormais comme la capitale de l'ensemble du Massif central. L'idée d'une fusion des régions Auvergne et Limousin a d'ailleurs été émise par Valéry Giscard d'Estaing avant les élections régionales de 2004 (idée qui est considérée comme étant saugrenue par les habitants du Limousin).
Cependant, l'influence de Clermont-Ferrand est peu perceptible en Haute-Loire où l'économie est orientée vers Saint-Etienne et la région Rhône-Alpes; tandis que le sud du Massif-Central regarde vers d'autres métropoles.
Une grande partie de la région d'Auvergne est couverte par le Massif central, massif hercynien datant de la fin de l'ère primaire qui s'étire sur presque un sixième de la surface totale de la France. C'est un plateau élevé (pénéplaine) entrecoupé de profondes vallées. Un épisode volcanique est intervenu au tertiaire et au quaternaire. Les volcans les plus récents ont moins de 8000 ans et forment un ensemble appelé Chaîne des Puys. Le nord de la région (Allier) est un pays de collines. Le point culminant de l'Auvergne, 1886 m, se situe au Puy de Sancy dans le massif des Monts Dore.
Région essentiellement montagneuse, l'Auvergne est de ce fait à l'écart des axes de communication historiques de la France, tels que le couloir rhodanien ou le littoral Atlantique. Cet enclavement persiste aujourd'hui, malgré la volonté affichée par les institutions de promouvoir la réalisation d'infrastructures de communication traversant et desservant la région. Une telle situation n'a pas été favorable au développement économique et urbain et l'enclavement est l'un des facteurs qui ont contribué à la stagnation, voire la régression démographique de la région. C'est pourquoi elle est identifiée dès l'après-guerre comme étant la partie centrale de ce qui est nommé « la diagonale du vide ».
Tourisme
L'Auvergne bénéficie de sources abondantes et riches en sels minéraux, dont plusieurs sont commercialisées. La plus connue d'entre elles est à Volvic, dont la marque éponyme appuie notamment sa stratégie publicitaire sur le patrimoine géologique de la région.
La station thermale de La Bourboule dans le Puy-de-Dôme, créée en 1875 suite à la découverte des eaux thermales, fut un centre touristique d'importance, notamment autour de 1900, lorsque 10 000 curistes y venaient chaque année. La fréquentation est aujourd'hui bien plus faible. Vichy s'est également développée autour d'une source thermale.
Le tourisme vert se développe dans la région et notamment au sein du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne.
« Vulcania », parc de loisirs centré sur le volcanisme, est une nouvelle attraction touristique ouverte en février 2002.
Enfin, la région compte plusieurs stations de ski alpins, dont les principales sont Super-Besse et Le Mont-Dore dans le massif du Sancy, et Le Lioran sur le massif cantalien. Mais l'Auvergne dispose également de plusieurs domaines dédiés au ski de fond.
Au total, la région dénombre plus de 170 000 lits touristiques marchands, principalement en campings, hôtels et meublés de tourisme, et 410 000 lits en résidences secondaires.
Chaque année, la région enregistre environ 10 à 11 millions de nuitées dans les hébergements marchands, 5 à 6 millions de nuitées en résidences secondaires, et 10 à 12 millions de nuitées réalisées chez des parents ou amis.
Cette clientèle touristique en séjour laisse annuellement entre 1,2 et 1,3 millions d'euros dans l'économie régionale. La consommation touristique totale se situe entre 2,5 et 2,8 millions d'euros, représentant plus de 7% du Produit Intérieur Brut régionale.
L'Auvergne représente globalement entre 2.5 et 3% de part de marchés dans l'activité touristique nationale et totalise entre 12 000 et 25 000 emplois salariés liés au tourisme selon les mois, en raison de la forte saisonnalité.
Industrie
L'Auvergne est une région relativement industrielle, puisque la part de l'industrie dans la population active y représente 20% (110 000 emplois) contre 18% pour la moyenne nationale.
La principale industrie auvergnate est le secteur des pneumatiques, représenté par Michelin, leader mondial du secteur, dont le siège social et historique est situé à Clermont-Ferrand, et par Dunlop, implanté à Montluçon.
Un tissu diversifié de petites industries existe dans la région, notamment dans la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme (on peut citer la coutellerie à Thiers, la métallurgie à Issoire), sauf dans le Cantal. L'agro-alimentaire compte 12 000 salariés.
Culture
L'Auvergne administrative regroupe des territoires hétérogènes sur le plan culturel. Elle est principalement en zone occitane, et cela pour un peu plus de trois départements et demi sur quatre.
La région administrative "Auvergne" se compose de trois régions historiques et culturelles:
L'Auvergne proprement dite. Les départements du Cantal et du Puy-de-Dôme, ainsi que Brioude et le Brivadois en Haute-Loire représentent aujourd’hui le mieux la culture auvergnate, et où les composantes importantes que sont la langue, la tradition culinaire et la musique sont vivantes.
Le Velay, qui occupe le gros du département de la Haute-Loire (sauf Brioude et le Brivadois), a une histoire distincte et une personnalité affirmée. Il n'est pas de tradition auvergnate, même s'il appartient au même ensemble culturel occitan que l'Auvergne historique.
Le Bourbonnais, qui coïncide avec le département de l'Allier, est partagé entre l'occitan au Sud (Vichy, Montluçon) et le français (langue d'oïl) au Nord (Moulins).
Langues
Il y a deux langues autochtones dans la région Auvergne:
L'occitan ou langue d'oc se parle dans presque toute la région, en général sous la forme de l'auvergnat (ou encore sous la forme du vivaro-alpin vers Yssingeaux et du languedocien vers Aurillac).
Le français ou langue d'oïl, sous une forme dialectale, se parle dans la moitié nord du Bourbonnais (département de l'Allier), vers Moulins.
Si la moitié nord du Bourbonnais (Allier) est de langue d'oïl, il faut préciser que la moitié sud du Bourbonnais, vers Montluçon et Vichy, est de langue occitane (il s'agit des parlers du Croissant, occupant le sud du Bourbonnais et l'extrême Nord du Limousin: ils connaissent des traits de transition vers le français mais leur caractère occitan reste dominant). Le terme de bourbonnais est ambigu: il peut désigner aussi bien les parlers occitans que les parlers français du Bourbonnais.
D'après un sondage de 2006, la dénomination la plus répondue pour l'une ou l'autre des deux langues est le terme patois (78% de la population) au côté de termes plus régionalisés (auvergnat, bourbonnais, vellave). Néanmoins, une certaine conscience des identités culturelles émerge au travers de dénominations telles que bourbonnais (5%) et langue d’oc ou occitan (12%).
La langue régionale, qu’elle soit d'oïl ou occitane, représente une forte réalité de la région :
61% déclarent comprendre plus ou moins bien leur langue régionale dont 22% facilement ou parfaitement ;
42% déclarent savoir la parler plus ou moins bien dont 12% facilement ;
29% déclarent la lire plus ou moins bien dont 10% assez facilement ;
17% déclarent l’écrire plus ou moins bien dont 4% facilement.
La transmission de la langue se fait pour l'essentiel dans le cadre familial (grands-parents à 61%, ou encore l’entourage à 50%) avec une part très faible par le réseau institutionnalisé qu'est l'école (10%). Ici se pose le problème du rôle de l'État dans celle-ci puisque 40% des gens qui n’ont pas appris la langue à leurs enfants regrettent maintenant de ne l'avoir pas fait. Ce regret est encore plus fort chez les générations montantes (58% chez les moins de 35 ans). De plus le souhait d'apprendre est très présent. Il est le plus fort chez les moins de 35 ans (23%). Le désir de voir la langue être proposée à l'école est le plus fort dans les départements suivants: Haute-Loire (53%), Puy-de-Dôme (51%) et Cantal (74%). Le souhait que ses propres enfants apprennent la langue est très fort (41%) et se renforce chez les jeunes générations (58% chez les moins de 35 ans). 71% des habitants de la région se déclarent favorables au maintien et au développement de la langue et de la culture régionales, encore davantage chez les moins de 35 ans (76%). Pour ce faire, ils souhaitent voir différentes institutions jouer leur rôle :
France 3 Auvergne devrait proposer des émissions en langue régionale à 54% ;
la région (54%), l'Éducation nationale (43%), le ministère de la culture (42%) et les communes sont vus par les habitants de l'Auvergne comme étant les acteurs légitimement en devoir de transmettre et de développer leur langue et leur culture.
Musique auvergnate L'Auvergne est connue pour sa culture musicale, notamment au niveau de la musique à danser. Remise au goût du jour dans les années 1970, lors de la vague folk, la musique de tradition orale a été collectée et mise sur bande audio.
Les instruments de prédilection d'Auvergne sont la cabrette, le violon (joué par les violoneux), la vielle à roue, l'accordéon diatonique.
Parmi les danses traditionnelles, qui sont actuellement pratiquées dans toute la France, on peut noter entre autres la bourrée auvergnate, qui — bien qu'ayant une image très péjorative — est une danse complexe qui se pratique le plus souvent à quatre danseurs. Elle se pratique surtout dans le sud de l'Auvergne. Elle se différencie de la bourrée droite (bourrée dite à deux temps) par son rythme à trois temps.
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| samedi 17 février 2007, a 09:55 |
| Chute d'eau |
Chute d'eau
On parle de chute d'eau pour une interruption du flot d'un cours d'eau qui se traduit par un dénivelé important et une chute verticale du flot.
Dans les cas les plus importants, il peut s'agir d'un spectacle tout à fait impressionnant où un flux important se précipite dans le vide avec un bruit considérable et des projections d'eau ou d'embruns à des dizaines ou des centaines de mètres.
Les chutes les plus impressionnantes proviennent souvent d'une géologie qui a apporté des dénivelés très marqués et qui croisent le flot d'une rivière ou d'un torrent. Par exemple, dans le parc national de Yosemite, les glaciations ont creusé deux vallées profondes et aux flancs pratiquement verticaux. Le moindre ruisseau est alors précipité verticalement sur plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de mètres de haut.
Les chutes sont généralement plus impressionnantes au printemps (quand les rivières sont alimentées par la fonte des neiges).
Les plus hautes chutes du monde sont celles de Salto Angel avec 979 mètres.
Liste des chutes d'eau notoires
Chutes Boyoma en République démocratique du Congo.
Chutes Niagara à la frontière entre les États-Unis et le Canada
Chutes de la Lofoï en République démocratique du Congo
Cascades de Krimml en Autriche, les plus hautes d'Europe
Cascade du Cirque de Gavarnie en France
Cascade de Coo en Belgique
Hopetoun Falls en Australie
Chutes d'Iguaçu à la frontière entre le Brésil et l'Argentine
Chutes Livingstone en République démocratique du Congo
Chutes Victoria en Zambie
Les chutes Boyoma, anciennement connues sous le nom de Stanley Falls ou chutes Stanley, consistent en une suite de sept cataractes se succédant sur plus de 100 km sur la Lualaba depuis Ubundu jusque Kisangani (anciennement Stanley ville) en province Orientale de la République démocratique du Congo. C'est à la fin de ces chutes que la Lualaba prend le nom de Congo.
Ces chutes ont l'un des débits les plus importants au monde, avec plus de 17 mille mètres-cubes par seconde, avec un dénivelé total de 60 mètres.
Les chutes Niagara, communément appelées chutes du Niagara (43° 4’ 54.68’’ N, 79° 4’ 19.5’’ W) sont un ensemble de chutes d’eau situées sur la rivière Niagara dans l’est de l’Amérique du Nord, à la frontière entre les États-Unis et le Canada.
Les chutes du Niagara (Niagara Falls en anglais) sont en fait triples :
Le « fer à cheval » (Horseshoe Falls) ou chutes canadiennes ;
Les « chutes américaines » (American Falls) ;
Le « voile de la mariée » (Bridal Veil Falls), d’une taille moindre.
Bien qu’elles ne soient pas particulièrement hautes, les chutes du Niagara sont très larges. Avec un débit de plus de 168 000 m3.min−1, elles sont les chutes les plus puissantes d’Amérique du Nord et certainement les plus connues à travers le monde.
Les chutes du Niagara sont renommées pour leur beauté. Elles sont aussi une source immense d’énergie hydroélectrique et leur préservation est un défi écologique. Cette merveille naturelle, haut lieu du tourisme depuis plus d’un siècle, est partagée par les villes jumelles de Niagara Falls dans l’État de New York aux États-Unis et Niagara Falls dans la province canadienne de l’Ontario.
Les chutes de la Lofoï sont une chute d'eau située dans le parc national de Kundelungu au Katanga, en République démocratique du Congo.
Ces chutes sont des plus hautes d'Afrique avec 384 m de hauteur et un jet continu d’eau de 347 m.
La rivière Lofoï, est un des affluents de la Lufira, affluent du fleuve Congo / Lualaba.
Les cascades de Krimml (Krimmler Wasserfälle) sont situées en Autriche dans le Land de Salzbourg, près du village de Krimml.
Le torrent, après avoir parcouru un vallon suspendu à 1 470 m d'altitude, se précipite en trois cascades de 140, 100 et 140 m.
Le débit en juin et juillet est de l'ordre de 6 m³/sec, il descend à moins de 200l/sec au moment des fortes gelées. Le record mesuré le 25 août 1987 était de plus de 800 m³/sec.
Considérées comme les plus hautes d'Europe (en tout cas par leur débit), c'est un site très touristique et très bien aménagé : un chemin permet d'approcher les 3 chutes avec des belvédères rapprochés en un peu plus d'une heure aller.
Le cirque de Gavarnie (en occitan gascon area de Gavarnia) a été classé en 1997 au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco (dans l'ensemble Mont-Perdu).
D'un diamètre de six kilomètres, ce cirque d'origine glaciaire, merveille naturelle, est l'un des sites les plus visités des Pyrénées. Les terrains calcaires gris, ocres ou rosés, y ont été retournés et soulevés jusqu'à 3 000 mètres d'altitude.
La hauteur des parois du cirque de Gavarnie atteint près de 1 500 mètres, en trois étages successifs séparés par des banquettes moins inclinées. De nombreux sommets entourent le cirque : le grand pic d' Astazou, le Pic du Marboré, les pic de la cascade orientale, la Tour de Gavarnie, le Casque de Gavarnie et le Pic du Taillon. La brèche de Roland est une curiosité géologique, une entaille glaciaire, accessible en randonnée à partir du col de Boucharo, après la station de ski de Gavarnie-Espécières.
La Cascade de Coo, sur la rivière Amblève, avec ses 15 mètres de dénivelé, est la plus importante chute d'eau de Belgique.
La petite chute d'eau est apparue au XVe siècle. Au XVIIIe siècle, les moines de l'Abbaye de Stavelot creusèrent la grande chute, en recoupant un méandre de la rivière, pour protéger le village de Petit-Coo.
Le lieu, accueillant un parc de loisirs, est une attraction touristique réputée. Un télésiège permet d'accéder à un belvédère qui offre une vue panoramique sur tout le site et les environs.
Le méandre recoupé accueille le bassin inférieur de la centrale hydroélectrique de pompage de Coo-Trois-Ponts. Les deux bassins supérieurs sont situés 270 mètres plus haut, sur la colline de Brume, au lieu-dit Mont de Brume, commune de Trois-Ponts.
Hopetoun Falls est une chute d'eau située dans les forêts du Parc national des Otways (The Otways National Park) , dans l'État du Victoria, en Australie.
Les Otways se trouvent juste au nord de Cape Otway, près de la ville d' Apollo Bay, sur la Great ocean road.
Situées au beau milieu de la forêt tropicale, à la frontière entre le Brésil et l'Argentine, les chutes d'Iguaçu (orthographe brésilienne ; les Argentins l'écrivent Iguazú) sont une merveille naturelle inscrite au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1986. Elles furent découvertes au XVIe siècle par Álvar Núñez Cabeza de Vaca.
Il ne s'agit pas à proprement parler d'une chute, mais d'un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,5 kilomètres environ. La plus haute d'entre elles atteint les 72 m de hauteur.
Ces chutes interrompent le cours de la rivière Iguaçu, affluent du Paraná, entre l'État brésilien du Paraná et la province argentine des Misiones.
Les chutes Livingstone, nommées d'après l'explorateur David Livingstone, sont une suite de rapides sur le cours inférieur du fleuve Congo en aval du Pool Malebo en République démocratique du Congo. Les chutes assurent une différence de dénivelé de 270 mètres sur une distance de 350 kilomètres. Elle prennent fin aux environs de Matadi dans le Bas-Congo.
Il est à noter que Livingstone ne parcourut jamais cette partie de l'Afrique occidentale.
La présence de ces chutes sur le fleuve a justifié à la fin du XIXe siècle la construction du chemin de fer Matadi-Léopoldville.
C'est au cours de la descente Africa-Raft de ces rapides que Philippe de Dieuleveult et 6 de ses coéquipiers disparurent le 6 août 1985 aux environs d'Inga.
Les chutes Victoria sont l'une des plus spectaculaires chutes d'eau. Elles sont situées sur le fleuve Zambèze , qui constitue à cet endroit la frontière entre la Zambie, à proximité de la ville de Livingstone, et le Zimbabwe. Le fleuve se jette dans la cataracte sur environ 1 700 mètres de largeur, et une hauteur de 128 mètres. Elles donnent un spectacle particulièrement remarquable, de par leur disposition particulière - elles se jettent dans une longue faille du plateau, pour s'échapper par un étroit canyon. Elles peuvent ainsi être vues de face à quelques mètres (la situation peut être appréciée sur cette photo).
David Livingstone, l'explorateur écossais, fut le premier européen à observer les chutes en 1855, et les nomma en l'honneur de la Reine Victoria, bien qu'elles étaient connues des populations locales sous le nom de Mosi-oa-Tunya, la « fumée qui gronde ». La ville zambienne voisine est du nom de l'explorateur. Les chutes sont le lieu de deux parcs nationaux, le Mosi-oa-Tunya National Park en Zambie et le Victoria Falls National Park au Zimbabwe, et aujourd'hui l'une des principales destinations touristiques en Afrique australe.
De nombreux îlots au sommet des chutes divisent le flot en une série de chutes distinctes. La brume et le sourd grondement produits sont perceptibles jusqu'à une distance d'environ 40 kilomètres. À travers les siècle, les chutes ont remonté l'aval du fleuve, s'écoulant en différents endroits des gorges, formant de nos jours le canyon escarpé et en zigzag en aval des chutes.
La marmite, qui est le début d'une impressionnante série de gorges (80 kilomètres de long) à travers lesquelles la rivière s'écoule après les chutes, est barrée par un pont long de 198 mètres et s'élevant à 94 mètres au dessus des eaux. Il est l'un des seuls quatre ponts franchissant le fleuve. Il est un lieu connu de pratique de benji. Le rafting est pratiqué dans les gorges en contrebas.
Pendant la saison des pluies, le fleuve charrie quelques 9 100 m³ d'eau par seconde. Pendant la saison sèche, les chutes peuvent occasionnellement être réduites à quelques cascades, et le grondement et le brouillard disparaître.
Les chutes Victoria font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.
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| commentaire(s) | Vidéos laminedor (06/01/2009 20:54)BONJOUR
Votre blo... Vidéos je viens de découvrir (28/12/2008 14:13)en survol ,mais je l... L'Anarchisme Jacques Cécius (19/09/2008 16:14)Salut et Fraternité ... Réveillons coucou (29/12/2007 16:38)Coucou!
Joli to... |
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